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Affirmez vos positions !

Camarade,

 

Utilise les tracts et les articles de ce blog, ils ne sont la propriété de personne, ils ne font que refléter  les positions  d'une classe qui vit, qui lutte pour supprimer sa propre condition de salariée. Diffuse ces textes, discute-les, reproduis-les. 

Soyons le ferment ouvrier révolutionnaire et  lançons  nous  à l'assaut  du capitalisme qui  nous  exploite et nous opprime du nord au sud  de  l'est  à l'ouest !

PROLETAIRES DE TOUS LES PAYS, UNISSEZ VOUS,

SUPPRIMEZ

LES ARMEES, LES POLICES, LA PRODUCTION DE GUERRE, LES FRONTIERES, LE TRAVAIL SALARIE !

ARMES, POUVOIR, ECONOMIE AU PROLETARIAT !

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Les Nôtres

Ses camarades qui ne sont plus, mais qui par leur travail de militants révolutionnaires sont et seront, enrichissant par-delà de nous la mémoire accumulée de toute leur expérience de lutte, cuirassant le futur afin de nous armer dans nos combats jusqu'au triomphe de la révolution sociale pour qu’enfin se réalise la véritable communauté humaine. Vive la  révolution sociale !

 

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18 avril 2012 3 18 /04 /avril /2012 18:02

SOCIAUX- DEMOCRATES-copie-1

ÉLECTIONS  OU PAS LE COMBAT DE LA CLASSE OUVRIÈRE NE CONNAIT PAS LA TRÈVE !

 

La classe ouvrière Européenne assiste chaque jour davantage au massacre social de ses frères de classe, en Grèce, en Italie, en Espagne, au Portugal, demain en France, en Belgique , mais aussi  pour ceux hors de la zone Euro la Suisse, en Angleterre etc. Scène d'autant plus affligeante que la classe ouvrière est pour le moment passive par rapport à l'ampleur de la situation (près de 1000 licenciements par jour en France) paquet par paquet dans le plus grand des silences médiatiques ! Mais c'est aussi le même processus en Espagne, au Portugal, Angleterre etc. 

Abjection est à son comble en Italie et en Grèce, en Espagne ou des plans infernaux d'austérité font rage, transformant en mendiants les plus fragiles d'entre nous quand ce n'est pas en torche vivante tellement l'espoir du combat social fait défaut ! " Pendant que tous ces ordures de bourgeois, de crevures capitalistes se félicitent des "politiques courageuses" qu'ils nous imposent, portant un toast coupe en main ! (sauf pour Juan Carlos  préférant la chasse à l'éléphant)  

VOUS PLEUTRES BOURGEOIS, VOUS AVEZ PEUR D'UNE RÉVOLUTION SANGLANTE ET BIEN VOUS AVEZ RAISON  ELLE  SERA VENGERESSE !

 NOUS DEVONS NOUS ERIGER CONTRE TOUS LES CHIENS DE GARDES DU CAPITAL, CONTRE TOUS LEURS VALETS, SERVITEURS SERVILES, LES P“C“, P“S“, FRONT “NATIONAL“ DE GAUCHE, SOCIAUX-DEMOCRATES EN TOUT GENRES CE SONT EUX LES DERNIERS REMPART DE CE MONDE CAPITALISTE !

 

Partout nous sommes économiquement et socialement rabaissés par la bourgeoisie et ses chiens de gardes, découragés, démoralisés par l'impuissance que la bourgeoisie dite de “gauche“ et les forces syndicales nous ont inculqués !

Discipline, obéissance, responsabilité, prise en charge de nos luttes et de nos colères ? Voilà le baratin de tous ces beaux parleurs. La réalité c'est que cette discipline, cette obéissance, cette confiscation de nos luttes c'est la garantie de leurs bien être au détriment du nôtre ! Leurs camps est aujourd'hui  parfaitement clair pour tout le monde, c'est celle des crapules bourgeoises,celle du capitalisme !

 

NOUS DEVONS NOUS DRESSER CONTRE TOUS LES CHIENS DE GARDES DU CAPITAL QUE SONT LES SOCIAUX-DEMOCRATES QUI DEMAIN GERERONS  LE CAPITAL NOUS DEVONS LES DEMASQUER ET LES COMBATTRE AUX MEMES TITRES QUE TOUTES LES BOURGEOISIES DE CE MONDE

 

Quant a la situation en Grèce, ou toutes les ordures de droite comme de gauche, syndicats flics d'état et maquereaux de la concertation, après nous avoir endormi pendant des siècles de chauvinismes, de leur nationalisme ils nous livrent aujourd'hui pieds et mains menottées sur l'autel sacrificiel des soit disant banques du capitalisme international, obligeant (sans beaucoup de mal malgré leurs singeries et leurs mises en scènes dignes de grands bouffons du temps de la royauté) à vouloir nous faire payer leurs dettes, souscrite en douce par les administrateurs du capitalisme de droite comme de gauche, à la classe ouvrière nation par nation. Et bien au nom de notre classe nous vous le crions haut et fort ! 

 

PAYEZ DONC VOS DETTES AUSSI DISCRETEMENT QUE LORSQUE VOUS AVEZ SOUSCRIT LES EMPRUNTS !

VOTRE DETTE ON S'EN TAPE ! .... VOUS POUVEZ VOUS LA GARER LÀ OÙ ELLE A PRIS NAISSANCE !

 

Si les États ont des dettes envers quelqu'un c'est bien envers nous ouvriers, prolétaires, qu'ils sont redevables c'est à nous qu'ils doivent de l'argent '' mais qu'ils ne comptent pas sur nous, jamais nous nous mettrons à la queue d'une revendication qui ne nous concernent pas !

QU'ILS PAYENT OU PAS LEURS DETTES ON S'EN FOUT !

 

Camarades si nous ne sommes pas en mesure de riposter par une lutte unie, solidaire, internationale afin de porter une riposte classe contre classe, si nous ne sommes pas capable d'une mobilisation à la hauteur des attaques que nous subissons de la part du capitalisme international, nous serons les seuls responsables de notre "pauvreté économique et sociale" et des pires saloperies qu'on s'apprête à nous faire jouer et à endosser de par notre soumission ! Méfions-nous des stratégies sournoises qui isolent la classe ouvrière nation par nation, distillant pernicieusement les venins des bourgeoisies populistes, racistes, xénophobes et de tous les faux amis, cherchant désespérément à nous monter les un contre les autres ! Pour le moment l'État nous prend comme bouc émissaire et c'est nous qui payons leur crise, sans trop broncher d'ailleurs il faut bien le reconnaitre !, Et nous encaissons chaque jour davantage, les augmentations du coût de la vie, alimentations, gaz, carburants, cotisations en tous genres, les mutuelles, etc. Nous subissons sans trop rien dire, sans rien faire, alors les capitalistes licencie a qui mieux mieux, le capital avance sa stratégie des banqueroutes économique et sociale organisée ! 

 

CAMARADES, NOUS N'AVONS PAS SEULEMENT POUR TÅCHE DE FAIRE RECULER NOTRE BOURGEOISIE, PAR CONTRE NOUS AVONS POUR DEVOIR DE L'ABATTRE PARTOUT !  ET CA PASSERA FORCÉMENT PAR LE SOULÈVEMENT INTERNATIONAL DE NOTRE CLASSE

ALORS DEBOUT TOUS A LA LUTTE, A BAS LES NATIONS DE LA HONTE

FRATERNITÉ ENTRE NOUS ET DÉCLARONS LA GUERRE A NOS TYRANS

 

 

               F.O.R continuité  [Avril 2012]

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18 avril 2012 3 18 /04 /avril /2012 14:02

 

  BOUFON.jpg

LE “CITOYEN“ EST UN PROLÉTAIRE

QUI RENIE SA CLASSE

SANS RIEN CHANGER A SA CONDITION D'ESCLAVE !

 

ILS SONT EN TRAIN DE NOUS DEMANDER DE VOTER POUR QU'ILS PUISSENT PERPÉTUER LEUR SYSTÈME D'EXPLOITATION NOUS PRÊTER A CETTE MASCARADE C'EST LEUR ACCORDER NOTRE SOUMISSION D'ESCLAVE.


Ils défendent tous les mêmes programmes bourgeois, basés sur notre négation d'être humaine en nous transformant en marchandise entrant en concurrence selon la loi de la valeur. La bourgeoisie du front de gauche au front de droit concourent tous pour nous transformer en "citoyens", électeurs, et dans d'autres régions du globe en "chair à canon" de leurs intérêts capitalistes. Dans cette bouillie médiatique nous voilà redevenu le temps d'une élection, le bon "Peuple" de gauche pour les uns et des bons "Citoyens frondeurs " pour les autres !


LE PROLÉTARIAT N'EST PAS LE “PEUPLE“ LE PROLÉTAIRE N'EST PAS UN  “CITOYEN“ ! SES TÂCHES ET SES INTÉRÊTS NE PEUVENT ÊTRE CONFONDUES AVEC UNE QUELCONQUE COMMUNAUTÉ  AUX INTÉRÊTS AUSSI DIVERGEANT QUE CEUX D’UN SOI-DISANT  “PEUPLE“ D'UNE NATION !        


Leurs mièvreries écœurantes représentent le panel le plus complet de leurs talents de profiteurs, d'escrocs, d'imposteurs, de menteurs et d'assassins aux bottes du capitalisme. Tous voudraient nous faire oublier qu'il y a encore peu de temps ils ne prenaient pas de gants pour nous traiter de "racaille", des "pauvres cons" des "petites cervelles" des fainéants, des "lèves tard", voir de : " fermez votre caquet". Même Mélenchon ce bouffon clownesque, bourrin de la social-démocratie qui a biberonné toute sa vie les mamelles de la République, vient aujourd’hui, draper d'un verbiage gauchisant se faire passer pour un messie rouge ... quels talents ! Ils n'ont ni principe ni dignité même pas celle de leur espèce, ça donne envie de vomir !


PROLÉTAIRES NOUS NE SOMMES PAS DES “CITOYENS“ NOUS  N’AVONS  AUCUN DEVOIR ENVERS CETTE CLASSE DE FRIPOUILLE QUI DE TOUT TEMPS ONT BAFOUÉ NOS DROITS HUMAINS LES PLUS ÉLÉMENTAIRES EN NOUS RÉDUISANT EN BÊTE DE SOMME, EN ESCLAVE, EN MARCHANDISE ET AUJOURD’HUI EN MARCHANDISES EXCÉDENTAIRES, BON POUR UNE BOUCHERIE MONDIALE !

 

Les élections présidentiel comme de toutes les élections dans cette démocratie bourgeoise n'a d'autre ambition que d'élire les administrateurs et gestionnaires des intérêts économique et social d'une classe dominante la bourgeoisie au détriment d'une autre celle qui créer toutes les richesses et qui en est dépossédée, la classe ouvrière. La démocratie qu'elle nous offre est tout simplement sa dictature.


CAMARADES,  NOUS NE SOMMES RIEN PAR LES URNES, SOYONS TOUT DANS LA LUTTE POUR LE TRIOMPHE DE LA RÉVOLUTION COMMUNISTE !


Néanmoins, nous sommes bien obligés  de reconnaitre qu'en dehors de nos luttes (moment où nous pouvons parler de notre ras le bol de cette vie de merde, là ou nous prenons conscience de notre force) et bien oui en dehors de notre unité de classe de lutte nous ne somme RIEN que de simple l'individu atomisé qui auront fort peu de chance d'échapper au battage médiatique et même d'y participer volontairement ou non, d'une manière ou du autre. Qui d'entre nous n'a pas entendu en atelier ou au bureau les intentions d'un ou d'une collègue, de voter pour (x) afin de virer (y) sans aucun autre critère que l'abjection, l'écœurement, l'aversion pour tel 'individu ou tel autre d'une fraction de la classe politique bourgeoise. D'un autre côté l'abstentionnisme ne doit pas non plus être interprété, comme un rejet conscient de la duperie électorale ou d'une réelle prise de conscience de la nécessité de la lutte de classes.


Nous révolutionnaires, nous savons que de toute cette mascarade, ce n'est pas le premier tour qui compte, ni le second, mais le troisième celui de la revanche patronale sur l'ensemble des travailleurs et ça nous en sommes certains. Mais nous aussi, nous serons là, après le troisième tour et les jours suivants aussi…. ça c'est certain !  


