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Camarade,

 

Utilise les tracts et les articles de ce blog, ils ne sont la propriété de personne, ils ne font que refléter  les positions  d'une classe qui vit, qui lutte pour supprimer sa propre condition de salariée. Diffuse ces textes, discute-les, reproduis-les. 

Soyons le ferment ouvrier révolutionnaire et  lançons  nous  à l'assaut  du capitalisme qui  nous  exploite et nous opprime du nord au sud  de  l'est  à l'ouest !

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Ses camarades qui ne sont plus, mais qui par leur travail de militants révolutionnaires sont et seront, enrichissant par-delà de nous la mémoire accumulée de toute leur expérience de lutte, cuirassant le futur afin de nous armer dans nos combats jusqu'au triomphe de la révolution sociale pour qu’enfin se réalise la véritable communauté humaine. Vive la  révolution sociale !

 

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16 septembre 2011 5 16 /09 /septembre /2011 15:38

POUR L’ORGANISATION DE CLASSE

 


Entre la conscience claire de la nécessité d'abattre plusieurs millénaires d'exploitation par la destruction du capital et son travail salarié et les luttes actuelles généralement embourbées dans un aspect purement défensif (et ce quand il y a lutte) existe un fossé qui peut et doit être franchi. Mais le franchir dès maintenant suppose en premier lieu de la part de ceux qui aspirent au communisme, société sans classes, une meilleure approche de la situation réelle de la lutte de classes et une plus nette compréhension de leur propre rôle pour influer sur cette situation.

Des galons nous n'en avons pas, nous n'en voulons pas et nous n'aurons pas! Mais force est de constater la différence, pour ne pas dire l'abîme, qui sépare un prolétaire révolutionnaire d'un prolétaire soumis, un prolétaire aspirant à l'unité de classe d'un prolétaire aussi égoïste et misérable que la société qui l'opprime et l'exploite. Cette différence nous ne la faisons pas gratuitement, c'est le système basé sur le travail aliéné qui nous l'impose et la maintient par la force de son pouvoir et de sa dictature de classe à la sauce démocratique ou totalitaire. Le manque de perspective claire dans le monde exploité et par le monde exploité agrandit ou restreint suivant les périodes et les situations, le fossé existant entre les possibilités objectives que ne saisissent au début que des minorités communistes, et l'élément subjectif de l'ensemble de la classe dont les membres agissent dans le cadre étroit et mesquin du système qui l'exploite, sans lui porter atteinte. Toutes les tergiversations syllogistiques mécanistes, dialectiques, etc... voulant contourner ou nier cette réalité parceque le faire remettrait en cause la totalité d'une praxis (théorie et pratique) empêche de prendre le taureau par les cornes et de transformer la réalité elle-même. Or cette réalité nous voulons et nous pouvons la transformer dès maintenant. Tout le monde ne le voit pas ainsi y compris parmi ceux qui n'ont d'autres intérêts dans ce système social que celui de préserver leurs propres chaînes. Mince intérêt que celui-là et pourtant depuis le célèbre manifeste qui proclamait :"les prolétaires n'ont que leurs chaînes à perdre et un monde à gagner' c'est le même système d'exploitation qui domine sur la planète alors même que les conditions matérielles pour sa transformation révolutionnaire sont archi présentes.  

                                                                                                                                                                                           Si la classe prolétarienne dans son ensemble poussée par ses conditions d'existence était révolutionnaire à tout moment, ou du moins de façon linéairement mécanique par rapport à la détermination relative ou absolue de ses conditions de vie, il y a belle lurette que la révolution sociale aurait triomphé. Le problème de l'organisation permanente des prolétaires révolutionnaires ne se poserait même pas puisque l'ensemble de la classe exploitée constitue rait d'emblée une force suffisamment puis santé et consciente pour renverser l'ordre existant. Il n'en est point ainsi puisque chacun peut constater que nous vivons encore sous le régime de l'exploitation capitaliste et qui plus est sous sa forme décadente, c'est-à-dire antihistorique. Une précision s'impose ici quant à la définition et l'utilisation du terme historique. Par ce terme nous n'entendons pas telle stalinisme et ses rejetons de toutes sortes (maoïstes, trotskistes IV etc...) une ligne droite comportant diverses étapes par lesquelles l'ensemble des sociétés vivant sur la croûte terrestre (et pourquoi pas dans 1'univers) doivent toutes fatalement passer pour enfin pouvoir poser et surtout résoudre le problème des contradictions internes et externes des sociétés basées sur l'exploitation d'autrui.

