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Affirmez vos positions !

Camarade,

 

Utilise les tracts et les articles de ce blog, ils ne sont la propriété de personne, ils ne font que refléter  les positions  d'une classe qui vit, qui lutte pour supprimer sa propre condition de salariée. Diffuse ces textes, discute-les, reproduis-les. 

Soyons le ferment ouvrier révolutionnaire et  lançons  nous  à l'assaut  du capitalisme qui  nous  exploite et nous opprime du nord au sud  de  l'est  à l'ouest !

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LES ARMEES, LES POLICES, LA PRODUCTION DE GUERRE, LES FRONTIERES, LE TRAVAIL SALARIE !

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Les Nôtres

Ses camarades qui ne sont plus, mais qui par leur travail de militants révolutionnaires sont et seront, enrichissant par-delà de nous la mémoire accumulée de toute leur expérience de lutte, cuirassant le futur afin de nous armer dans nos combats jusqu'au triomphe de la révolution sociale pour qu’enfin se réalise la véritable communauté humaine. Vive la  révolution sociale !

 

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5 décembre 2014 5 05 /12 /décembre /2014 21:14

Introduction

Les bouffonneries qui se rangent derrière une reconnaissance d'un État palestinien et autre poison nationaliste, pourraient bien donner lieu à des perspectives encore plus barbares que les précédentes. Méfions-nous des nobles causes, surtout quand celles-ci sont adossées à des droits des “peuples“, ils pourraient bien déboucher sur un dangereux mélange des genres et conduire les prolétaires dans une troisième boucherie mondiale ! États futurs ou existants, créés au nom d'un « droit Divin » octroyé par ces entités terroristes juives ou musulmanes, manipulé par les deux grands blocs impérialistes et aujourd’hui par certains pays arabes* pour assurer leur propre domination mondiale, tout cela doit être dénoncé pour ce qu’ils sont, des bagnes et le plus souvent des cercueils pour les prolétaires ! L’histoire des Nations n’a jamais été autre chose que l’histoire du terrorisme et des rapines. N'est-ce pas les nations qui créer et finance les Hamas, Daesh, Al-Qaeda et Boko Haram.

Soutenir l'un des deux camps au nom d'un "droit ", c'est tomber dans le camp ennemi. Si les prolétaires n’ont pas de patrie, ils doivent rejeter toutes les chaînes que leur tendent ces hyènes sanguinaires, tous ces vampires de plus-value. Le prolétariat n’a qu’un seul combat à mener celui de son émancipation qui passe par l’abolition de toutes les nations.

A BAS TOUTES LES NATIONS DU MONDE

UNIFIONS NOS LUTTES DANS UN MÊME COMBAT CELUI DE NOTRE POUVOIR DE CLASSE

SANS PATRIE SANS FRONTIÈRE.

*****

DU PAREIL AU MEME

G. Munis

(Traduit de l’Alarma N° 14, septembre 1982)

La sagesse populaire qui se dégage du propos moqueur choisi ici comme titre, devait suffire pour définir la sanglante bagarre israélo-palestinienne. Cependant, par les temps qui courent, une telle sagesse paraît science hermétique, non précisément pour les gens de peu de culture, mais pour l’esprit des savants et de la gent culte, pour toute cette ripopée de partis, syndicats, intellectuels de gauche. La dégradation des idées politiques et sociales est arrivée à un tel point, que les termes et concepts signifient presque toujours de fait le contraire de leur contenu réel, sain. Le cas de la “révolution” palestinienne n’est que le plus récent d’une longue liste d’appâts destinés à recruter de la chair à canon quand il s’agit de la lutte armée ou bien une masse moutonnière la servant.

Dans ce cas également, la préparation de la grande extermination humaine, façonnée sans équivoque possible par les deux grands blocs impérialistes, est implicite.