CAMARADES, CE N'EST PAS CONTRE CE QU'ON APPELLE LA "CRISE" QU'IL FAUT SE BATTRE, C'EST CONTRE L'EXPLOITATION CAPITALISTE.  ET POUR CELA NOUS NE POUVONS ET DEVONS COMPTER QUE SUR NOS PROPRES FORCES POUR EN FINIR AVEC CE SYSTEME MONDIAL D'EXPLOITATION ET D'OPPRESSION.


 PROLÉTAIRES DE TOUS LES PAYS, UNISSEZ-VQUS,

SUPPRIMEZ LES POLICES, LES ARMÉES LA PRODUCTION DE GUERRE, LES FRONTIÈRES, LE TRAVAIL SALARIÉ.  ARMES, POUVOIR, ÉCONOMIE AU PROLÉTARIAT

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                        F.O.R continuité  [Avril 2012]

 

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Published by Aliocha - dans Internationalisme
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17 mars 2012 6 17 /03 /mars /2012 19:11

AssadAssez1.jpg
 

Manifestation de soutien au “Peuple Syrien“

C’est qui, c’est quoi  "le Peuple"  c'est quoi cette bouillie sociale !

Voilà le résultat du combat gauchiste, volontairement incapable d'avoir une position de classe !

Toujours des magouilles à la con !

Nous sommes une classe d'esclaves sans pays ni frontière !

NON A LA RESISTANCE NATIONALE !   OUI A LA GUERRE SOCIALE 

CHASSEZ VOTRE BOURGEOISIE VOUS CHASSEREZ  VOS DICTATEURS

ASSEZ  DES  MENSONGES NATIONALISTES

A BAS LES COMITES  POUR L’UNITE NATIONALE, VIVE LE POUVOIR OUVRIER !

    

Nous disons que si la classe ouvrière doit verser son sang qu'elle le fasse pour s'émanciper de l'esclavage des classes dominantes et non pour porter une classe de fripouille nationaliste de gauche comme de droite, démocrate où fasciste, car il s'agit bien du recto et du verso d'une même dictature celle d'une bourgeoisie aux intérêts antagoniques à ceux de la classe ouvrière.

Alors oui à la guerre de classe,  pour le pouvoir des travailleurs, pas une goutte de sang pour la nation.

Vive l'internationalisme prolétarien - Vive le communisme - A bas les frontières - Solidarité prolétarienne -       A bas les nations – les armées – le salariat-  les Etats ! 

Prolétaires de Syrie ou de Grèce, prolétaires  de tous les pays  unissez-vous dans la guerre de classe !

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Published by Aliocha - dans Internationalisme
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22 février 2012 3 22 /02 /février /2012 17:05

 

Debout-les-gars-reveillez-vous-il-va-falloir-en-mettre-un-.jpgLE PROLETARIAT N’EST NI DE DROITE NI DE GAUCHE,   IL EST REVOLUTIONNAIRE OU IL N’EST RIEN !

Il est clair que le sommet social patronnat / syndicat / Etat, n’avait pas d’autre perspective que de préparer un “plan d’austérité national“. L’objectif portant essentiellement sur la forme et non sur le contenu, indépendamment de l’équipe bourgeoise qui demain administrera les affaires courantes  du capital,  afin de  faire accepter des mesures d’austérité de plus en plus drastiques à l’ensemble du prolétariat.

Alors bien sûr en bon petit soldat  nos super-syndicalistes franchouillards  ont commencés par un impressionnant haka  suivis d’esbroufe, de roulement d’épaule, de gesticulation et de verbiage en tout genre puis ….doigt sur la couture du pantalon, ils ne pouvaient faillir en leur mission nationale, celle de jurer  fidélité et de faire tout ce qui est en leur pouvoir pour préserver l’état capitaliste et son ’économie nationale !  C’est-à-dire servir la soupe soporifique des Hollande et autre Mélenchon devenu les experts du “buzz“  et de leur pitoyable spectacle  avant qu’ils ne viennent  nous passer la camisole sociale !  Quelque soit le programme des équipes bourgeoises, de  tous ces notables, Sarkozy , Hollande , Mélenchon etc ... ils n’ont d’autre perspective que de maintenir ce qui les nourrit …. c’est-à-dire notre condition sociale d’esclave salarié ! Quelque soit  leurs verbiages d’un soit disant anti-capitalisme qu’il soit “dur“ ou qu’il soit  “mou“, c’est toujours  celui du capital  et eux des  ripoux, qui tout en se présentant comme nos amis et nos défenseurs, n’ont d’autre projet que de se perpétuer à travers notre esclavage.

Il est aussi évident que l’aile gauche du capital avec l’aide des syndicats, est plus à mène pour faire appliquer des politiques d’austérité. C’est pour ça que nous devons les démasquer et les combattre pour en finir de leur mascarade et de la prétendue historicité avec la classe ouvrière, crédo de leurs discours dont ils s’affublent, “socialisme“, “communisme“ qui ne sont que des mensonges ayant servi à dénaturer le but de la lutte des classes, à galvauder l’arme qu’était la grève des esclaves du travail salarié et non celle des  “dignes et glorieux travailleurs“.  Nos pères, nos frères  n’ont cherchés qu’à s’émanciper en brisant les chaines de leur esclavage, et non pour des prétendues “conquêtes sociales“ et encore moins pour avoir une reconnaissance post-mortem  de ceux qui aujourd’hui, dansent  sur leurs dépouilles. Toutes ces vermines n’ont eu de cesse que d’écraser la classe ouvrière internationale afin de satisfaire  leurs ambitions de parasite bourgeois serviteur du capitalisme. 

           POUSSONS  TOUS  A LA ROUE DE NOTRE HISTOIRE ET  LIQUIDONS CE QUI NOUS DETRUIT !

Aucune confiance ne doit être accordée à ces cliques de bourgeois qui prétendent vouloir administrer d’une manière différente la dictature sociale et économique du capitalisme !  Ils n’ont d’autre choix pour maintenir leurs privilèges  que de nous infliger une exploitation encore plus féroce, dictée par ce système !  Accepter la moindre mesure d'austérité aujourd'hui ; que ce soit des licenciements secs ou partiels, des augmentations de  productivité ou toutes autre mesure qui irait à l’encontre de nos intérêts : c’est préparer toujours plus de mesures anti-ouvrières pour demain !  De même qu’Il est évident que la flexibilité ou encore le "partage" du travail en entreprise comme solution proposée par les patrons et les syndicats pour sauver des emplois  n’est en fait  qu’un chantage, leurs menaces de licenciement, n’ont  jamais évité d’être jeté à la rue !                 

Alors terminé les négociations dans notre dos, non aux coups fourrés et au rafistolage. Une fois ça suffit ! Non aux baisses des salaires, faire des sacrifices salariaux, ne permet pas comme le prétendent les syndicats, le patronat et les partis politiques de relancer l'embauche, ni d'empêcher de nouveaux licenciements. Seuls nos intérêts de classe doivent compter et nous devrons les imposer par notre organisation indépendante face à tous ceux (syndicats,  fraction de  droite comme de gauche ainsi que de leurs extrêmes) qui au nom des impossibilités économiques de l'entreprise ou de la nation veulent faire de nous une masse inerte, soumise et agenouillée devant l'intérêt national. Rien à faire de l’économie capitaliste ! Rien à faire des nations.

Nous devons refuser tout licenciement, imposer un travail pour tous, chômeurs et jeunes et donc la diminution massive des heures ouvrables, proportionnellement au nombre d'ouvriers et aux nouveaux moyens techniques. Nous commencerons à nous manifester sur notre terrain c'est-à-dire sur un terrain qui ne tient compte que des intérêts du prolétariat mondial et non de ceux qui nous exploitent par nations et cartels interposés. Pour cela il faut s'organiser, généraliser les luttes, opposer notre organisation de classe dans la lutte à l'organisation capitaliste.

Camarades, que l'on soit  de Florange ou d’Athènes, de France ou de Grèce, si  aujourd’hui  le capital triomphe dans ses mesures d’austérité c’est parcequ’il ne trouve aucun véritable obstacle international  sur son chemin ! Sa réussite c’est notre passivité ! Nous devons riposter et faire de chacune de nos luttes, de nos grèves,  de nos manifestations, une tribune a notre internationalisme de classe, il faut crier haut et fort que nous sommes  unis, solidaires  de tous les combats de nos frères, par delà les frontières, des nations qui nous parque  comme du bétail!         

C’EST PAR L’INTERNATIONALISATION DE NOS LUTTES ET L’UNITÉ DE NOTRE CLASSE, QUE NOUS FERONS RECULER L’OFFENSIVE DU CAPITALISME MONDIAL DE SES INITIATIVES A VOULOIR NOUS FAIRE GUERROYER !  C’EST PAR L’INTERNATIONALISATION DE NOS LUTTES ET L’ABOLITION DE CE SYSTÈME QUE NOUS TRIOMPHERONS !   RIEN A FAIRE DE L’ECONOMIE CAPITALISTE ! RIEN A FAIRE DES NATIONS !  

A LA LUTTE  POUR  LA  RÉVOLUTION  SOCIALE MONDIALE.    

PROLETAIRES DE TOUS LES PAYS UNISSONS-NOUS, SUPPRIMONS LES ARMEES, LES POLICES,   

LA PRODUCTION DE GUERRE, LES FRONTIERES, LE TRAVAIL SALARIE.     

ARMES - POUVOIR - ECONOMIE AU PROLETARIAT. 

février 2012

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17 janvier 2012 2 17 /01 /janvier /2012 21:48

 

 CONSEILS OUVRIERS ALSACE 1918 BLOG1

                               Quand le drapeau rouge flottait sur la cathédrale  de Strasbourg

 

Des conseils de soldats et d’ouvriers en Alsace Lorraine de Colmar à Mulhouse, de Strasbourg à Haguenau, de Metz à Thionville !

                                                                          C'est quoi cette histoire ? 

Ne cherchez pas dans vos livres d’histoire puisque pour les autorités françaises, les conseils d’ouvriers et de soldats en Alsace-Lorraine  n’ont jamais existé. (Ou alors un tout petit peu)

 

 

L’épopée des marins revenus en Alsace pour y apporter la révolution, leur volonté d’organiser des conseils de soldats et d’ouvriers (appelés aussi « soviet ») à Colmar, Mulhouse, Haguenau, Strasbourg… Puis nous verrons comment l’opposition des alsaciens “socialistes“  français a su détourner cette vague révolutionnaire pour activer l’arrivée de l’armée française, délivrant ainsi l’Alsace du joug allemand qu’il soit impérialiste  et “encore moins“ bolchevique ……

                          Extrait  du dossier de presse  de : “Quand le drapeau rouge flottait sur la cathédrale“

 

 Le-Drapeau-rouge.jpg

 

En Allemagne le 30 octobre 1918 l’Etat-major du port de Kiel et de Wilhelmshafen ordonna, sans consulter le gouvernement, une ultime sortie de la flotte allemande. Mais les marins, refusant de mourir pour l’honneur, se mutinèrent. Le 31, furieux de s’être fait voler son ultime baroud d’honneur, l’état-major jusqu’au-boutiste, transfère 600 marins mutinés à Kiel, un des principaux ports de guerre, et met aux arrêts les meneurs. Beaucoup des 16 000 Alsaciens-Lorrains incorporés dans la Kriegsmarine avaient participé à la mutinerie de Kiel. Ils rentrent chez eux, emportant leurs espoirs révolutionnaires. En cette fin d’octobre 1918, de nombreux soldats, marins et ouvriers décidèrent d’élire des conseils ouvriers, similaires aux soviets russes, prenant le pouvoir dans de nombreuses villes du pays. Les marins se libèrent de la tutelle de leurs officiers et s'organisent dans des soviets appuyés par les ouvriers des chantiers navals. Ils réclament la paix immédiate, revendiquent la création des conseils ouvriers et paysans, et l'abolition de la dynastie et c’est ainsi que le drapeau rouge flotta bientôt sur tous les navires de la baltique

 Kiel-port-de-la-baltique-point-de-depart-de-la-revolte.jpg



La contagion révolutionnaire se répand rapidement ,le mouvement gagne les grandes villes du Nord : Lübeck, Hambourg, Brême. Cologne, Munich et Berlin Novembre 1918, un vent de liberté souffle sur l'ensemble de l'Allemagne : 3 novembre 1918, l’armée tire sur les 600 manifestants exigeant la libération de marins mutinés. Le lendemain, c’est l’insurrection. Pour les révolutionnaires, l’heure a sonné de la révolution sociale. Le 8 novembre, un conseil d'ouvriers, de paysans et de soldats établit la « République des conseils de Bavière ». Le même jour, la population de Strasbourg apprend la proclamation de cette République des conseils et la situation devient insurrectionnelle. En Alsace-Lorraine, l'état-major allemand est dépassé. Le lendemain à Berlin est créé un « comité d'action » composé, en partie, par des spartakistes et des délégués d'usine. La peur d'une révolution émancipatrice, faisant suite à la guerre, s'empare alors des classes bourgeoises, et la réaction des principaux chefs des partis sociaux-démocrates de France et d'Allemagne est la même : il faut rétablir l'ordre à tout prix. Le 9 novembre 1918, Guillaume II (empereur d'Allemagne, issu de la dynastie prussienne des Hohenzollern ; protégé par les nazis, il meurt en 1941) abdique, et le chancelier Max von Baden (chancelier du Reich) transmet ses pouvoirs au social-démocrate Friedrich Ebert (premier président de la République allemande de 1919 à 1925 ; déjà nationaliste en 1914 et favorable à l'Union sacrée, il participe à la répression et à la destruction du mouvement spartakiste en 1919).