"...A force de se mettre à la remorque des pays avancés, un pays arriéré ne se conforme pas à l'ordre de succession: le privilège d'une situation historiquement arriéré- ce privilège existe - autorise un peu pire, ou bien, plus exactement, le force à s'assimiler du ’tout-fait’ avant les délais fixés en sautant une série d'étapes intermédiaires. Les sauvages renoncent à l'arc et aux flèches, pour prendre aussitôt le fusil sans parcourir la distance qui séparait dans le passé ces différentes armes..." Léon Trotsky in "Histoire de la révolution russe" tome 1 Février page 41.

Ce que nous entendons par historique ce sont les conditions générales existant sur terre indépendamment des particularismes dans tel ou tel secteur du monde, favorisant l'épanouissement collectif et individuel du genre humain. Le capitalisme est désormais anti-historique parcequ'il a, indépendamment de sa volonté, développé les conditions optimales au niveau mondial de son propre dépassement par la révolution. Dit d'une autre façon: toutes les conditions matérielles sont présentes pour pouvoir affirmer et imposer pratiquement le communisme, la société sans classes. 

Continuons maintenant après cette précision nécessaire :

Le prolétariat de par sa place dans les rapports de production à un certain stade d'évolution historique est la seule classe historiquement révolutionnaire. N'étant subversive qu'historiquement elle ne peut l'être ni dans son ensemble à tout moment ni de façon mécanique. D'autres facteurs actifs (objectifs et surtout subjectifs) interviennent pour l'empêcher d'agir comme elle devrait en tant que classe exploitée pouvant s'approprier les énormes moyens matériels qui favoriseraient son émancipation et celle de l'humanité. L'échec du début de la révolution mondiale en Russie et sa transformation en contre-révolution nous l'a prouvé et nous le prouve malheureusement encore. Que de nombreuses générations de prolétaires aient cru en "la patrie du socialisme" a permis la seconde boucherie mondiale non sans l'aide des prétendus opposants, trotskistes principalement qui ont trahis les principes même de défaitisme révolutionnaire et de l'internationalisme prolétarien. Au moment de la seconde guerre mondiale par exemple, qui peut nier la différence énorme entre l'ensemble de la classe et les minorités (trop minoritaires) qui ont su maintenir des positions classistes et révolutionnaires? Personne à moins de déformer la réalité au point de la faire coincider avec son propre vouloir! Mais cet "optimisme" en trompe-l’œil n'a que faire avec l'analyse nécessaire de la situation. Ne pas pleurer, ne pas rire, mais comprendre et agir en conséquence ajouterons nous.                                                                                                                    

                                                                                   

Tout ceci pour affirmer que l'association pratique et permanente des minorités communistes s'érigeant contre les barrières usinistes, sectorielles, régionales, nationales ou continentales, est une nécessité induite non seulement par la volonté et l'esprit des révolutionnaires mais également (il y a relation dialectique) par la lutte de classe qu' quelle que soit le niveau où elle se trouve. La constitution du prolétariat en classe révolutionnaire ne peut-être laissée à la seule spontanéité historique sans trahir sa propre classe et cette spontanéité dont nous faisons  partie. Car de fait tout révolutionnaire tout communiste, indépendamment de son origine sociologique individuelle, fait partie intégrante de la seule classe subversive en puissance aujourd'hui et doit contribuer ,à contre-courant le plus souvent, à l'unité de classe contre le vieux monde. Dans ce sens nous réaffirmons avec "le manifeste communiste de 1847" que la constitution du prolétariat en classes suppose sa constitution en parti (au sens large du terme).

Ce qui par ailleurs signifie pour nous, qu’aucun groupe, aucune organisation ou parti ne peuvent prétendre à moins d'être stupide voire dangereux, représenter dès maintenant ce futur parti, c'est-à-dire la constitution du prolétariat en classe. La modestie n'a jamais tué personne, le contraire certainement et ne cherchez pas dans cette affirmation une parenté avec le démocratisme- crétin. Nous ne sommes ni crétins ni démocrates, nous sommes communistes sans pour autant prétendre être les seuls bien que nous soyons convaincus de notre raison, de nos idées, de notre base programmatique et de notre action.