Un bref rappel : depuis la fin de la dernière guerre mondiale – sans aller plus loin – nous avons assisté à ce qui est arrivé en Chine, au Vietnam et dans le reste de la péninsule indochinoise, à Cuba, en Algérie, en Angola, au Bangladesh, au Yémen, en Ethiopie et autres Nicaragua de moindre importance. Invariablement, les cris de toute cette ripopée de pseudo-gauchistes sont : “indépendance nationale”, “révolution” et même “socialisme” ; la nourriture constante est : “à bas l’impérialisme !”. La réalité, une fois les nouveaux régimes installés, a été diamétralement opposée. Il n’y a eu ni révolution, ni socialisme, et l’indépendance nationale n’a été qu’une dépendance vis-à-vis de l’autre empire et parfois même un retour effronté ou dissimulé au premier. A l’intérieur de chacun de ces pays, exploitation du prolétariat et despotisme politique se sont accrus comme seul moyen d’étayer les pouvoirs résultant de la réorganisation du capitalisme dans sa forme étatique partielle ou complète. De sorte que la foule d’excités qui leur donna la main pour les hisser jusqu’à l’Etat est coupable de complicité. Foule complice de leurs incontestables crimes sanglants, aboutissement de leur crime principal, leur nature réactionnaire tant sur le plan économique que politique.

Ces mêmes excités se pavanent avec leur gauchisme et leur générosité, etc. en répétant leurs cris, c’est-à-dire leur escroquerie qui n’est pas qu’idéologique en faveur d’un futur Etat palestinien. Comme si l’escroquerie n’était pas évidente, ses auteurs apparaissent en plus en compagnie de toute l’ancienne canaille réactionnaire mondiale, exceptée la canaille israélienne. Depuis les dirigeants russes et leurs proches jusqu'aux esclavagistes d’Arabie Saoudite et autres champs pétrolifères, les néo-nazis et l’impérialisme américain en passant par ceux qui se disent de gauche, trotskistes et anarchistes inclus, l’action mondiale est en faveur de la Palestine[1].

Qu’une telle action ait pu se produire s’explique – cause générale – par la situation d’un monde socialement embourbé, avec un grand retard par rapport aux possibilités de transformation radicale qui existent en son sein, par une situation globalement réactionnaire donc. Deuxièmement elle s’explique - cause particulière - par les gisements de pétrole du monde arabe et par l’importance stratégique territoriale des pays ainsi dénommés. Ces deux facteurs sont des enjeux de première importance pour les deux blocs militaires en vue de la troisième guerre mondiale ou en vue d’autres guerres inter-impérialistes secondaires, celles qui ont eu lieu par clients interposés.

Depuis de nombreuses décennies, tout progrès ou développement de la société s’avère impossible par voie nationale. Que les promoteurs de l’indépendance invoquent Allah à quatre pattes, Jéhovah en se tapant la tête contre le mur des lamentations, la version chrétienne ou bien Marx et la révolution athée, cela ne change rien. Et les résultats, en cas de victoire et indépendamment de la bonne foi de ceux qui servent de chair à canon, sont contraires à l’émancipation de la grande masse pauvre. Comme l’a dit le Ferment Ouvrier Révolutionnaire de nombreuses fois, l’existence même de ces luttes présuppose l’inactivité même des exploités, l’élimination de leur lutte de classe, en faveur de leurs exploiteurs. Et voilà pourquoi, du “pareil au même” au singulier et au pluriel, est devenu la première devise de l’alphabet révolutionnaire. Celui qui ne ressent pas un profond mépris – aujourd’hui jusqu’à la nausée – pour tous ces protagonistes et défenseurs de pseudo-indépendantisme, tombe intentionnellement ou inconsciemment dans le camp ennemi.