Les marins de Kiel, pour beaucoup originaires du Land Elsass Lothringen, décident de réquisitionner deux trains pour rentrer chez eux. Il faut souligner le rôle actif joué par les Alsaciens-Lorrains dans la préparation et le développement du mouvement révolutionnaire à l'intérieur des différentes parties de l'Allemagne. Ils arrivent les 9 et 10 novembre à Strasbourg et font de la gare un des foyers de la liberté. (La date du 13 Novembre serait plus exacte comme le  précise JP)   Il fallait propager en Alsace l'incendie allumé sur les côtes de la mer du Nord et qui embrasait l'Allemagne entière.

 

 Train-soldats-aux-poings-vengeurs.jpg

 

Dans  la nuit, le train roulant à toute vapeur passa Osnabrück, Münster, Düsseldorf, Cologne sans s'arrêter, sa cheminée lançait des flammèches. C'était le mercredi 13 novembre. Et aujourd'hui jeudi, ils étaient arrivés à Strasbourg : 180 hommes seulement. Car ils en avaient déposé 40 en cours de route à Metz et à Sarrebruck. A 180 ils formèrent les rangs sur la grande place de la gare de Strasbourg, mirent les fusils à l'épaule, puis sans perdre une minute, drapeau rouge en tête, ils se dirigèrent par l'étroite rue Kuss vers le quai Saint-Jean, puis vers le quai Kléber, d'où ils gagnèrent rapidement le palais de justice ; ils allaient à toute allure car ils avaient déjà compris une chose : en matière de guerre ou de révolution, la rapidité est déterminante. Si tu n'es pas assez rapide, l'autre l'est, et si tu es plus rapide que l'autre, tu as déjà à moitié gagné. »

 

Les ouvriers se mettent en grève et se mobilisent pour soutenir le mouvement révolutionnaire. Celui-ci fait tache d'huile et s'étend à toutes les casernes et cantonnements d'Alsace jusque sur le front. Sur le front des Vosges,  on fraternise et on manifeste avec le drapeau rouge. A Saverne, les soldats se mutinent, pendant qu'en Lorraine les nombreux immigrés italiens présents se joignent au mouvement. Les militaires (l'essentiel de la population active de la classe ouvrière est sous l'uniforme) et les ouvrières qui arborent le drapeau rouge organisent des conseils à Haguenau, Colmar, Mulhouse, Sélestat, Saverne, Guebwiller, Metz, Schiltigheim, Bischwiller, Molsheim, Erstein, Neuf-Brisach, Thionville, Sarreguemines, etc. L'administration municipale s'effondre, et nulle part le mouvement révolutionnaire ne rencontre de résistance dans la population.

 

 Strasbourg-soviet-proclamation-1918.jpg

Des conseils prennent en charge les usines pendant que les mines sont occupées, comme à Knutange. A Algrange, Hagondange, Rombas, des grèves sauvages éclatent. Les conséquences de l'arrivée des insurgés sont immédiates : l'ancien Etat s'écroule et emporte avec lui le gouvernement Schwander Hauss (du nom du maire de Strasbourg et du secrétaire d'Etat allemand) ; mais, suivant la situation dans les villes et les villages, il n'y a pas systématiquement de transformation importante des pouvoirs institutionnels en place. Pour tenter de faire contrepoids aux révoltés, les parlementaires transforment le Landtag en conseil national d'Alsace-Lorraine, ou Nationalrat. En réalité, le Nationalrat, parlement censé être la représentation nationale alsacienne, n'a aucune force, et seuls subsistent des organes de pouvoir à l'échelle locale. Dans le même temps, les sociaux-démocrates alsaciens favorisent la création de conseils ouvriers, et y participent dans toute l'Alsace-Lorraine pour pouvoir noyauter et contrôler le mouvement révolutionnaire afin de faire balancier aux conseils de soldats, beaucoup plus à la recherche d'une rupture sociale. Ces sociaux-démocrates sont « nationalistes chauvins », attachés à l'héritage jacobin de la Révolution française, hostiles à l'internationalisme, à l'autonomie de l'Alsace-Lorraine et à l'émancipation du prolétariat. (Lire « La social-démocratie alsacienne soutient puis écrase les soviets en nov. 1918 » et « Le mythe de la gauche : Un siècle d'illusions social-démocrates ».

 

Les soviets de Strasbourg et leur noyautage par les sociaux-démocrates.

Les soviets fleurissent dans Strasbourg, et le soir du 10 novembre il y a deux véritables pouvoirs dans la ville : le comité exécutif et l'ancien conseil municipal (avec Peirotes, Frey et Antoni). Il est composé de 13 membres élus par les différents conseils d'ouvriers et de soldats, siégeant au tribunal sous la présidence modératrice de Rebholz (secrétaire du Syndicat des ouvriers brasseurs) ; parmi eux, Jacques Peirotes. A côté de ce conseil d'opérette siège  le puissant soviet du tribunal (composé des soldats insurgés qui poussent à la révolution).

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Ainsi, l'autorité passe entre les mains des différents conseils, dont les objectifs principaux sont : la destruction de l'ancien système, l'extension internationale du mouvement révolutionnaire et la création d'un monde meilleur et plus heureux. Ils exigent du gouverneur Rohden la liberté de presse et d'expression, la levée de la censure sur le courrier, le droit de manifester. Les prisons ouvrent leurs portes et les conseils se rendent maîtres des bâtiments publics. Toutes les marques d'autorité sont supprimées et la ville se hérisse de drapeaux rouges. Une trentaine de commissions organisent la vie quotidienne (transport, finances, ravitaillement, démobilisation, justice...). Des grèves radicales éclatent, comme celle des cheminots. On peut lire sur les affiches qui couvrent les murs de Strasbourg : « Nous n'avons rien de commun avec les Etats capitalistes ; notre mot d'ordre est : Ni Allemands, ni Français, ni neutres. Le drapeau rouge a triomphé. »

 

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Pour limiter cette poussée des insurgés et briser le souffle émancipateur du soulèvement social, les sociaux- démocrates et les municipalités jouent la carte du maintien de l'ordre dans la rue. L'augmentation des gardes civiques mises en place pour éviter les « pillages » va être une excuse pour limiter le pouvoir des conseils.

En réalité, les pillages et les réquisitions forcés des conseils sont une question de nécessité pour la population, qui doit survivre à l'effondrement de l'approvisionnement des villes, en ces temps difficiles, après quatre années de guerre, de rationnement et de réquisitions par l'armée allemande. Les tensions entre la bourgeoisie germanophile et la bourgeoisie francophile s'exacerbent, mais le consensus se fait autour de la destruction des conseils. Ainsi, la bourgeoisie allemande de Strasbourg ne cessera de faire appel aux troupes françaises, et un slogan courra dans les quartiers bourgeois : « Plutôt Français que rouges ». L'inquiétude va s'étendre aux chefs religieux, qui craignent pour leurs Eglises. Mais ceux-ci sont divisés sur l'attitude à adopter vis-à-vis de la France. Une partie est attachée à l'ordre « à tout prix », tandis que l'autre, issue d'une fraction de la bourgeoisie alsacienne, soutient l'idée de l'indépendance alsacienne comme tampon entre la France et l'Allemagne : le camp neutraliste.

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Ce contexte chaotique permet de mieux saisir la difficulté des soviets à mettre la révolution en pratique. Le 10 novembre, le président du conseil des ouvriers, Rebholz, proclame – sous la pression – devant le corps de garde de l'Aubette la « République socialiste ». A la suite de cette déclaration, Peirotes (chef du Parti socialiste et directeur de la Freie Presse socialiste qui devient l'organe officiel des soviets, assurant ainsi le pouvoir des sociaux-démocrates sur l'information) fait de même sous la statue du général de la Révolution française Kléber. Mais il se garde de définir la forme de sa république. Peirotes va dès lors devenir l'un des fossoyeurs principaux de la révolution de 1918 et de l'autonomie alsacienne. Il cumule les fonctions de membre du comité exécutif des conseils de soldats et d'ouvriers, de maire de Strasbourg et de ministre sans portefeuille de l'exécutif provisoire. Comme Richard à Colmar, comme Martin et Wicky à Mulhouse, l'exemple des conseils est pour lui une horrible perspective de liberté. Le social-démocrate Jacques Peirotes maire de Strasbourg écrit secrètement au grand quartier général (GQG) français et demande aux généraux de « hâter leur arrivée à Strasbourg, la domination des rouges menaçant de prendre une fin tragique », bien que les conseils ne souhaitent pas contester la légitimité du pouvoir municipal. On ne touchera donc pas à la propriété privée. Le 17 novembre, les troupes françaises arrivent à Mulhouse, mettant fin aux conseils, sans combats. En effet, le 15 novembre, une foule de marins révolutionnaires libérés des villes d'Allemagne du Nord vient renforcer le soviet du tribunal afin de défendre la nouvelle république. Pour Peirotes, il faut éviter par tous les moyens – même les plus crapuleux – une remise en cause de l'ordre social. C'est d'ailleurs lui qui prend l'initiative de constituer un comité exécutif à Strasbourg pour contrôler les conseils. Les sociaux-démocrates nationalistes ont pour principal souci de canaliser le mouvement en attendant l'arrivée des troupes françaises pour éviter la création d'une entité politique neutre ou révolutionnaire, autonome ou internationaliste.

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Le 22 novembre, le général Gouraud entre dans Strasbourg. L’acclamation de la foule suffira : il n’y aura jamais de référendum sur l’autodétermination. Le drapeau tricolore remplace le drapeau rouge qui flottait sur la cathédrale. L’armée française se précipite tout de suite au palais de Justice où se tenaient les réunions des conseils. Les agitateurs sont expulsés et les organisations ouvrières placées sous contrôle. Tous les décrets sociaux sont annulés : pour les autorités françaises, les conseils d’ouvriers et de soldats n’ont jamais existé.

 

Quant au Nationalrat, sorte de Conseil national créé par les sociaux-démocrates et la bourgeoisie Alsacienne (limité à Alsace-Lorraine devenue indépendante), il tombe sous la coupe des partisans du retour pur et simple à la France, les adversaires de l'autonomie. Le 22 novembre, l'armée française entre en force dans Strasbourg, la révolution est définitivement écrasée, les conseils sont dissous et la répression de l'armée française est féroce : déportations et exécutions sommaires. Le palais de justice est occupé pendant que la troupe s'empare des usines. Tous les « agitateurs » sont expulsés (220 000 personnes sont humiliées et chassées avec des bagages limités à 40 kilos, notamment en Algérie) et tous les décrets sociaux sont annulés.

