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Camarade,

 

Utilise les tracts et les articles de ce blog, ils ne sont la propriété de personne, ils ne font que refléter  les positions  d'une classe qui vit, qui lutte pour supprimer sa propre condition de salariée. Diffuse ces textes, discute-les, reproduis-les. 

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Ses camarades qui ne sont plus, mais qui par leur travail de militants révolutionnaires sont et seront, enrichissant par-delà de nous la mémoire accumulée de toute leur expérience de lutte, cuirassant le futur afin de nous armer dans nos combats jusqu'au triomphe de la révolution sociale pour qu’enfin se réalise la véritable communauté humaine. Vive la  révolution sociale !

 

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9 décembre 2013 1 09 /12 /décembre /2013 16:45
Nelson Mandela: La légende des Martyrs et des Héros

Le culte des martyrs se développe d'après le modèle du culte de l'héros antique, de ce côté-là rien n'a changé. Avant d'accéder au « pouvoir suprême », les dirigeants africains ont effectué des séjours en prison. Une période délicate qui a contribué à leur prestige.

L'exemple mythique de Nelson Mandela

L'ancien président de l'Afrique du Sud, Nelson Mandela, a débuté son militantisme politique sous l'apartheid comme l'un des six représentants des étudiants de Fort Hare au sein du Congrès national africain (ANC). Renvoyé de l'université pour son activisme, il va travailler dans un cabinet d'avocats grâce à son parrain Walter Sisulu, puis achever ses études par correspondance.
C'est en 1944 qu'il rejoint officiellement les rangs de l'ANC. L'avocat fait d'abord de la résistance pacifique et défend des militants anti-apartheid tout comme son ami Oliver Tambo.

Mais, accusé de trahison, il est arrêté le 5 décembre 1956 avec une cinquantaine d'autres personnes. Le procès qui commence en 1957 se termine en 1961. Mandela est acquitté avec les autres, en raison d'une grande mobilisation internationale et des vices de procédure. La même année, il se convainc de l'inefficacité de la non-violence et fonde la branche armée de l'ANC, Umkhonto we Sizwe, qu'il dirige lui-même. Sa mission : attentats et sabotages.

Sur indication de la Central Intelligence Agency (CIA), Nelson Mandela est à nouveau arrêté le 12 juillet 1963. Avec lui, plusieurs autres personnes dont Walter Sisulu, Govan Mbeki (le père de l'ancien président Thabo Mbeki), Denis Goldberg, Ahmed Kathrada. C'est alors que s'ensuit le fameux procès de Rivonia, en octobre 1963 à Pretoria (capitale de l'Afrique du Sud). Le chef d'accusation concerne 221 actes de sabotages.

Le 12 juin 1964, Nelson Mandela, Walter Sisulu, Govan Mbeki, Elias Motsoaledi, Andrew Mlangeni, Arthur Goldreich et Denis Goldberg sont condamnés à la prison à vie. Ce dernier est transféré à la prison centrale de Pretoria tandis que les autres regagnent l'île bagne de Robben Island. Prisonnier sur cette île pendant 27 ans, Nelson Mandela n'en sort que pour accéder à la magistrature suprême de son pays, avec l'organisation de la présidentielle de 1994 qu'il remporte devenant ainsi le premier président noir de l'histoire de l'Afrique du Sud.

Infos biographique http://www.slateafrique.com


Pendant ses longues années de prison aucun des bourgeois n'ont bougé le petit doigt, aujourd'hui, ils versent des larmes de crocodile, moins sur sa dépouille que sur l'avenir d'une Afrique du Sud lorsque celle-ci s'éveillera face à la supercherie de l'icône. Aujourd'hui, les pleureuses craignent surtout l'instabilité du pays et les risques encourus, après la disparition du père de l'humanité. « On parle déjà d'une possible canonisation du côté du Vatican »

Mandela ne doit son ascension politique qu'à la montée d'une jeunesse assoiffée de justice et de liberté menant des luttes antiracistes et communautaristes indépendamment des notions de classes sociales. Malgré toute son intégrité d'honnête homme, il n'a été que l'instrument et la caution d'un pouvoir d'une classe les plus racistes réactionnaires. Reçu par toutes les pourritures dominantes, passant de Fidel Castro en tête jusqu'à Kadhafi.


