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Camarade,

 

Utilise les tracts et les articles de ce blog, ils ne sont la propriété de personne, ils ne font que refléter  les positions  d'une classe qui vit, qui lutte pour supprimer sa propre condition de salariée. Diffuse ces textes, discute-les, reproduis-les. 

Soyons le ferment ouvrier révolutionnaire et  lançons  nous  à l'assaut  du capitalisme qui  nous  exploite et nous opprime du nord au sud  de  l'est  à l'ouest !

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Ses camarades qui ne sont plus, mais qui par leur travail de militants révolutionnaires sont et seront, enrichissant par-delà de nous la mémoire accumulée de toute leur expérience de lutte, cuirassant le futur afin de nous armer dans nos combats jusqu'au triomphe de la révolution sociale pour qu’enfin se réalise la véritable communauté humaine. Vive la  révolution sociale !

 

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21 septembre 2015 1 21 /09 /septembre /2015 23:22
GRÈCE, LA SOCIAL-DÉMOCRATIE RIPOLINÉE PAR LA GAUCHE RADICALE

La première phase de tous ces moulins à paroles consiste à aspirer notre mécontentement dans un verbiage "radical“ de " gauche“ (1), pour se disputer nos suffrages, c'est-à-dire de notre soumission. La victoire de Tsipras et du Syriza, c'est principalement celle d’un système qui a fait participer le prolétariat au cirque électoral en mystifiant la réalité de sa démocratie, celle des forces de la bourgeoisie mondiale.

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IL FAUT EN FINIR DU DEVOIR CITOYEN ET DE LA DÉMOCRATIE BOURGEOISE

En tant que future gestionnaire ou encore de commissaire d’état, Alexis Tsipras n’avait pas d’autre mission que de rétablir une crédibilité politique dans la démocratie bourgeoise, rassurant par là toute la classe bourgeoise de l’EU qui craignaient une défection des urnes. L’inquiétude de la bourgeoise était d’autant plus grande au vu indéniable que les partis bourgeois classique sous leurs différents labels “socialistes“, “communistes“, “démocrates“, sont usés jusqu’au trognon après des lustres de bons et loyaux services dans la rapine sociale.

La venue au pouvoir du Syriza n’était qu’un plébiscite destiné à rétablir l'autorité de l'état, parce qu’il a su rebondir sur l’écœurement “populaire“ par une surenchère et ainsi monopoliser les voix visant à étouffer notre mécontentement et fermer toute perspective de lutte… La participation aux élections ou à un référendum sera toujours une victoire de l’État et sa démocratie et, une défaite pour nous prolétaires.

La préoccupation de la bourgeoisie est de maintenir et renforcer “l’unité nationale“, alors gauche, droite, extrême gauche ou extrême droite, qu’importe qui sera à la commande l'état, qu'importe que les gestionnaires soient élus ou cooptés (2). La stratégie est toujours la même, nous détourner de nos préoccupations de classe, en nous appelant dans cette circonstance a “nos devoirs de citoyens“, pour mieux camoufler nos antagonismes de classe.

  • Leur hantise est que nous commencions à nous organiser en dehors et contre eux, pour affirmer nos besoins contre la dictature de l’appareil capitaliste qu'ils gèrent !
  • Dénoncer Tsipras et son parti n’est en rien brisé les illusions sur la démocratie bourgeoise, bien au contraire, la lutte contre les gestionnaires des états bourgeois ou de leur tyran n'a aucun sens pour le prolétariat.
  • Alors bien sûr, nous pouvons cracher sur la gueule du Syriza et de Tsipras, mais les problèmes essentiels, ce sont les illusions entretenues sur l’État et sa sacro-sainte démocratie citoyenne, les élections, les référendums. Aidé pour cela par toute une clique de rabatteurs ! Partis de droites, de gauche, d’extrême-gauche, d’extrême-droite !
  • Qu'importe le vainqueur, l'important c'est la participation dans ce carrousel des vaincus !

Seule la lutte des classes contre nos exploiteurs et leurs organes d’asservissement (La démocratie politique : constitution, parlement et sa démocratie sociale : les partis, les syndicats) du capital, c'est-à-dire contre les organes de la contre-révolution qui engendre l'impuissance et les illusions politiques du prolétariat, parviendront à y mettre fin.

IL FAUT EN FINIR DE TOUTES LES ILLUSIONS ÉLECTORALISTES

C’est pour la classe ouvrière plus de misère, d’austérité, de répression et de guerres, il n’y a pas d’autre alternative que la lutte révolutionnaire pour la destruction de ce qui nous détruit. La dictature de l’économie capitaliste impose la nécessité de la destruction révolutionnaire de la société bourgeoise mondiale.