 

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             La mise au pas de l'Alsace-Lorraine et la pommade du syndicalisme réformiste


Les Alsaciens vont ainsi passer d'un régime de dictature militaire allemand – qui s'était assoupli à cause des nombreux mouvements sociaux alsaciens et de la situation militaire de l'Allemagne – à un régime de dictature militaire français. L'Alsace est mise « en coupe réglée » par la France jusqu'en 1924. Ainsi, la République française ne reconnaît pas le Nationalrat et abroge la Constitution du Land Elsass-Lothringen (arrachée par les autonomistes à l'Empire allemand en 1911). L'Alsace-Lorraine se voit administrée directe- ment par Paris. L'idée étant de prendre de court les mouvements neutralistes et autonomistes qui retrouvent de la vigueur. Il faut imposer la centralisation et la départementalisation ! D'ailleurs, la France escamote le plébiscite de 1918 réclamé par les Américains, les Anglais et les Allemands sur la question de l'Alsace-Lorraine. De fait, le gouvernement français ne reconnaît qu'une autorité : la sienne, celle du vainqueur militaire. Pour mieux soumettre la population, les Alsaciens-Lorrains sont répartis par les autorités françaises en quatre « races », avec quatre modèles de carte d'identité « raciale » (environ 120 000 personnes sont expulsées). Les conséquences sont multiples : création de « commissions de triage », internement, expulsions de population, épuration ethnique, expulsion ou internement des opposants politiques, droit du sang, et cela alors que la France républicaine se veut la promotrice, à travers ses colonies, du droit du sol. Les autorités se comportent avec l’Alsace-Lorraine comme avec une colonie : privilèges financiers et postes à responsabilités pour les Français de l'« intérieur », salaires moindres pour les ouvriers alsaciens, impôts plus lourds, incorporation militaire, apprentissage brutal de la langue française, de la culture et du système scolaire et universitaire. C'est dans un environnement de « malaise alsacien-lorrain » et de destruction de la révolution de 1918 que le syndicalisme renaît en 1919. Le 23 février 1919, les anciens sociaux-démocrates – très appréciés par les autorités françaises à cause du rôle qu'ils ont joué dans la destruction des soviets alsaciens – proclament leur rattachement à la SFIO. C'est le premier groupe politique alsacien à s'intégrer à un parti politique français et à revendiquer l'assimilation immédiate à la France (le parti s'organise sur une base départementale, découpage typiquement français). Il vient plomber les mouvements sociaux et neutraliser la culture de lutte née pendant les journées du « novembre rouge ». Comme avant 1918 et dès janvier 1919, la Fédération du Bas-Rhin de la SFIO, présidée par Jacques Peirotes, s'appuie sur les syndicats socialistes ralliés à la CGT, liant syndicat et parti politique, tout en étant proche des positions de l'UGB (voir l’encadré). La CGT alsacienne préfère la négociation à la lutte et aux grèves. Ce qui, dans l'histoire du syndicalisme, est une triste nouveauté : le syndicalisme réformiste et l'idée d'un syndicat seulement réformiste. Pour l'anecdote, quand Jean Kaspar deviendra secrétaire général de la CFDT en 1988, Edmond Maire se félicitera de voir un Alsacien à la tête d'un grand syndicat « attaché aux réformes », et comme étant « l'aboutissement d'une boucle historique débutée il y a soixante-dix ans ». 1918-1988 = soixante-dix ans, CQFD !


De son côté, la CFTC (créée en 1919) combat la lutte des classes et cherche par tous les moyens à diviser le prolétariat en jouant sur la fibre religieuse des travailleurs alsaciens-lorrains. Les dirigeants de la CFTC, guidés par la « providence divine », jouent la carte du paternalisme et de l'assimilation. La période de 1919 à 1920 – malgré la répression, le chloroforme des sociaux-démocrates et des syndicats réformistes – voit l'explosion des luttes sociales (165 grèves en deux ans) et la réapparition des grèves insurrectionnelles inspirées des exemples russe et allemand. Ainsi, la grève générale du 20 avril 1920 qui éclate à Hagondange, en Moselle, prend dès le début un caractère politique : la domination arbitraire, la grossière exploitation et le refus de l'autonomie par la France y sont dénoncés. Le 21 avril 1920, 98 % de la population ouvrière de l'Alsace-Lorraine suit le mot d'ordre de grève générale, et un véritable mouvement populaire insurrectionnel se crée. L'industrie, le commerce, les moyens de transport sont paralysés. Le mouvement entre en ébullition et a la possibilité de se répandre dans les régions voisines. La « révolution » est de nouveau « aux portes de la France ».


Cependant, une délégation (composée de sociaux-démocrates et de représentants syndicaux de la CGT) envoyée à Paris ordonne aux comités de grève de procéder à la reprise du travail, faisant ainsi échouer lamentablement le mouvement. Ces pitoyables négociations n'aboutissent pas, car le gouvernement de Millerand ne s'engage à rien. Charles Hueber, un des principaux meneurs du mouvement, dégoûté par les actions crapuleuses des socialistes, crée à la fin de décembre 1920, avec Ernest Haas et Michel Heysch, le Parti communiste d'Alsace-Lorraine. Ce parti est très lié à la Confédération générale du travail unitaire (la CGTU est puissante dans l'industrie du bâtiment, les ateliers des chemins de fer et les services d'entretien municipaux) et défend l'autonomie. Ses membres vont subir, avec ceux de la CGTU, la violence patronale associée à la répression féroce du régime militaire et policier français : expulsions, listes noires, emprisonnements arbitraires et bataillons disciplinaires. Cette répression méthodique va affaiblir durablement les mouvements ouvriers en Alsace-Lorraine.

 

 

Sites et livres consultés et à consulter :

http://alsace.alternativelibertaire.org

http://oclibertaire.free.fr

Alfred Döblin, Novembre 1918. Une révolution allemande Tome I  “Bourgeois et soldats“

Remerciements :

Courant alternatif, hors série N°2, 3ème trimestre 1999

Courant Alternatif, anarchiste-communiste.

Vincent x,  Théo Rival (AL Vendôme), Renaud (AL Alsace)

Documentaire DVD de 53 minutes écrit et réalisé par Jean-Noël Delamarre, disponible : “Aux productions de la Lanterne“.

 

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Published by Gaétan /Hanscé: - dans Internationalisme
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9 janvier 2012 1 09 /01 /janvier /2012 20:50

                                                                                       Les Spartakistes

 «En quoi  cet hommage ne s’inscrirait-il pas dans les  “usages“  des communistes révolutionnaires ? Etre communiste ce n’est pas nier  l’individu, au contraire, la  négation des potentialités individuelles créatrices  est celle des sociétés de classes et plus particulièrement  celle du capitalisme !  Pour nous communistes, un individu qui fait le choix audacieux, risqué, de la révolution ne le fait pas en vertu de seules déterminations objectives qui le "pousseraient" dans le dos. Un tel individu fait un réel choix, au sens plein du terme : il aurait pu tout aussi bien ne pas miser sur la révolution ». (3) 

 IMAGE SPARTAKISTES BLOG 2

En 1915, Karl Liebknecht avec Rosa Luxemburg  et Leo Jogiches organisent le groupe « Internationale » qui deviendra plus tard sous l’impulsion d’Ernest Meyer  le “Groupe Spartakiste“ afin pensent-ils de frapper l‘esprits des ouvriers par leur détermination d’une politique sans compromis. (1)

La Ligue Spartacus (Spartakusbund), médiatise ses vues dans un journal intitulé Spartakusbriefe (" Lettres de Spartacus "). Pendant son incarcération, Rosa publia encore, toujours avec Liebknecht, les Lettres politiques, devenues les Spartakusbriefe («lettres de Spartacus»), dont le premier numéro sortit en septembre 1916. Elle exprima sa joie devant la révolution bolchevique, tout en en critiquant certains aspects dans diverses notes initialement peut-être destinées à son seul usage personnel, et réunies dans un ouvrage posthume, la Révolution russe, publié en 1922

Rosa Luxemburg  écrit dans une ébauche de programme : une ligne politique révolutionnaire  claire fermement opposée au révisionnisme et à tout accommodement avec la bourgeoisie : « La ligue Spartakus n’est pas un parti qui cherche à arriver au pouvoir en passant par-dessus les masses laborieuses ou avec leur appui. La ligue Spartakus ne représente que la fraction la plus déterminée du prolétariat, la partie la plus consciente du but commun, celle qui, à chaque pas du chemin parcouru par toute la large masse ouvrière, rappelle celle-ci à la conscience de ses tâches historiques».

Le journal et le groupe fut bientôt déclaré illégal. 

Le groupe définit la guerre comme une guerre impérialiste et refuse la politique de soutien au gouvernement du chancelier Bethmann Hollweg (le vote des crédits militaires notamment) pratiquée par la direction du Parti social-démocrate (S.P.D.). Dans les positions internationaliste des Spartakistes, il n'y a place ni pour l'opportunisme parlementaire ni pour les compromis quotidiens; une réalité sociale simple et brutale engendrait chez eux une foi active et entière….. Cette intransigeance, la social- démocratie leur fera payer très cher ! La bourgeoisie tout comme les centristes haïssent  les Spartakistes et la vieille garde sociale-démocrate est  unanime pour partager cette aversion.

Il faut neutraliser les Spartakistes par tous les moyens ! il faut arrêter les agitateurs et  leurs tracts à la gloire de la lutte des classes, ils chamboulent les esprits des ouvriers, ils mettent la pagaille dans les usines et même dans les casernes ! Ce sont des anarchistes, des terroristes qui ne respectent pas les règles habituelles du  jeu politique. Ordre est donné,  il faut  neutraliser  les spartakistes quel qu'en soit le prix ! Pour le SPD  il est clair que tôt ou tard, les spartakistes devront payer  l’intransigeance de leur position  et leur  refus de tout  compromis.

Pendant ce temps une certaine débâcle règne au sein du SPD, des dissidents sociaux-démocrates écœurés, dégoutés du chauvinisme et du légitimisme  de la majorité de la direction du SPD se retire pour rejoindre le USPD. (Parti Social-démocrate Indépendant d’Allemagne) Les spartakistes ne se sépareront du S.P.D. qu'en avril 1917 pour  adhérer à  l’USPD, tout en soulignant qu'ils conserveront leur autonomie au sein du nouveau parti et en ne se privant pas de dénoncer la mollesse pratique et les ambiguïtés théoriques de sa direction. Les spartakistes jugent futiles et prétentieux les palabres des socialistes Indépendants et leurs spéculations sur les résultats aux élections passées, présentes et futures. Eux les Spartakistes veulent vider l’état de sa substance, désarmer les polices, les armées et distribuer les armes à tous les prolétaires pour suivre l’exemple des soviets.

Le Spartakusbund se transforma, lors de son congrès (du 30 décembre 1918 au 1er janvier 1919), en Parti communiste allemand (Spartakus) - KDPS selon le sigle allemand -, dont elle rédigea le programme. Libérée parmi les derniers prisonniers politiques, le 9 novembre 1918, elle participa activement à l'action révolutionnaire à Berlin, et assura la rédaction du journal Die Rote Fahne, dont le 1er numéro parut  16 novembre 1918 («le Drapeau rouge»). 

Elle prononça devant ce congrès de fondation un discours dans lequel elle exprimait sa conviction que la révolution en cours ne pouvait vaincre que si elle recevait l'appui de «la grande majorité des masses prolétariennes» - le mouvement révolutionnaire en cours, cependant, restait sinon minoritaire, du moins très divisé, et devait faire face à de nombreux adversaires, tant dans l'armée qu'au sein du parti social-démocrate.

1er Janvier 1919, les Spartakistes  acclament Rosa et Karl Liebknecht  qui viennent de fonder le KPD.  Émeutes, grèves, putschs, se succéderont.

                                                          La révolution spartakiste

Pendant des jours et des semaines beaucoup d’ouvriers ne travaillent plus. Ils sont dans la rue, ils ne semblent plus avoir besoin de sommeil. Les trottoirs  comme les bars deviennent des lieux prit d’assaut par des orateurs surgit de nulle part. Des militants gardent les accès des rues et des cafés et hurlent en fin d’intervention de leur leader :

-           Vive la révolution !

Plus personne ne pense à ironiser ni même à s’esclaffer. Des cris jaillissent inlassablement de centaines de gosiers.

-           Vive la révolution mondiale !

-           Vive la paix !