Il faut le dire sans tergiversation et à plein poumon : les palestiniens n’ont pas le droit de se constituer en nation, à posséder un territoire et un Etat. Le droit capitaliste finira pas les lui concéder d’une manière ou d’une autre, avec même le consentement d’Israël. Mais c’est précisément de droit qu’il s’agit d’abolir pour pouvoir parler sans escroquerie de révolution. La preuve irréfutable de ce qui vient d’être dit est donnée par Israël même, le peuple persécuté par excellence, celui de l’“holocauste” nazi, le peuple “sans distinction de classe”, image du pauvre juif errant battu depuis la domination religieuse du christianisme. A peine constitué en entité nationale, il organise un Etat semi-théocratique, ultra-équipé militairement, comme les grandes puissances, dépendant d’un des blocs impérialistes, et incapable, par exclusivisme nationaliste et étroitesse mentale de “peuple élu”, d’offrir à ses cohabitants palestiniens une meilleure situation économico-politique que celle qui existait avant l’établissement de l’Etat israélien. Cela lui aurait été facile sans même rompre avec sa propre étroitesse hébraïco-capitaliste. Le “problème palestinien” aurait cessé d’exister comme tel. Alors serait apparue clairement la possibilité immédiate – expression de la nécessité sociale – d’une lutte a-nationale comme aux travailleurs israéliens et palestiniens contre leurs exploiteurs dont la personnalisation humaine actuelle est celle de Begin et Arafat, et représenté idéologiquement par le judaïsme et l’islamisme.

Eviter que la nécessité sociale ne se transforme en possibilité pratique est ce dont il s’agira toujours et dans tous les cas, pour tous les crieurs concernés : gouvernements, partis et syndicats, unis ou divisés.

Il va de soi, d’après ce qui vient d’être dit, que les juifs non plus n’avaient le droit de vivre où il leur plaisait et particulièrement là où leurs ancêtres habitaient avant la diaspora ; de même que les palestiniens arrivés par la suite sur le même terroir. Créer une Nation, c’est avant tout organiser l’exploitation dans des frontières déterminées et se donner la possibilité d’exploiter en dehors même de ces frontières.

[1] Rappelons-nous: Franco était également un tenant de la “cause” palestinienne et arabe en général, tout comme le sont ses descendants à la sauce européenne.

Quelle que soit la raison véridique que l’on allègue d’un point de vue national, les conséquences qui en résultent ne sont pas fausses mais contraires au devenir historique, elles sont superlativement réactionnaires. Il n’est d’imaginable que la solution qui consiste à arracher les bornes et supprimer les patries. Et donc arracher les instruments de travail au capital apparaît comme une nécessité simultanée.

Seules ces mesures initiales, et non des agencements ou des trifouillages, constituent ce qui s’appelle révolution. A défaut de révolution, l’escroquerie sociale est permanente, les tueries comme celles de Beyrouth ou de la rue de Rosiers à Paris ne cesseront pas, sauf capitulation d’un des camps. Hormis le degré de répulsion, dans les deux cas la bande des victimes est autant coupable par sa politique réactionnaire, que la bande des victimaires.

Il n’est pas nécessaire d’imaginer la révolution dont parle sans arrêt l’OLP. Les modèles qui lui sont offerts abondent dans et en dehors du monde islamique ou arabe. Le plus draconien et dont on parle le plus, l’Iran, est celui qui possède toutes les caractéristiques négatives des autres dans tous les domaines – politique, économique, culturel. On ne parle comme d’une révolution, et la presse mondiale reproduit l’appellation, alors que son premier pas fut contre-révolutionnaire. L’odieux et sanguinaire régime du Chah suscita un soulèvement général, mais encadré par le sacerdoce islamique et inspiré par le Coran ; Mollahs et Ayatollahs imposèrent sur le champ un régime encore plus odieux et sanguinaire que le précédent. La bestialité théocratique de Khomeiny et de ses bandes de cléricaux, de flics et d’assassins, armature de l’Etat, allie l’ancienne barbarie coranique à la barbarie de la science moderne à son service. Qu’une telle chose ait pu se produire prouve à quel point les “du pareil au même” dominent et manipulent le monde à leur guise. Les soutenir directement ou indirectement, pratiquement ou seulement verbalement, c’est trahir la cause du prolétariat.

(Traduit de l’Alarma N° 14, septembre 1982)

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