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Qu’étions-nous supposés trouver dans le programme d'un candidat du Syriza ou d'un autre parti assujetti à la démocratie politique bourgeoise ? Rien ! Rien d’autre qu’un programme représentant les intérêts de la classe bourgeoise et, il ne saurait en être autrement. (4)

Non, il n’y a pas eu de trahison, un simple tour de passe-passe, qui consiste à changer les gestionnaires à la tête de l’État pour préserver la dictature du profit et de sa démocratie.

  • Comme l’écrivait un certain K.Marx. « Là où il existe des partis politiques, chacun voit la cause de tout mal dans le fait que son adversaire est au gouvernail de l’État, et non pas lui. Même les politiciens radicaux et « révolutionnaires » cherchent la cause du mal non dans la nature de l’État, mais dans une forme spécifique de l’État qu’ils veulent remplacer par une autre forme d’État ».

Karl Marx, Gloses critique en marge de l’article « Le roi de Prusse et la réforme sociale, par un Prussien ». 1844.

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Ce n'est donc pas dans la critique de tel ou tel programme des politiciens de gauche ou de droite, que les communistes doivent orienter leur action, mais dans la dénonciation, démystification pure et simple de la nature de l'État en tant qu'instrument, exclusivement attribué à la défense des intérêts économiques de la classe possédante : la bourgeoisie ; attendu que l'État est par excellence l'appareil dont cette dernière s'est dotée. Dans cette circonstance, la démocratie ne peut donc être qu'un espace convenu par et pour le pouvoir économique et rien d’autre.

La démocratie bourgeoise est la forme la plus aboutie des dictatures de classe, puisqu'elle parvient à l'aide de son système électoral, à obtenir le consentement de la classe qu'elle exploite, jusqu'à l'acceptation totale de son esclavage. Le prolétariat atomisé puis abruti par les médias pour être ensuite dilué dans la bouillie citoyenne, de fait, il devient manifeste que toutes les élections s'opposent a de véritable lutte ouvrière et portent préjudice à son émancipation.

  • Certes, l’abstention par l’écœurement, le dégoût, le mépris, n'est pas en soi un acte révolutionnaire et ne constitue en rien nos ruptures d’avec la société du capital, un parti bourgeois peut très bien nous appeler a l’abstention !

Il n'empêche que le rejet social des prétendus « devoirs civiques citoyens » s’ajoutant à la désertion des syndicats, s'inscrit bien dans les préoccupations de la bourgeoisie et de ses gestionnaires.

  • Il est donc nécessaire que notre abstention soit un acte conscient ; et non celui de moutons. Abstention parce que ce n'est pas dans la démocratie, mais dans la lutte de classe que réside la fin des maux sociaux : exploitation, misère sociale, misère de notre identité de classe révolutionnaire si nous nous soumettons aux intérêts et aux diktats des partis, des syndicats, des gauchistes qui attendent leur tour en dignes héritiers des exploiteurs.

· Il est nécessaire que notre abstention soit une abstention active ; parce que nous devons lutter contre toutes les manœuvres capitalistes d'abêtissement collectif et a leur cirque du "citoyennisme responsable" qui nous enfume en opposant la gauche à la droite du capital , ou encore “la démocratie au fascisme“ qui ne sont que les deux faces d'une même pièce, en nous invitant à voter pour sauver la démocratie de nos exploiteurs, nous soumettant ces inepties comme vital, alors que c'est un problème qui réellement ne nous concerne pas ! Ou pire encore, pour exterminer une fraction de la population !

Qu'importe que l’armée de nos bourreaux soit en uniforme ou en civil ! Ce qui est importe, c'est de vivre et de vivre debout ! .... Et pour cela il n'y a qu'une solution pour l’humanité, pour toute la société : LA Révolution Sociale !

Aujourd’hui , la situation mondiale de notre classe est pour la moins confuse, déboussolée, sans réelle perspective, le manque de solidarité, de confiance, de luttes commune représente, pour toute la classe, une capitulation devant les intérêts de ses exploiteurs. Nous ne pouvons dans l’immédiat que lutter et dénoncer l’État et sa démocratie dont l'escroquerie politique, suintent le sang et la misère, cautionnés et gérés par les escroqueries des prétendus socialistes ou communistes, gauchistes et, autres saloperies de “la gauche radicale“ (qui ne vise que par des solutions étatistes), sans parler des syndicats autres fraction de l'État.

En Grèce, comme partout dans le monde les révolutionnaires doivent agir comme si le monde entier était un seul pays, il faut en finir avec toutes ces illusions dans le cirque parlementaire, de la comédie des partis bourgeois, mais aussi des syndicats qui n’ont d’autre fonction que de préserver la paix sociale et de négocier au plus offrant la vente de notre force de travail ou de nous jeter au rebut.