-           Vive Eisner !                                                                                                                      

Munich hurle, marche, règle des comptes et, comme à Berlin, les flics ne se montrent plus. Comme à Kiel, les soldats se joignent aux civils. Les uns attachent des mouchoirs rouges à leurs fusils. Les autres jettent leurs armes ou les donnent à qui en veut.                                                                                                           

La masse pille les magasins. Elle se rue à l'assaut des casernes, des prisons. Gare aux gradés, aux geôliers dont elle parvient à s'emparer ! S'ils s'en tirent avec des uniformes en loques, des blessures ou des membres cassés, ils ont de la chance. A l'école militaire, quelqu'un essaie d'arrêter les attaquants. Un coup de feu claque et provoque pendant une seconde ou deux un silence stupéfait. Ensuite, une clameur hystérique emplit le bâtiment. Une demi-heure plus tard, un drapeau écarlate flotte à l'une des fenêtres. Le mobilier est saccagé. Dans la cour gisent des officiers tués. L'un d'eux a reçu un coup de poing si puissant que son casque enfoncé sur son crâne lui recouvre la figure et les oreilles. Le trésorier-payeur, un malingre entre deux âges auquel on vient d'arracher les épaulettes et que les bidasses sont en train de bousculer, pleure comme un gosse. Les trouffions rigolent, mais finissent par le laisser courir. A leurs yeux, la révolution est encore un jeu de massacre. Pour une poupée manquée, ils espèrent bien en abattre trois autres.

Ludwig Auer, le chef des sociaux-démocrates majoritaires, et ses partisans se dépensent pour éviter dans la mesure du possible les excès. Pour donner l'exemple, ils traversent la ville en bon ordre, musique en tête. Les indépendants et les Spartakistes commentent, pleins de mépris:     

-        Ce sont des blancs-becs, des merdeux!              

 Le 8 novembre, un Kurt Eisner blême et épuisé se montre sur la Theresienwiese. Il annonce l'élection du Conseil d'ouvriers et de Soldats. Puis, il proclame d'une voix chevrotante d'émotion la République de Bavière. Le roi Louis III n'a pas attendu ce moment solennel pour quitter sa capitale. En compagnie du prince héritier Ruprecht, il s'est réfugié à Wildenwart, l'un des petits châteaux champêtres, construits sur l'ordre du malheureux Louis II qui a perdu la raison. En Allemagne, Sa Majesté est la première à abdiquer. Elle est suivie de près par Guillaume de Hohenzollern et par Wilhelm-Ernst, roi de Saxe. -  La Bavière sera rouge pendant trois mois.-

                                                               Berlin, 1919...

Janvier... Le froid qui vient de l'est se fait sentir sur le Kurfuerstendamn, l'avenue des grands magasins, des pâtisseries et des cabarets célèbres. Quelques personnes entourent pourtant quatre marins qui empoignent un jeune lieutenant. Ils rigolent, lâchent des paillardises, mais leurs regards sont menaçants. Trois des gaillards immobilisent la victime. Le quatrième lui arrache ses galons. Après quoi, ils exigent qu'elle leur remette son épée. Elle obéit sans protester. Deux ou trois badauds applaudissent, tandis qu'un vieux monsieur s'indigne. Comment, un officier de la Reichswehr, peut-il supporter passivement un tel affront ? Le jeune homme est devenu pâle. Pourtant, il hausse les épaules :

-          C'est la révolution.                                                                                              

Il ne se trompe pas tout à fait. Les Spartakistes ont adhéré en bloc au Parti Communiste Allemand, fondé au début du mois par Rosa Luxemburg et Karl Liebknecht. A présent, ils font, comme ils l'ont promis, la guerre au gouvernement, aux « assassins de matelots du port de la Baltique ».

La grève générale paralyse la capitale. Les journaux publient quotidiennement de pathétiques appels au calme et à l'ordre. Les décrets se multiplient pour inciter les citoyens à reprendre le travail et pour empêcher les effusions de sang. Mais, il y a chaque jour des combats et des cadavres. Les trains ne circulent plus que sporadiquement. Les Berlinois s'éclairent au pétrole et à la chandelle. Pour boire, préparer les repas et se laver, ils cassent avec des pics la couche de glace sur la Spree. Si cette situation se prolonge, ils risquent une famine pire qu'en 17 et 18.

Ebert, fraîchement élu à la présidence de la république, Scheidemann, son Premier ministre, et Noske promu au poste de ministre de la Reichswehr sont au pied du mur. Ils destituent Eichhorn, le préfet de police de Berlin qu'ils accusent d'être trop à gauche et de faire le jeu des communistes. S'ils désiraient jeter de l'huile sur le feu, ils ne s'y prendraient pas autrement. En réponse à leur initiative d'une maladresse à peine croyable, la révolte se durcit. Il ne reste plus qu'à appeler l'armée au secours pour mater l'insurrection et pour provoquer d'autres tueries. Les “camarades “  Ebert, Scheidemann et Noske n'y manquent pas.     

Dans la Ruhr, janvier-février 1919...Les cheminées des aciéries ne fument plus. Les bennes ne descendent plus sous terre pour remonter le charbon. Les gueules noires battent la semelle devant l'entrée des mines et soufflent sur leurs doigts engourdis. Les métallos en font autant dans les cours des fabriques. Le soir, tous rentrent dans leurs bicoques en briques. Ils traînent les pieds, plus éreintés qu'après avoir pioché dans les boyaux ou être restés debout dans les ateliers et sur les chantiers. Leurs compagnes inquiètes les interrogent. Alors, ça va encore durer longtemps, cette grève ? Comment est-ce qu'on se débrouillera à la fin du mois ? Ils répondent par de vagues grognements, hochent la tête, puis avalent en silence leurs patates bouillies et un pichet de mauvaise bière. Mieux vaut ne pas discuter de ça avec des femmes qui s’inquiètent. Elles ne voient pas plus loin que le rhume du môme, les dettes chez l'épicier et le bois qu'il faudrait acheter en cette saison.    

Naturellement, les exceptions existent. Par exemple, Clara. Zetkin, la révolutionnaire qui ne pense qu'à changer le monde.En 17,elle a été parmi ceux qui ont fondé le Parti Social-démocrate Indépendant.     

Ou Rosa Luxemburg !  Celle-là, on la connaît bien, dans la Ruhr ! Elle est venue, l'année d'avant, avec Liebknecht, tout juste sorti de prison et le camarade Léviné qui s'occupe de politique à Düsseldorf. Tout le monde se souvient d'eux. Ils sont allés à Duisburg, à Solingen, à Müllheim, à Essen. Ils ont expliqué que les Conseils d'Ouvriers et de Soldats s'emparaient un peu partout du pouvoir. Après quoi, ils ont invité les prolétaires à se défendre avec plus d'énergie contre le patronat. Enfin, ils ont évoqué ce qui se passait en Russie et promis la révolution mondiale pour demain ou, au plus tard, après- demain.                        

C'étaient de bons orateurs. Quand on les écoutait, on se sentait tout ragaillardi. Mais, à quoi cela sert-il maintenant ? Toute l'Allemagne sait que Liebknecht et Luxemburg viennent d'être assassinés, que Noske a réprimé avec la dernière des brutalités les grèves et les révoltes dans la capitale.   

Les ouvriers de la Ruhr serrent les poings. Les communistes et les sociaux-démocrates indépendants organisent des réunions, des défilés, des protestations. Ils grondent:                                                

-          Rosa et Karl ont donné leur vie pour le prolétariat. Nous les vengerons ! La révolution triomphera envers et contre tout !              

Les autres se taisent. Ils se méfient plutôt des phrases ronflantes. Ils votent social-démocrate, même si la social-démocratie les dégoûte. Pour le reste, ils s'en tiennent aux consignes de leurs syndicats  (L'A.A.U.D). Le samedi soir, à l'auberge, ils répètent:                                                                                 

-          C'est du solide. Ça existe depuis plus de cinquante ans. On peut se fier à des dirigeants syndicalistes(L’AAUD) qui ne sont pas des Gustav Noske.

 

Les communistes et les indépendants sont presque tous jeunes et ils grimacent. Ils traitent leurs aînés de dégonflés, de complices objectifs de la droite. On en vient souvent aux mains. Les vieux de la vieille tapent comme des sourds parce qu'ils tiennent, eux aussi, à leur parti, à leur syndicat et également pour prouver qu'ils ne sont pas des lâches, ni des vendus. Seulement, à quoi bon en parler chez soi ? Pour avoir la paix, le mieux est encore de se taire. Les récriminations et les larmes des femmes rendent plus difficile de tenir le coup.

La droite se spécialise dans les assassinats politiques. Le 15 janvier 1919, elle se fait la main sur Karl Liebknecht et  Rosa Luxemburg. Le calcul est bon, car la plupart des Allemand« détestent cet homme et cette femme. Depuis le Noël sanglant qui a coûté la vie à onze marins partout dans le Reich, mais surtout à Berlin, les grèves et émeutes se succèdent. La capitale allemande n'est plus qu’une énorme pieuvre à moitié paralysée et, pourtant, agitée soubresauts. Plus rien ne fonctionne normalement. Chaque avenue, chaque rue se change en champ de bataille. La république à peine née vacille sur ses assises. Les possédants de ton calibre prennent peur. Il faut des boucs émissaires pour leur mettre sur le dos les désordres incessants et pour canaliser l'exaspération croissante de larges couches de la population. Alors, haro sur les Spartakistes qui viennent de fonder le parti communiste ! Haro surtout sur leurs chefs, Rosa et Karl.               

La militante à l'aspect maladif adore tout ce qui vit. Ses amis la surprennent en train de réchauffer des guêpes à moitié gelées et de chasser des fourmis en train de dévorer un scarabée. Et par dessus le marché, elle désapprouve l'insurrection et la violence déclenchées par ses camarades de parti. Mais, elle se plie à la décision de la majorité parce qu'elle croit à la démocratie. Elle solidarise avec les émeutiers pour ne pas se couper des ouvriers. Qu'à cela ne tienne ! Ses ennemis l'appellent Rosa, la sanglante. Le « Vorwaerts », organe de la social-démocratie, et la presse libérale ou de gauche la couvrent autant d'injures que les feuilles du camp adverse.

Liebknecht, quant à lui, ne cache pas qu'il rêve d'un socialisme à la russe et d'une guerre ouverte contre le capitalisme. Un homme à abattre ! En ce mois de janvier, les murs de Berlin se couvrent d'affiches qui proclament : « ...Tuez Liechknecht ! Après, vous aurez la paix, du travail et du pain. » L’appel au meurtre que les gardiens de l'ordre prennent bien soin de ne pas enlever est signé : « les soldats du front »... Il 'y plus qu'à suivre le conseil. Karl et Rosa sont à Wilmersdorf, un secteur huppé de la capitale où les villas et les appartements valent cher. Au crépuscule, un détachement de la milice locale d'autodéfense s'y empare des deux « dangereux ennemis de la société ». Ces individus n'ont sur eux aucun mandat d'arrêt. Par ailleurs, la loi stipule que tous les prisonniers sont à remettre à la police. Bah ! On n'en est plus au respect pointilleux de la légalité. Les sbires occasionnels peuvent tranquillement conduire leurs captifs à l'hôtel Eden. Nul n'ira chercher des poux sur la tête des miliciens. On ne s'inquiétera même pas d'élucider qui tire  les ficelles dans les coulisses.                                                                                                                                           

A l'Eden, les officiers de la division des tirailleurs de la cavalerie de la garde prennent livraison de Liebknecht à 9 heures du soir. Rosa Luxemburg arrive trente minutes plus tard, accueillie par des rires gras et des plaisanteries obscènes. Dans le hall plein de monde, un capitaine s'esclaffe:

-       On va leur clouer le bec, à ces deux-là!                                                                                                                        

Karl repart vers 10 heures et demie escorté par un lieutenant- colonel, cinq lieutenants et un soldat membres des Freikorps, (groupe de barbouze paramilitaire nationaliste illégal)   tous armés jusqu'aux dents. Ils brandissent des pistolets et des grenades sous le nez de l'ancien député au Reichstag, le traînent vers une entrée de service, le poussent enfin dans une automobile qui attend dans  une ruelle mal éclairée. Il est à peine assis que le chasseur le frappe à plusieurs reprises sur le crâne, avec la crosse de son fusil. Aucun civil n'assiste à la scène.               

 En principe, on s'apprête à conduire l'être humain aux trois quarts inconscient à la prison berlinoise de Moabit. Cependant, le véhicule s'engage dans une direction différente pour s'immobilise brusquement dans un coin sombre et isolé. Des coups de feu claquent. Plus tard, les bourreaux prétendent que le moteur est tombé en panne et que Liebknecht a essayé d'en profiter pour s'échapper. Le mensonge classique rabâché par tous les meurtriers au service d'une « cause ». Messieurs les officiers transportent le cadavre « non identifié » au poste de secours le plus proche.