Nous vivons donc une situation paradoxale prouvant à elle seule le degré de décadence de toute la civilisation capitaliste. Le début d'une révolution prolétarienne internationale en Russie a échoué et s'est transformée en contre-révolution mondiale (cf Parti-Etat, Stali­nisme, Révolution de G.Munis). Alors même que toutes les conditions objectives sont présentent pour la réalisation du communisme, la guerre n'a pas cessé dans le monde depuis le second carnage impérialiste mondial, un tiers de la planète crève de faim et la lutte pour le poste de travail aliéné procurant de quoi reconstituer sa force de travail au détriment du besoin des autres prolétaires persiste malgré quelques sursauts épisodiques et des combats massifs comme en Pologne quoique sans orientation communiste, mais sans unité_ et solidarité réelle dans la plupart des cas. Il y a donc décalage ou retard énorme entre la possibilité matérielle de réalisation du communisme et le niveau de conscience révolutionnaire de classe (aspect subjectif) ;c'est dans ce sens que nous reprenons la phrase de Trotsky:"La crise de l'humanité est une crise de direction révolutionnaire», cette dernière ayant été décimée par la contre-révolution stalinienne aidée de la Quatrième Internationale mort-née du point de vue communiste, alors même qu'une attitude internationaliste de sa part pendant la guerre impérialiste aurait pu en faire un pôle d'attraction communiste fort et puissant, susceptible de remettre en cause toutes les idées fausses sur lesquelles reposait sa constitution. Le terme "direction" peut choquer mais pourtant dans ce qui est communément appelé "spontanéité de classe" s'insèrent les éléments plus combatifs et plus décidés, même si ces derniers étaient jusque là inorganisés. Toute action part forcément d'une détermination individuelle ou collectivement réduite avant d'embraser la quasi-totalité de la classe. La pratique à tous les niveaux (organisationnel, politique, social) des éléments déjà organisés en faveur de la société humaine sans classes est nécessaire. Ces derniers ne peuvent sous aucun prétexte autolimiter leur action. Celle présente, nous limite déjà suffisamment! "C'est à la classe de..."  " Par elle-même la classe sait" etc... ne sont que des subterfuges favorisant l'inaction là où précisément l'action révolutionnaire est indispensable, d'autant plus que la réaction elle, s’organise et de quelle manière (syndicats, comités d'entreprise assemblées bidons etc...).             

Il ne suffit pas d'accepter l'organisation des révolutionnaires qui peut certes permettre des discussions fructueuses et la publication régulière d'in journal théorique et de propagande, encore faut-il que cette dernière n'attende pas béatement la spontanéité post- crisum ; Les propositions concrètes pouvant favoriser l'unité de classe par l'attaque de la base sur laquelle repose le capital(extraction de plus-value) doivent être mises en avant non à l'économie nationale, moins de travail et plus de paie, non aux licenciements, embauche massive des chômeurs, non aux cadences, non à la hiérarchisation de notre classe, attaquent de plein fouet l'accumulation du capital dans la perspective de son abolition par la prise du pouvoir politique du prolétariat. Au nom de quel principe ne devrions nous pas les défendre becs et ongles contre toute la racaille marchande de "nos" entreprises? De plus ces consignes ne supposent aucune amélioration dans le cadre du système qui nous exploite mais tendent effectivement à la construction dynamique d'une unité de classe suffisamment forte pour faire sauter irrémédiablement les verrous qui retiennent nos chaînes. S'il n'ya pas à se situer délibérément au-dessus de la classe prolétarienne en ne la considérant que comme masse malléable, pourquoi faudrait-il se situer en dessous d'elle? Non nous sommes des prolétaires révolutionnaires et nous agissons en tant que tels, du moins c'est ce que nous prétendons faire. Il n'y a ni volontarisme ni activisme à outrance là dedans nous ne faisons que poser des problèmes importants pouvant être résolu dans et par le mouvement communiste.                                                 

Nos positions et la pratique que nous nous assignons ne tombent pas du ciel, bien comprendre ce qui s'est passé depuis 1914 est nécessaire pour comprendre l'abjecte situation présente de façon à éviter les écueils où ont échoués (quand ils ne l'ont pas directement façonné  faute d'expérience ou de recul face aux événements) les révolutionnaires du passé. Le mouvement de subversion de l'ordre établi ne commence pas avec nous. Nous sommes le produit historique de la lutte de classes et des avancées théoriques que celle-ci a facilité. Les jalons de défaites doivent-être des promesses de victoire. Nous contribuons et nous contribueront de toutes nos forces à cette victoire, ne serait-ce que parceque nous refusons ce monde inique et criminel.

C'est dans cette optique que ceux qui constituèrent notre organisation ont rédigé entre autre "Pour un second manifeste communiste", petite brochure qui partant d'un bilan du passé révolutionnaire de notre classe propose une orientation et une alternative pour contribuer à transformer radicalement le présent.

"Il faut rompre d'une manière tranchante avec les tactiques et les idées mortes, dire sans réticence toute la vérité à la classe ouvrière, rectifier sans regret tout ce qui fait obstacle à la renaissance de la révolution, que ces obstacles proviennent de Lénine, de Trotsky ou de Marx, et adopter un programme de revendications qui concorde avec les possibilités maxima de la technique et de la culture moderne mises au service de l'humanité. "

"Pour un second manifeste communiste " 1961 - F.O.R Continuité 


 

 

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Published by Hanscé - dans Quelques archives
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