Seule l’audace, la détermination, la conscience et la volonté d’en finir par une lutte acharnée et sans concession, parviendront à résoudre mondialement le problème de notre classe, mais il faut pour ça impérativement étendre l’unification des luttes ouvrières par-delà les frontières, pour mettre à bas ce système qui ne nous promet que de sorts funestes en nous entraînant dans leurs gabegies et autres catastrophes humaines et planétaires.

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VIVE LA RÉVOLUTION PROLÉTARIENNE MONDIALE !
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(1) Depuis près de deux siècles, nous pouvons constater que la bourgeoisie n’a rien à craindre (et pour cause) de mettre les gauchistes à contribution dans la gestion de leur affaire (à l’exception de quelques états aux conceptions encore moyenâgeuses), nous pouvons le constater davantage encore en France par le nombre de serviteurs dévoués au capitalisme, les plus beaux fleurons, que nous ont été donné par le courant trotskiste et maoïste qui se trouve aujourd’hui dans le gouvernement d’Hollande et hier dans celui de Mitterrand. Il en est de même dans le reste du monde : Amérique du Sud avec Chávez au Vénézuela, Lula da Silva Parti des Travailleurs du Brésil (puis celle sous la houlette de l’ex-« guérillera » Dilma Roussef), Evo Morales en Bolivie, et aujourd’hui la troïka PTS- FIT et le PO parti trotskiste de Nicolas del Cano en Argentine qui affûte ses couteaux. La relève est là aussi en Europe avec Pablo Iglesias du Podemos constitué des «néo-indignés», en Espagne, Beppe Grillo du M5S (parti des cinq étoiles) en Italie, Die Linke en Allemagne, NPA, Mélenchon, Montebourg en France, tous surf sur la vague de l’écœurement vis-à-vis des classes politique, dénonçant ici et là le bipartisme ou encore la corruption généralisée du pays et la misère de ce “Pôvre Peuple“.

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(2) Pour preuve, l’offensive de la bourgeoisie au pouvoir n’a jamais été aussi inspirée dans sa propagande citoyenne. On peut dire que l’attentat de Charlie a boosté le “citoyennisme laïque“. Patriotisme a outrance, leçon de civisme et de morale a l’éducation nationale, les lycéens auront désormais un "parcours citoyen" un nouvel enseignement moral et civique de 300 heures de l'élémentaire à la terminale. L’armée propose un service civique, l’entraide citoyenne, commémoration patriotique à tout-va, bourrage de crâne médiatisé et relayé par ces prétendus philosophes, économistes, historiens et autres curés, tous plus réactionnaires les uns que les autres. Toutes les bravoures du citoyen lambda sont aussitôt récompensées par les hochets de la république et diffusées en "prime time" sur toutes les chaînes et, en boucles sur les chaînes d'info en continu jusqu'à la nausée.

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(3) En dehors de ses luttes, la classe ouvrière se trouve embastillée, illusionnée dans le jeu des partis politiques et, ne peut donc manifester son mécontentement que dans le cadre démocratiquement imposé, c'est-à-dire celui des syndicats qui, malgré une forte défection, n'en est pas pour autant absent de son activité contre-révolutionnaire, animé par les gauchistes et leur prétendu syndicalisme de base (…) Pour pallier à cette défection d'adhésion syndicale, l'état n'a rien trouvé de mieux que d'imposer les syndicats par une loi du 1ER janvier 2015 art. L. 2135 qui rend les syndicats obligatoires par 'une cotisation unique de 0,014% répartie entre les syndicats d'employeurs et les salariés. Autrement dit, une cotisation obligatoire prélevée sur l'ensemble des salariés. Il est vrai qu'auparavant les syndicats étaient financés par l'Union des industries des métiers de la métallurgie (UIMM, syndicat des patrons, l'un n'empêchant pas l'autre de continuer) Aujourd'hui plus que jamais on ne peut que réaffirmer la véritable nature des syndicats comme étant une fraction de l’état capitaliste au sein de la classe ouvrière.

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(*) Il n'est pas question pour nous d’émettre des critiques sur le contenu du programme du Tsipras, ni d’appuyer ou de justifier nos positions par rapport a des articles d’un groupe de dix-huit économistes distingués (incluant deux lauréats du Prix Nobel et un ancien membre du Comité de politique monétaire d’Angleterre) parut dans le Financial Times, approuvant des aspects de la politique économique de Syriza ….comme le fait le CCI en France, pour "prouver" la nature bourgeoise du Tsipras et de son candidat. (La critique de l'économie capitaliste et de l’État a suffisamment été faite). L'activité des communistes est totalement déterminée par l’antagonisme fondamental entre bourgeoisie et prolétariat, et ce dans tous les pays du monde.

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Published by Hanscé - dans Internationalisme
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