Le tour de Rosa vient ensuite et c'est le même scénario, à une ou deux variantes près. Le soldat membre du Freikorps qui a assommé Karl cogne de nouveau. Une fois... deux fois... Puis il s'estime satisfait. La communiste ne bouge plus. Durant le trajet, l'un des lieutenants juge pourtant utile de lui poser encore son pistolet contre la tempe et d'appuyer sur la gâchette. La malheureuse qu'on jette comme un colis dans l'auto perd l'une des chaussures et un soldat la ramasse. Il montre fièrement son butin aux clients et au personnel de l'hôtel.

Cette fois, la voiture file sur une route qui passe entre le jardin zoologique et le Landwehrkanal. Le canal traverse des quartiers bourgeois avec des arbres et des pelouses. A l'endroit où l'automobile stoppe pendant quelques secondes, les nurses aux tabliers et aux bonnets impeccables promènent dans la journée les bambins de leurs patrons. Des soldats, postés sur la berge, s'emparent du corps inanimé et le jettent à l'eau. On le repérera et le repêchera seulement cinq mois plus tard.

Le lendemain de leur exploit, les meurtriers tiennent à figurer sur une photo de groupe ! Leurs noms sont connus, Quand ils ont bu un verre de trop, ils se vantent de leur exploit macabre, sans omettre aucun détail. Malgré cela, l'enquête piétine, avant de s'enliser définitivement. Un mandat d'amener est lancé contre le chasseur tortionnaire, Mais, le brave ne risque rien. Ses supérieurs le mutent à temps dans un régiment de hussards et, bientôt, la police « perd sa trace ». Le lieutenant qui a tiré sur une morte se voit condamné à un emprisonnement de quatre mois. Le motif ?Il n'a pas signalé la découverte d'un cadavre et en a disposé sans l'autorisation de ses chefs! 

En mars 1919, Léo Jogiches, vieux camarade et grand amour de Rosa, se trouve en détention préventive à Moabit. Au cours d'un interrogatoire dirigé par un certain Tamschik, les policiers le battent tellement qu'il s'évanouit presque. La séance terminée, Tamschik l'accompagne jusqu'à un escalier qui mène aux cellules. Il le laisse descendre quelques marches, puis le tue d'une balle dans l'occiput. Jogiches a cinquante-deux ans.

Comme elle, d’autres militants furent assassinés, comme Karl Liebknecht et son ami et camarade de toujours Leo Jogiches. Comme eux, la révolution  Allemande fut assassinée.

Au cœur de la mêlée, au milieu des clameurs de triomphe de la contre-révolution, les prolétaires révolutionnaires doivent déjà faire le bilan des événements, les mesurer, eux et leurs résultats, au grand étalon de l'histoire. 

La révolution n'a pas de temps à perdre, elle poursuit sa marche en avant, - par-dessus les tombes encore ouvertes, par-delà les « victoires » et les « défaites » - vers ses objectifs grandioses.

Et le premier devoir de ceux qui luttent pour le socialisme mondiale, c'est d'étudier avec lucidité sa marche et ses lignes de force.

 

Les masses constituent l'élément décisif, le roc sur lequel on bâtira la victoire finale de la révolution.Les masses ont été à la hauteur de leur tâche. Elles ont fait de cette « défaite » un maillon dans la série des défaites historiques, qui constituent la fierté et la force du socialisme international. Et voilà pourquoi la victoire fleurira sur le sol de cette défaite.

                                              « L'ordre règne à Berlin ! » sbires stupides !

                                                   Votre « ordre » est bâti sur le sable.

Dès demain la révolution « se dressera de nouveau avec fracas » proclamant aux sons des trompes  pour votre plus grand effroi.                                                                                                                                                                                                  j'étais , je suis , je serai !

        

 

 

 

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6 décembre 2011 2 06 /12 /décembre /2011 13:01

                ILS ONT BESOIN DE LA PAIX SOCIALE POUR IMPOSER LEURS PLANS D'AUSTÉRITÉS

                                                    DÉCLARONS  leurs LA GUERRE DE CLASSE !

                PROLÉTAIRES souvenez-vous nous n’avons qu’un seul ennemi le capitalisme

 APRES L'IRLANDE, LA GRECE, LE PORTUGAL, L’ESPAGNE, L’ITALIE, DEMAIN LA BELGIQUE, LA FRANCE, L’ALLEMAGNE.... 

Le capitalisme, qu’il soit administré politiquement par la droite ou demain par la gauche donnerons dans les prochains mois leurs ordres pour licencier des milliers et des milliers de travailleurs. Le but de ses plans commandités par les marchés financiers (c.à.d. les banques qui ont transféré leur dette privée aux gouvernements à qui ils dictent la politique à tenir)  n’a qu’une seule perspective, nous faire payer le prix de leur turpitude en accélérant l’accroissement des profits au bénéfice d’un capitalisme international.

Ne viennent-ils pas de nous promettre un avenir de “ SANG ET DE LARMES“, mais pour  qui se prennent-ils, allons-nous continuer longtemps à subir l’arrogance et les coups de trique ! Allons-nous continuer longtemps à courber notre échine d’esclave soumis.

Les larmes nous les avons que trop versées, quant au sang, il n’a que trop coulé dans leurs ignobles boucheries mondiales lorsque nos frères se sont trouvés enrôlés, menottés par les discours et des consensus écœurants de tous ces félons de “sociaux démocrates“ , réformistes de tous poils, syndicats, staliniens, P“C“, P“S“ et toutes cette clique de fripouilles chauvine.

Nous devons leurs faire savoir que nous n’accepterons aucun sacrifice pour sauver l’économie nationale qui nous enchaîne à nos exploiteurs et qui conduit à chaque fois à la défense de la “patrie“ c’est à dire à la défense de leurs intérêts ! Nous devons affirmer par nos luttes, que la classe ouvrière se bat partout dans le monde, pour vivre et non pour défendre les intérêts des exploiteurs. En  temps de paix comme en temps de guerre, que ce soit sur le front de la production comme  sur celui du front militaire, nous appelons la classe ouvrière au défaitisme révolutionnaire par la guerre sociale.

                                              PROLÉTAIRES DE TOUS LES PAYS, UNISSEZ-VOUS,

                               REFUSEZ LA DISIPLINE D'UN GOUVERNEMENT D'UNITÉ NATIONALE !        

                            NE VOUS LAISSEZ PAS DICTER VOTRE AVENIR, BÂTISSEZ-LE VOUS MEME 

REFUSEZ LES PLANS D’AUSTÉRITÉS, REFUSEZ LES SACRIFICES AU NOM D’UNE QUELCONQUE

                                                                                        NATION !

Dans la situation actuelle de la lutte des classes, nous les communistes devons tout faire pour que le prolétariat mondial s’unifie sur la base de leurs intérêts communs immédiats. Pour cela nous devons avoir un langage clair et sans ambigüité, affirmer notre rejet de toutes conciliations avec le capital ; par des mots d’ordre et des revendications susceptibles d’unifier le prolétariat du monde entier : c’est en imposant nos conditions à cette clique de brigands et en les contraignant par la force et la détermination de nos luttes que le capital et ses états reculeront.

             EXIGEONS  UN EMPLOI POUR TOUS,    MOINS DE TRAVAIL POUR CEUX QUI EN ONT UN

                                                                           ET PLUS DE PAIE POUR TOUS !

1) Un travail pour tous, chômeurs et jeunes avec une diminution des heures ouvrables proportionnellement au nombre d’ouvriers et au perfectionnement de l’outillage.

2) La lutte pour l’augmentation des salaires pour les plus défavorisés d’entre nous, l’arrêt immédiat des salaires aux pièces et  aux rendements, l’interdiction des heures supplémentaires.

3) Une réduction de la semaine de travail à 30 heures sans diminution de salaire.

4) Aucune indemnité de chômage et de pension de retraite ne doit être inférieure à celle du salaire minimum.

5) Appropriation totale des excédents de production, impliquant une juste distribution gratuite aux couches sociales les plus défavorisées des vivres et des articles de consommation stockés comme excédents de production. Distribution effectuée sans distinction de frontière.

6) Gratuité des transports pour les jeunes, les retraités ainsi que  pour les “chômeurs en attente d’intégrer un emploi“.

7) Gratuité totale des loyers, de l’eau, de l’électricité pour les retraités et les “chômeurs en attente d’intégrer un emploi“.

Une chose doit être claire pour nous: au travail, en instance de licenciement, au chômage, nous sommes une classe sociale qui alimente le système qui nous opprime et nous exploite. Sans notre soumission, ils ne sont rien. Lorsque nous agissons ils tremblent ! Lorsque nous nous organisons par nous-mêmes en dehors et contre les syndicats ((apôtres du consensus, de la négociation, bref de la paix sociale, (voir le comportement du service d’ordre du syndicat PAME prêtant mains forte à la police antiémeutes en Grèce)), malgré leur "respectabilité démocratique", ils emploient la force de leur Etat, preuve s'il  en  est, de la crainte et de la haine qu'ils ont pour ceux d'en bas.

Il faut renouer avec la lutte de classe, qui n'admet pas de camisole de force. Il faut leur montrer que nous existons autrement que comme une somme d'individus concurrentiels sur le marché du travail. II faut pratiquer la solidarité de classe. Ce sont nos intérêts qu'il faut défendre et non pas ceux d'une quelconque entité exploiteuse, qu'elle soit nationale, internationale.

 Il faut refuser les sempiternels bavardages sur les impossibilités "momentanées" qu'aurait l'économie à satisfaire nos revendications.

Il faut refuser tout licenciement, non parce qu'on se complait dans l'esclavage, mais parce qu'on est solidaire de nos frères de classe, tant que les classes ne seront pas abolies par notre force.

Indépendamment de la conjoncture économique, nous devons réclamer  moins de travail et  plus de salaire réel. Il faut, lorsqu’une grève éclate, refuser de s'enfermer sur le lieu de travail. La solidarité de nos frères de classe se gagne, par  la  Lutte et dans la rue, entre tous les travailleurs avec ou sans emploi, avec ou sans papiers, notre force  est dans l'unité de notre classe. La conscience révolutionnaire de classe ne tombe pas du ciel, elle s'acquiert par le combat sans trêve contre l'ennemi qui ne nous considère que comme une masse informe et malléable. Y'en a marre des non-grèves orchestrées par les appareils syndicaux. Y'en a marre des grèves spontanées que ces mêmes appareils, par la magouille arrivent  à stopper et à vider de leur contenu.  

Revendiquer, oui, mais pour ne plus avoir à le faire. Nous "devons tous contribuer à l'union grandissante du prolétariat. Nous devons créer le rapport de force nous permettant d'en finir internationalement avec le travail salarié, les classes sociales et les frontières !

       PROLETAIRES DE TOUS LES PAYS, UNISSONS-NQUS, SUPPRIMONS  LES POLICES, LES ARMEES.

                                      LA PRODUCTION DE GUERRE, LES FRONTIERES, LE TRAVAIL SALARIE...

                                                             ARMES, POUVOIR, ECONOMIE AU PROLETARIAT !

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18 septembre 2011 7 18 /09 /septembre /2011 22:36

 

LE CAPITAL EST EN PHASE TERMINALE

SOYONS HUMAINS ARRANGEONS-NOUS POUR ABREGER SES SOUFFRANCES :  PENDONS-LE !

 

 “Peu importe l’origine où la nature des crises capitalistes, fini de palabrer, fini d’occuper le devant de la scène médiatique pour mieux nous embobiner, nous en avons rien à faire de leur perte, de leur faillite comme de leur profits, qu'ils s’en gavent et qu'ils en crèvent. De la crise du capital on s’en fout ! Que les États nationalisent les banques ou que le transfert du capital passe dans l'État, de toutes les manières il faudra les anéantir tous les deux ! Pour nous, les goinfreries spéculatives du capitalisme ça se résument toujours en un perpétuel appauvrissement et une  misère sociale permanente, l’antagonisme fondamental  se suffit en lui-même pour qu’il n’y ait nul besoin de chercher un autre prétexte à commencer la lutte finale“.   

