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11 novembre 2015 3 11 /11 /novembre /2015 21:03

Article paru dans Alarme No 7 Jan.fev.Mars 80

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[Les noms des personnes cités dans cet article ne sont que des détails superfétatoires et n'altèrent en rien la justesse de l'analyse, bien au contraire, elle en garde aujourd'hui et encore pour longtemps toute sa validité]

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"Guerre...Guerre. .-.Guerre..." Nous entendons de plus en plus souvent prononcer ce mot terrible comme une épée de Damoclès suspendue au dessus de l'humanité entière. .

La guerre est une contradiction inhérente au capitalisme. Donc, en considérant le niveau atteint par les forces de destruction développées par le capitalisme et également sa domination planétaire, les menaces de guerre mondiale ne sauraient nous étonner. Plus d'une fois déjà depuis la fin de la seconde guerre mondiale, des crises dans les relations internationales avaient été à deux doigts de déboucher sur une troisième boucherie impérialiste mondiale. La Corée, Cuba, le Vietnam, rappellent à nos mémoires autant de crises graves qui avaient menacé de déclencher la mobilisation et l'utilisation des dispositifs guerriers des deux blocs impérialistes qui divisent le monde à ce jour. Mais, ces dernières années, la concurrence entre les deux impérialismes, et donc leur agressivité, se sont vu accroître" et les points de frottements entre les puissances capitalistes dominantes ou même secondaires se multiplier, jusqu'à ce que les menacés de guerre se fassent simultanées ou "tout au moins d'une fréquence plus rapide. La guerre dans La guerre dans le capitalisme est naturelle.

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Pourtant rien ne nous assure, malgré ces multiples accrochements internationaux, que la guerre éclatera bientôt, d'autant que la menace de guerre n'est pas récente comme nous venons de le rappeler. Or cette menace de guerre mondiale nous est soulignée de plus en plus souvent dans les moyens d'information et on a pu entendre jusqu'à V.Giscard d'Estainq et le Pape en parler à l'occasion du changement d'année. Une question peut alors se poser à nos esprits: pourquoi V.G.E. et le Pape nous parlent-ils de guerre? Ils savent très bien que parler de guerre en souhaitant l'année nouvelle n'est pas comme d'en parler dans leurs soirées mondaines entre gens du "beau" monde. Ce n'est pas simplement comme ça, histoire d'en parler, qu'ils ont parlé de guerre devant des millions de lecteurs et d'auditeurs. Il y a une raison à la contribution de ces deux défenseurs patentés du capitalisme au développement de l'état de psychose populaire qui commence à poindre au sujet d'une guerre mondiale nucléaire imminente.

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Ils y trouvent sans doute leurs intérêts, sinon ils n'en auraient pas parlé. On peut dire, plus exactement, qu'il y a deux raisons au fait qu'ils ont lâché le mot "guerre" à l'occa­sion du premier de l'an 1980. La première de ces raisons est sans conteste de préparer la population à l'éventualité de guerre, que les gens se fassent à l'idée de la guerre, sinon le choc moral provoqué par l'explosion des premières bombes risquerait de laisser cours à des actions incontrôlées et "irresponsables". La seconde de ces raisons, c'est qu'ils savent pertinemment que la guerre mondiale est dans l'esprit de la plupart des individus un point final à tout espoir. L'imminence clamée d'une guerre mondiale a pour effet un total découragement car bien peu nombreux aujourd'hui sont ceux qui perçoivent la seule issue à l'impasse du capitalisme: sa liquidation par la révolution socialiste; ne voyant pas l'issue unique, les gens se découragent parce qu'ils ne voient pas de moyen d'éviter la concrétisation de la menace de guerre et en cela ils ont raison, car si l'on reste enfermé dans la "logique" de ce système pourri et moribond, la guerre ne peut que toujours menacer jusqu'à son éclatement. Le total découragement, provoqué donc par la peur de la guerre et le manque d'espoir à la fois d'éviter la guerre et d'établir un monde meilleur, ne peut manquer de rendre les gens, et tout particulièrement le prolétariat, encore plus apathique, encore plus mouton, encore plus prêt à accepter n'importe quelles conditions.