Cinq ans de présidence, n'ont pas empêché la persistance d'une extrême violence, une pauvreté effrayante et une mortalité infantile qui est la plus élevée de la planète dans les ghettos des banlieues noires en Afrique du Sud. L'apartheid est toujours bien présent et continu ses ravages dans cet immense pays très riche et les ouvriers noirs en grève sont tirés comme de vulgaires gibiers.

L'ancien leader de la Chambre des Communes Peter Hain pense que l'apartheid a laissé à Mandela et ses successeurs un très lourd héritage. Le massacre de Marikana montre que les inégalités de l'apartheid n'ont pas changé, une nouvelle élite noire, dont le Président de l'Afrique du Sud Jacob Zuma est issu lui aussi de l'ANC a été cooptée par l'establishment blanc qui contrôle indubitablement toujours l'économie.


Le 10 août 2012, les mineurs, qui sont payés en moyenne 4 000 rands (environ 400 euros) par mois, manifestent en réclamant 12 500 rands (environ 1 250 euros), soit plus de trois fois leur salaire actuel. Le 16 août 2012, les mineurs en grève se dirigent à Nkaneng Hill armé de lances, de machettes et de bâtons. Un groupe important de femmes, épouses des mineurs et non employées à la mine, dont certaines étaient armées de knobkierries, se joint à eux. La société Lonmin avait imposé un ultimatum aux mineurs leur donnant l'ordre de reprendre le travail sous peine de licenciement. Les mineurs grévistes ont rejeté cet ultimatum et refusé de se disperser.

Plus tard dans l'après-midi, la police ouvre le feu sans sommation sur un groupe de grévistes. Les rapports officiels montrent que trente-quatre mineurs ont été tués et soixante-dix-huit d'entre eux ont été blessés. Les services de police sud-africains ont expliqué que les manifestants refusaient de déposer leurs armes et qu'ils ont attaqué les policiers à l'aide de toutes sortes d'arme y compris des armes à feu volées à deux policiers qu'ils avaient tués une semaine avant.

Un jeune tribun populiste aux dents longues, Julius Malema, sortit de l'anonymat politique dans lequel il était tombé après avoir été exclu en avril de l'ANC, le parti au pouvoir, pour ses provocations répétées, s'était rendu auprès des mineurs et avait accusé le président Zuma (ancien de l'ANC) d'être responsable du massacre et l'avait appelé à démissionner. Mandela pas plus que ses successeurs noirs n'ont bronché, bien au contraire, il est vrai qu'il était déjà sourd a pas mal d'iniquités.


Mandela pas plus que ses successeurs venus de l'ANC n'ont accompli quoi que ce soit, mais tous se sont laissés soudoyer par une corruption quasi-institutionnelle. Le socialisme chrétien de Mandela négligeait qu'une émancipation totale des préjugés raciaux, et surtout de la hiérarchie des classes et des races, dépendait du renversement du capitalisme.


Partout et de tout temps, les États de ce monde, qu'ils soient gérés par des femmes ou des hommes, des blancs ou des noirs, qu'ils se prétendent de gauche ou de droite aucun ne peut échapper à la corruption de ce système... contrôlé, dominé par la puissance économique des classes possédantes.


Bien avant sa mort, Mandela était devenu une icône adulée par la bourgeoisie du monde entier pour mieux leurrer, ceux qui hypocritement avaient besoin de croire ou de faire croire à la disparition de l'apartheid ! Dans les mines de platine Marikana, les mineurs ont trouvé qu'une couleur dominait dans l'Afrique du Sud "Arc-en-ciel" de Mandela, elle était rouge du sang des ouvriers assassinés par la classe dominante ! Le bilan de Mandela, aura été de contribuer amplement à désarmer le prolétariat sud-africain, et à perpétrer l'apartheid social et économique par le truchement d'un système électoral, tout autant truqué et corrompu, que celui de tous les états bourgeois capitalistes de ce monde.

La classe ouvrière d'Afrique du Sud comme partout dans le monde qu'elle soit blanche ou bien noire devra se manifester sur son terrain, c'est-à-dire sur un terrain qui ne tient compte que des intérêts du prolétariat mondial et non des intérêts de ceux gui nous exploitent, qu'ils soient blancs ou bien noirs, par nations et trusts interposés. Pour cela, la classe ouvrière devra s'organiser, généraliser ses luttes, opposer son organisation de classe dans la lutte à l'organisation capitaliste.

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Published by Noname
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