 

Il est plus que temps que la classe ouvrière se réveille d’une trop longue léthargie, en réaffirmant  sa volonté d’en finir de ce monde, qui n’a cessé d’exercer une insécurité permanente sur l’humanité, par des menaces en tout genre, de toutes natures et en tout temps. Alors est venu le temps d’affirmer haut et fort que la véritable force et le réel pouvoir de mettre fin à ce système se situe entre les mains d’une classe ouvrière mondiale une et indivisible. La classe ouvrière doit déclarer la guerre sociale au capital, décider une bonne fois pour toute d’en finir, de subir les coups de triques de tous ces exploiteurs, de trimer pour engraisser ces classes de parasites avachis dans la vulgarité de leur décadence. Même pendu, le gibet n’en fera qu’une justice salutaire, ils en auront bien profité de notre esclavage cette bande de charognards.

 

Le temps est venu pour le prolétariat mondial d’instaurer le premier des programmes humain, celui qui proclame de fait et d’emblée l’abolition de l’esclavage de l’homme par l’homme en abolissant l’état, les frontières, le travail salarié et la valeur, et de proclamer l’avènement de la communauté humaine internationale.

Dire comme le fait le P“C“ et le P“S“ et autre gauche capitaliste, que les banques doivent aider le patronat à favoriser un redéploiement industriel n’est qu’un tissu d’inepties, de bouffonneries, dire que les causes des crises capitalistes seraient dues aux manques d’investissements industriels, c’est une mystification, il suffit de voir les “Prêts“ accordés par les États aux grandes industries, cela ne les a pas empêché à la fois et d’investir et de licencier au contraire, parce qu’ils investissent dans des outils 50 à 100 fois plus performants que ceux qu’ils remplacent.

La réalité prouve au contraire, que c’est  justement les investissements qui ont été réalisés dans des nouveaux moyens de productions, nouveaux outils, qui ont été destructeurs d’emploi. Les apports des “techno-sciences“ dans la robotique, de l’informatique industrielle et tertiaire, de la cybernétique….ce sont révélés néfastes dans leur finalités parce qu’essentiellement orientés vers l’accroissement de la production en augmentant les cadences et en supprimant des emplois dans le procès de production, Encore une fois, les progrès techniques entre les mains d’un capitalisme décadent, s’avérèrent être un progrès barbare, puisqu’il sape les basses même du rapport  social. L’usage actuel de la technique, technique qui nous permettrait de nous libérer de nos chaînes, nous écrase et nous écrasera encore plus si nous continuons à suivre les syndicats et les prétendus "communistes" qui défendent, en fait les bases fondamentales du capitalisme. C'est là que réside le vrai problème. La seule alternative pour la classe ouvrière mondiale est la révolution sociale, la lutte de classes pour nous réapproprier tout ce qui nous est volé chaque minute de notre existence d'esclave.

 

Il ne peut y avoir, nous le répétons, une opposition plus manifeste qu'aujourd’hui entre les capacités productives  et  les  rapports  de  production ; entre  croissance des  forces  productives  et  développement social ; entre les possibilités émancipatrices et le joug que nous subissons.            ( Munis, Alarme n°2 1984 (Restructuration, technique, décadence )

La véritable crise est celle du prolétariat  en tant que marchandise et à la fois en tant que force de travail, créant de la valeur et suant de la plus-value, qui est  de plus en plus en  contradiction/conflit  avec les nouveaux moyens de productions. Moyens de productions  qui ont aujourd’hui  relégué l’automatisation de papa au musée des antiquités. Malgré les efforts déployés par le capital pour retarder à la fois, et la recherche et la mise en application de nouvelles  technologies (techno-science)  qui déstabilisent et déstabiliseraient encore davantage le capitalisme au cœur même de son accumulation et dans le déséquilibre du  rapport social ((capital-salariat). (Le capital ne produit pas pour satisfaire des besoins mais pour accumuler des richesses et peu lui importe qu’elles proviennent d’une production de biens ou de produits financiers)

« De la même manière que l’essor des moteurs  électriques  au  début du XIXème siècle  remplaça et supplanta la puissance fournie par les  chevaux, pour n’en garder que la puissance de transmutation  en Chevaux-vapeur (Ch = Puissances  motorisées). On peut dire aujourd’hui que l’essor des moyens de production venus des (techno-sciences) depuis la moitié du  XXème siècle ont remplacé les forces productives en évinçant la main d’œuvre fournie par les hommes (l’esclavage salarié) convertis en forces productives virtuelles. » (E.Coghers - Crises et mutations de l'industrie) dc

Mais cela ne veut nullement dire qu'il n'y aurait plus d’esclaves salariés, seulement que le capital  organise le monde (mondialisation), en attribuant des tâches spécifiques décimées sur les divers continents. L’occident pourrait devenir un immense secteur tertiaire  au service des  méga-banques qui financeraient les pays dit “émergents“ et de ceux qui “émergerons“ au grès de leurs profits.  Il serait alors indispensable  dans un tel scénario que les Etats-Banque fortement armés aient préalablement évincé du globe les quelques dictateurs oubliés de la préhistoire capitaliste, afin que surgisse une “ élite de bureaucrate ou une caste bourgeoise dégénérée “ apte d’établir une démocratie libérale condition indispensable au déploiement d’une économie libérale pour parachever l’œuvre de la mondialisation. Ainsi le monde parcellisé  ne garderait  qu’un strict minimum industriel, excluant d’emblée les bastions prolétariens beaucoup trop dangereux au fin fond des contrées lointaines d'une part pour l'empêcher qu'il se manifeste au grand jour et d'une autre pour protéger leurs funestes et morbides activités.

 

 « En effet, si le développement du capital réduit le rôle du travail vivant à un minimum, c'est le principe même de la valeur, base du système capitaliste, qui est mis en cause, puisque la valeur est déterminée par le temps de travail moyen : le temps de travail perd de son importance, et ne joue plus qu'un rôle négligeable par comparaison à l'ensemble de l'infrastructure économique «  fixée » par le capital sous forme de machines, etc.  . Pourtant, le temps de travail moyen continue de régler la vie sociale. Le capital réduit ainsi le temps de travail nécessaire à un rôle toujours décroissant, mais persiste à tout mesurer en temps de travail. Cette contradiction est donc bien, non pas simplement la cause dernière des crises évoquées plus haut, mais également ce qui tend à faire du capitalisme un système périmé, au sens propre du mot, non d'un point de vue moral, mais parce qu'il n'est plus nécessaire au développement économique et social. Son maintien est un frein au développement de l'humanité. » (1) Marx, Fondements de la critique de l’économie politique. (2) J.Barrot. (Synthèse : Mouvement communiste)

 

L’exacerbation des contradictions entre les forces de productions et les moyens de productions ont atteint un degré extrême, sans pour autant en avoir atteint son paroxysme, parce que, plus où moins bien retardé à défaut (d’être maitrisé) par une fraction du capital appréhendant le moment où l’affrontement des classes, du capital et du travail deviendra inéluctable et fatal à sa survie  (la révolution sociale).  Le conflit est aussi dans le procès même du capital puisqu’il porte atteinte à l’extraction de la plus-value. L’importation massive de produits à faible coût venu des zones où le prolétariat est de plus en plus  surexploité, sur-vampiriser  à la fois par sa bourgeoisie nationale mais aussi et surtout par le capitalisme international qui biberonne de la plus value par une surexploitation ouvrière dans ses nouveaux pôles de “relocalisation“ et plus encore sur les petites unités de sous-traitance qui n’hésitent pas à recourir à l’exploitation des enfants dans des conditions encore plus abjectes que celles des siècles passés, puisque  poussant le cynisme d’impliquer les parents  à devenir les  kapos de leurs propres  enfants,  devenus  l’unique  garantie de ressources pour l’ensemble de leurs familles. 

Si le capital fourgue aujourd’hui ses brevets sur les technologies soi-disant de « pointe » à la Chine, à l’Inde, et vers d’autres contrées, il ne leur vend en vérité que des technologies obsolètes pour ne pas dire “technologies de musée“. Mais en s’en débarrassant de cette manière il espère bien “amortir“ les coûts d’une recherche qu’il ne parvient que plus où moins bien à financer tellement les découvertes « par exemple celle sur les nano-processeurs , et les supraconducteurs »  recherche  indispensable dans la course productiviste effrénée auxquels se livre la concurrence capitaliste,  sont prometteurs d’un point de vue gain pour tous les lèches babines capitalistes ,mais d’un autre côté il est  aussi destructeur dans le rapport social .

 

Ce “progrès“ revient pour les éléments les plus “conscients“ du capital, non seulement à scier la branche sur laquelle ils sont assis,  mais aussi à affoler toutes les places boursières  - qu’ ils ne peuvent, paradoxalement pas  abandonner ni maitriser -  parce que même dans la décadence, comme la classe dominante nous l’a suffisamment ressassé  et ce jusqu'à la nausée – “on n’arrêt pas le progrès “ ,  entendre on n’arrêt pas  l’accumulation du capital par un coup de baguette magique , et non . Mais par la révolution sociale oui !

 

Nous sommes des prolétaires et c'est nous qui produisons les moyens de reproduire notre existence, nous sommes la force énorme capable de balayer ce système qui nous condamne à travailler, produire non pour satisfaire nos besoins mais ceux d'une classe qui se nourrit de nos vies et nous fout aux ordures après usage. Ce qui importe, c’est de savoir si nous continuerons à nous soumettre à l'exploitation de la seule vie que nous ayons ou si nous allons enfin réagir contre notre condition d'hommes écrasés et humiliés ; notre seul mot d'ordre face à la "paix capitaliste comme face risque de guerre ne peu  qu'être : mort au capitalisme, abolition de l'esclavage salarié et pour le réaliser, détruire ce monde absurde par la révolution sociale.

Pour en finir avec notre condition d'esclave salarié, il faudra balayer tous ceux qui nous y maintiennent sous prétexte de nous défendre. C’est à dire en finir avec l'embrigadement syndical et les faux partis "communistes ou socialistes», tous à la solde du capital. Nous devons dénoncer les Thibault, Chérèque, Mailly, Aubry, Laurent, Hollande, Joly et autres Mélenchouilles, comme des maquereaux prêts à prendre la relève des actuels dirigeants, car leur fonction est de nous faire accepter la règle du jeu capitaliste avec ses lois, sa justice, sa police au service de la classe qui nous exploite. Ne rien dire, ne rien faire serait de notre part montrer que nous leur sommes soumis et qu'ils pourront vivre de notre travail comme n'importe quel bourgeois américain ou n'importe quel bureaucrate russe ou chinois. Crachons sur tous les cortèges qu’ils nous préparent, car si nous ne le faisons pas cela voudra dire que nous sommes incapables de nous insurger contre notre putain de vie d'esclaves, traités comme du bétail prêt à marcher vers l'abattoir.

PROLETAIRES DE TOUS LES PAYS, UNISSEZ-VOUS,

SUPPRIMEZ :

  LES ARMEES, LES POLICES, LA PRODUCTION DE GUERRE, LES FRONTIERES, LE TRAVAIL SALARIE !

ARMES, POUVOIR, ECONOMIE AU PROLETARIAT !

 

 

 

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18 août 2011 4 18 /08 /août /2011 23:06

Nul-ne-ment-autant-qu-un-bourgeois-indigne--.jpg

LE  GRAND PRÊCHE DES  INDIGNES

N’A RIEN DE REVOLUTIONNAIRE, NI DANS SA FORME NI DANS SON CONTENU

CE  N’EST QU’UN PLAIDOYER  CAPITALISTE

CELUI  D’UN SYNDICALISME URBAIN, UN TERRAIN ON NE PEUT PLUS  VACANT !

 

L’idéologie “des anti-idéologues“ du mouvement des “Indignés“ n’est qu’une diversion à la colère réelle et grandissante du prolétariat jeune et vieux de plus en plus sur-exploité pour ceux qui ont encore un emploi, et toujours plus de paupérisation pour ceux qui n’en ont plus.

Au même titre que les manifestations bidonnées des syndicats, le but des Indignés est de crever l’abcès avant qu’il n’explose et ne devienne incontrôlable. Sans être devin, il y a fort à parier de voir prochainement d’autres manifestations de ce genre, et pourquoi pas, avec la contribution direct ou indirecte des syndicats et toutes ces fripouilles de gauche, cette clique de bourgeois parvenus. Pour l’ensemble de la classe bourgeoise c'est plus gratifiant de faire semblant de croire qu'on assiste à une contagion planétaire pour de nouvelles formes de “démocratie des Etats“ qu'à la destruction de ceux-ci.