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D'un autre côté, des révolutionnaires quelque peu inconscients (et inconsistants) annoncent avec frénésie la menace de guerre, soit pour mobiliser le prolétariat contre cette échéance terrible, soit parce qu'ils considèrent dans leur aveuglement qu'une vague révolutionnaire submergera le monde dès que le capitalisme aura assassiné quelques dizaines de millions d'individus et alors...le communisme régnera sur la Terre.

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D'une part, il faut dire que la lutte contre la guerre n'est pas obligatoirement la lutte contre le capitalisme, comme la peur de la guerre n'est pas obligatoirement entrevoir le communisme. La lutte contre la guerre doit se faire par la révolution; voila la phrase-clef, le seul mot d'ordre révolutionnaire concernant la lutte contre la guerre. Des substitutions au mot d'ordre "contre la guerre par la révolution" du type "lutter contre la guerre, c’est déjà lutter pour la révolution", même si ce ne sont pas des substitutions explicitement formulées, ne sont que des détournements grossiers de la lutte, que doit mener le prolétariat. La lutte contre la guerre peut très bien se faire - précisément sans lutte pour la révolution. Que dans ce cas là l'objectif visé -éviter la guerre ou l'arrêter- ne puisse pas être atteint, c'est une évidence mais cette évidence est évidence pour les communistes et non pour ceux qui risquent naïvement de se laisser entrainer dans une pareille lutte, fausse lutte par excellence donc et qui ravira les divers défenseurs du capitalisme.

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Le simple sentiment d'horreur que provoque à juste titre l'idée de la guerre peut être le seul sentiment qui fasse réagir le peuple. Nous avons bien dit le "peuple" car justement dans cette éventualité les bornes sociales sont éclipsées et le prolétariat ne lutte pas comme classe indépendante et donc n'est pas révolutionnaire. A l'opposé, le sentiment qui doit dominer la lutte révolutionnaire est le sentiment d'horreur provoqué non uniquement par un état particulier dans lequel se trouve être le capitalisme (guerre, crise économique, etc ...) mais par le capitalisme lui-même, par sa fonction aujourd'hui réactionnaire, par l'absurdité de sa survivance parasitaire sur un monde où toutes les conditions objectives sont totalement mûres pour l'établissement du communisme. En éclipsant l'horreur que doit provoquer le capitalisme lui-même —conscience de classe développée-;-, par l'horreur de la guerre ( même en reliant celle-ci au capitalisme), ces "révolutionnaires" laissent le champ ouvert au pacifisme, car ils auraient beau dire que le pacifisme n'évitera pas la guerre, cette affirmation ne leur sera d'aucune utilité pour 1'empêcher de proliférer parce qu’elle viendra comme un cheveu sur la soupe dans leur attitude générale - opportuniste dans le "meilleur" des cas.

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Quant aux autres, ceux qui voient dans le massacre de dizaines de millions d'individus la chance de la révolution communiste, pour les combattre dans leur absurde raisonnement il est nécessaire de considérer la guerre à venir (si elle a lieu) et ses conséquences sur la lutte de classe. La guerre à venir, si elle éclate, en premier lieu sera un échec pour le prolétariat international qui n'aura pas su 1'empêcher par la révolution, et en second lieu surtout, si ce n'est pas le prolétariat mondial insurgé qui y met un terme au plus têt, elle marquera la fin de toute civilisation humaine de quelque manière qu'on imagine son déroulement .Alors, les possibilités de révolution se trouveraient compromises pour longtemps, peut-être pour toujours et en ce cas cela signifierait que ce qui resterait du genre humaines s‘il en reste quelque chose— serait sur la voie de son total dépérissement. Nous affirmons donc que jusqu'aux premières heures de la guerre, là révolution aurait encore toutes ses chances, quoique, une fois la guerre déclenchée, le prolétariat aurait d'abord à laver la honte de sa défection en tant que force capable d'empêcher la déflagration impérialiste et à gravir le dur chemin de sa constitution en classe internationalement solidaire.

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Mais avec l'approfondissement de la guerre, les chances de la révolution prolétarienne se trouveraient largement compromises et totalement compromises une fois la guerre terminée. La base de notre lutte révolutionnaire doit être une dénonciation du capitalisme et des lois qui le régissent sans oublier ses conséquences phénoménales du type de la guerre impérialiste. Mais la dénonciation des conséquences du capitalisme ne doit pas primer sur celle des rouages de base de ce système sur la dénonciation de 1’ esclavage salarial, sur la dénonciation de l'exploitation, sur la nécessité de souligner et de rendre évidente la contradiction capital/salariat.

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Il s'agit donc de rendre le "paix" capitaliste aussi insupportable à l'esprit que la guerre capitaliste, la "bonne" marche du capitalisme aussi insupportable à 1'esprit que la crise économique capitaliste, et ainsi de suite pour la totalité des facettes du capitalisme: rendre insupportables à l'esprit autant les rouages fondamentaux du système social, économique et politique qui règne actuellement sur la planète entière, que les épiphénomènes catastrophiques qui découlent conjoncturellement des lois qui leur permettent à tout moment d'éclater.

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Quant à la menace de guerre qui pèse aujourd’hui très fortement sur 1'humanité, il ne faut pas se laisser entraîner dans la panique mais au contraire garder la tête froide. La panique ne peut apporter dans son sillage que soit un total découragement, soit un engagement hâtif dans des actions qui ont toutes les chances non seulement de ne rien empêcher du tout mais encore de gêner ou de s'opposer à la lutte des révolutionnaires, seule lutte qui puisse éviter la guerre eau? visant à la destruction du capitalisme jusqu'à ses racines et à l'instauration du communisme mondial, sans frontières et sans classes. Et cette destruction du capitalisme il faut le souligner, est loin d'être une aberration utopique, un espoir sans possibilités de réalisation. Bien au contraire, malgré sa puissance apparente, 1e capitalisme n'a jamais été si faible car la puissance potentielle du prolétariat c’est-à-dire la puissance qui serait la sienne s'il se décidait enfin à prendre pour le compte de l'entière société humaine les machines qu'il fait tourner et les richesses qu'il produit ou a produit, ceci jusqu'à présent pour le seul intérêt des capitalistes et pour le seul renforcement de son ennemi le capital-la puissance potentielle du prolétariat, donc, n'a jamais été si grande.

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Jamais le prolétariat n'a eu autant de chances de triompher mondialement. Hélas! Les mystifications, illusions et déceptions démobilisatrices que le capitalisme a produit et continue à produire pour assurer sa survivance contre la révolution prolétarienne si elles donnent à elles seules la mesure de la puissance potentielle énorme du prolétariat, ont naturellement pour conséquences l'abrutissement et l'apathie de cette unique force capable de régénérer la société et de lui donner le puissant souffle de vie et d'espoir dont elle a besoin. Pour développer la conscience de classe du prolétariat, premier pas pour la lutte consciente qu'il doit mener contre l'ennemi capitalisme, ceux qui en ont assez de vivoter, de survivre dans un monde barbare où ils ne sont que des pions manipulés et maltraités, ceux là doivent dès aujourd'hui agir et se rassembler sous la bannière du socialisme.

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L'œuvre à réaliser est immense et pour cette raison même elle nécessite l'engagement dans la lutte, la réflexion et l'agitation de tous les rebelles. Et comme le temps nous est compté par les dangers que fait planer le capitalisme au dessus de l'humanité(et la guerre mondiale est loin d'être le seul de ces dangers), cet engagement doit se faire sans plus attendre bien que, surtout, sans précipitation, c'est-à- dire en choisissant en toute connaissance de cause les armes théoriques les plus conséquentes, reflétant le mieux la réalité présente, et donc plus à même de répondre aux besoins exprimés par l'engagement effectué, armes théoriques qui loin d'être figées doivent être constamment perfectionnées par l'apport théorique éventuel si la nécessité s'en fait sentir et dont une toujours meilleure maîtrise et compréhension doit être recherchée par l'étude et la réflexion de tous ceux qui luttent.

Article paru dans Alarme No 7 Jan.fev.Mars 80

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