Nier l’existence de la crise sociale alors qu’elle se manifeste sur tous les continents est une stratégie bien rodée de la part de la bourgeoisie depuis les révoltes en Tunisie, Algérie, Lybie, Égypte, Yémen, et qui continue de laminer la conscience du prolétariat pour le dévoyer sur son terrain de prédilection « dictature contre démocratie », « élargissement de la démocratie », etc… terrain très consensuel actuellement mais pour encore combien de temps ? La mayonnaise aura du mal à prendre, surtout là ou elle couve, là où elle ne se perçoit que par fragments, là où tous les regards sont tournés, là ou tous les espoirs se portent, là ou toutes les richesses se sont accumulées pour qu’enfin le prolétariat en lutte puisse triompher des sempiternelles ritournelles capitaliste et de leurs crécelles de gauche.

De par vos postulats “ d’Indignés“,avant tout d'être “un mouvement a-classiste“, “a-politique“, et “pacifiste“ afin de soi-disant toucher le plus grand nombre de gens possible , et de par vos refus du politique et d’une appartenance sociale, montre au contraire une volonté de ne rien changer, sinon celui de camoufler et de colmater hypocritement les excès les plus criants de ce système pourri, c'est-à-dire “ceux qui vous “Indigent“ d’un point de vu morale ! D’où vos revendications de justice sociale, de démocratie réelle, du partage des richesses et d’un doigt d’altruisme et de deux autres d’humanisme ! Vous placez la conscience morale au-dessus de la conscience de classe, pour vous les résolutions des conflits de ce monde pourraient trouver leurs solutions dans un dénouement consensuel, pacifiste et moraliste ! Ben voyons. Décidément les révolutionnaires ne peuvent avoir aucune sympathie particulière pour ce genre d’arguties et leurs propagandistes.

Cette idéologie qui est la vôtre, vous les “indignés“ qui vous comportez en sous-produit d’une petite bourgeoisie opportuniste, du moins pour une majorité d’entre vous qui composez ces mouvements (en France, Espagne, Italie, Belgique, Portugal et aujourd’hui en Israël) 1 pleurnichant vôtre place au soleil tant escomptée dans cette société de merde. Brandissant vos diplômes comme autant de trophées qui devaient vous ouvrir la voie royale d’une réussite sociale ! L’inquiétude vous gagne, eh oui ….votre avenir était tracé, une vie planifiée, la relève d’une petite classe de parvenus , la fierté des papas et les grandes espérances des mamans qui s’étaient projetés dans ce qui devait être l’inéluctable réussite de leurs rejetons, les diplômes, l’école des cadres, les élites de la nation, science “po“ le “management“, le “droit social“ et la “gestion des ressources humaines“, “la psychologie du travail“, enfin bref toutes ces petites douceurs qui accompagne les longues vies de labeur du cheptel humain, vous vous apprêtiez à être les dignes rejetons de cette armée de petits chefs en col blanc qui nous ont pourris la vie par leurs excès de zèles en tant que garde chiourme du capital ! Adieu vie radieuse…..dur réalité !

Cessez donc de jouer naïvement au Bambi qui s'éveille à la vie dans les sous bois de Walt Disney : Oui les politiciens de droite comme de gauche sont des menteurs, des voleurs, des pilleurs, des escrocs, des violeurs, des exploiteurs, des négriers, des profiteurs, des assassins et alors quoi ! Vous ne faites là que de décrire la nature même du capitalisme, celle d’une classe qui tire profit de sa domination, basée sur le vol, la rapine, la coercition, l’exploitation de l’homme par l’homme, il n'y a pas la matière à dénoncer de quelconques abus ou corruption des gouvernants, c’est tout simplement le fonctionnement normale du SYSTEME CAPITALISTE MONDIALE, d’une classe bourgeoise protégée par ses lois, ses juges, sa police , son armée, sa liberté , son égalité, sa fraternité, avec pour seul devoir, celui de nous exploiter et ce dès notre naissance jusqu'à notre dernier souffle.

L’APOLOGIE DE LA SOUMISSION

Vos actions, si action il y a, ne font pas peur aux États, ils peuvent dormir tranquille puisque ce que vous revendiquez, c'est justement ce qui rend ce système encore plus fort : LA SOUMISSION, pas la vôtre, oh non !!! Mais celle de la classe ouvrière, parce que vous les “Indignés“ vous ne manifestez pas pour abattre cette société décadente, mais pour l’améliorer, pour une liberté étendue à la sphère sociale“ c'est-à-dire à “s’autogérer, vous ne manifestez pas le désir de vivre autrement, mais “de concevoir cette vie différemment plus responsable, plus impliquée dans la société que vous jugez “autoritaire“, vous voulez “une société plus proche du citoyen, plus coopérative et plus associative, plus responsable“ …. Encore un effort on y arrive “ POUR UN ESCLAVAGE ENCORE PLUS CONSENTI “ Chassez le naturel, il revient au galop ! Vos propos ne sont qu’une vaste campagne promotionnelle de ce que vous prétendez dénoncer et n’ont d’autres horizons que de perpétuer ce système , puisque à aucun moment vous ne remettez en question ce qui subordonne le rapport social dans lequel nous vivons c’est à dire la domination d’une classe qui s’approprient de toutes les richesses au détriment d’une autre, qui elle ne possède rien, pour subvenir à ses besoins, sinon que sa force de travail physique et /où intellectuel ; la classe ouvrière ! Classe qui est dépossédée de tout, non seulement de la richesse sociale qu'elle produit, mais également du savoir, comme de sa vie et qui a en charge d’envoyer cette société immonde au musée de l'histoire au mépris de tous ces mouvements, qui émanent de la putréfaction du monde actuel, seront incapables d'aller dans le sens de l'émancipation du genre humain.

NON, NOUS NE SOMMES PAS DE VOTRE COMBAT !Bien au contraire, nous vous combattrons, comme nous combattons toutes les impostures bourgeoises. Loin des “Indignés“ nous sommes des INSURGESissus d’une classe sociale voulant en finir de cette pourriture de société qui n’en finit pas de répandre la puanteur de sa décomposition, envahissant des cerveaux fragiles, « les vôtres », d’une idéologie aussi décadente que mortifère. Que ce soit en France, Espagne, Italie, Belgique, Portugal et aujourd’hui en Israël , les mouvements des “Indignés“ qui s'y développent n'ont aucune perspective progressiste sans lien direct avec la lutte de classes que toutes les forces capitalistes déjà citées dans ce texte font tout pour retenir sous le giron de l'exploitation de l'homme par l'homme.        

                                           PROLETAIRES DE TOUS LES PAYS, UNISSEZ-VOUS,

                                                                    SUPPRIMEZ

 LES ARMEES, LES POLICES, LA PRODUCTION DE GUERRE, LES FRONTIERES, LE TRAVAIL SALARIE !

                                            ARMES, POUVOIR, ECONOMIE AU PROLETARIAT !     

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Published by Hanscé - dans Internationalisme
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7 août 2011 7 07 /08 /août /2011 23:50

LA FONCTION DES SYNDICATS :  AMENAGER LA CRISE POUR SAUVER LE CAPITAL

Allemagne * - 1/5/2009 - Le syn­di­cat IG Metall accepte le blo­cage des salai­res et obtient par des mani­pu­la­tions un vote en sa faveur par 1 191 voix contre 961, sur 4 500 mem­bres du syn­di­cat dans l’usine. Le même syn­di­cat IG Metall accepte dans le conseil d’entre­prise de ThyssenKrupp une restruc­tu­ra­tion qui impli­que une dimi­nu­tion de l’emploi et des salai­res.

Chine * - 6/5/2009 - Pour pou­voir s’implan­ter en Chine, la mul­ti­na­tio­nale amé­ric­aine de la dis­tri­bu­tion Wal-Mart a accepté (ce qu’elle refuse par­tout ailleurs dans le monde) de lais­ser se cons­ti­tuer des sec­tions syn­di­ca­les du syn­di­cat offi­ciel All China Federation of Trade Unions, ACFTU, (le seul admis), dans chacun de ses super­mar­chés. Un pari sur la fonc­tion offi­cielle du syn­di­cat pour le main­tien de la dis­ci­pline dans le tra­vail, et même plus. Un ancien membre du conseil syn­di­cal de l’hyper­mar­ché Wal-Mart a révélé que ce conseil était formé de 2 élus du per­son­nel, de 5 autres mem­bres désignés par la direc­tion, et que son pré­sident était un haut res­pon­sa­ble du ser­vice du per­son­nel ; sans doute en raison des posi­tions trop ouver­te­ment patro­na­les de ce der­nier, l’intéressé a initié une pétition qui a recueilli 40 signa­tu­res d’employés pour deman­der son rem­pla­ce­ment. Il s’est retrouvé à la porte pour une « erreur de caisse ». Il révèle com­ment, pour éch­apper à la lég­is­lation qui sup­pose l’appro­ba­tion du syn­di­cat offi­ciel pour tout licen­cie­ment de plus de 20 tra­vailleurs, celle-ci est régul­ièrement bafouée par l’uti­li­sa­tion de toute une pano­plie de manœuvres contrai­gnant le tra­vailleur au mieux à être muté, déclassé, au pire à partir sans indem­ni­sa­tion (chan­tage entre trans­fert, décl­as­sement ou dém­ission, impo­si­tion de char­ges de tra­vail impos­si­bles à réa­liser, règ­lement si strict qu’on finit imman­qua­ble­ment par être en faute, etc.).

France * - mai 2009 - La menace de grève suffit à faire reconnaître des droits, seu­le­ment si l’on dis­pose d’une posi­tion dans l’appa­reil capi­ta­liste où un arrêt de tra­vail au moment choisi entraîne de séri­euses per­tur­ba­tions. La nou­velle loi sur la représ­en­ta­tivité syn­di­cale visant à éli­miner les petits syn­di­cats (néc­essité d’obte­nir 10 % de voix aux élections pour avoir le droit de dis­cu­ter avec le patron des condi­tions de tra­vail), les syn­di­cats de caté­gories limitées se trou­vent de ce fait systé­ma­tiq­uement évincés, même s’ils représ­entent la quasi-una­ni­mité d’une pro­fes­sion spé­ci­fique. C’est le cas des pilo­tes d’Air France qui ont béné­ficié d’une déro­gation à la loi et qui ont été auto­risés à avoir une représ­en­ta­tivité dans l’entre­prise après avoir menacé de faire grève les week-ends de l’été pro­chain. En revan­che, les hôtesses et ste­wards se trou­vant dans une situa­tion iden­ti­que se sont vus oppo­ser un refus de la même déro­gation et mena­cent de recou­rir à des grèves ciblées pour l’obte­nir.

Grande-Bretagne * - British Airways enre­gis­trant de lour­des pertes, fait payer ses tra­vailleurs avec l’aide éventu­elle des syn­di­cats. Ce n’est pas tant l’appel lancé à ses 40 000 tra­vailleurs à se porter volon­tai­res au choix pour tra­vailler gra­tui­te­ment d’une semaine à un mois ou pour pren­dre un congé sans solde per­dant la même pér­iode. C’est sur­tout le fait que le syn­di­cat BALPA regrou­pant 95% des 3 200 pilo­tes de la com­pa­gnie qui se fait fort de leur faire accep­ter une réd­uction de salai­res annuel de 4 000 £ ( envi­ron 4 500 euros) ( sur 80 000£ en moyenne , envi­ron 90 000 euros), 178 licen­cie­ments « volon­tai­res » et d’autre petits sacri­fi­ces finan­ciers divers contre une pro­messe d’attri­bu­tion d’actions… en 2011 ...si la situa­tion de la com­pa­gnie s’est améliorée d’ici là.

Hollande * - Flexibilité -Le prin­ci­pal syn­di­cat des pilo­tes de KLM a donné son accord à une ini­tia­tive d’Air France-KLM d’uti­li­ser les pilote « inoc­cupés » comme « volon­tai­res » pour s’occu­per des baga­ges ceci pour éviter le recru­te­ment de tra­vailleurs baga­gis­tes tem­po­rai­res.

Soucre : échanges et mouvement BP 241 Paris 75866 CEDEX 18 FRANCE

http:/www.mondialisme.org

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