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Affirmez vos positions !

Camarade,

 

Utilise les tracts et les articles de ce blog, ils ne sont la propriété de personne, ils ne font que refléter  les positions  d'une classe qui vit, qui lutte pour supprimer sa propre condition de salariée. Diffuse ces textes, discute-les, reproduis-les. 

Soyons le ferment ouvrier révolutionnaire et  lançons  nous  à l'assaut  du capitalisme qui  nous  exploite et nous opprime du nord au sud  de  l'est  à l'ouest !

PROLETAIRES DE TOUS LES PAYS, UNISSEZ VOUS,

SUPPRIMEZ

LES ARMEES, LES POLICES, LA PRODUCTION DE GUERRE, LES FRONTIERES, LE TRAVAIL SALARIE !

ARMES, POUVOIR, ECONOMIE AU PROLETARIAT !

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Ses camarades qui ne sont plus, mais qui par leur travail de militants révolutionnaires sont et seront, enrichissant par-delà de nous la mémoire accumulée de toute leur expérience de lutte, cuirassant le futur afin de nous armer dans nos combats jusqu'au triomphe de la révolution sociale pour qu’enfin se réalise la véritable communauté humaine. Vive la  révolution sociale !

 

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7 août 2011 7 07 /08 /août /2011 23:50

LA FONCTION DES SYNDICATS :  AMENAGER LA CRISE POUR SAUVER LE CAPITAL

Allemagne * - 1/5/2009 - Le syn­di­cat IG Metall accepte le blo­cage des salai­res et obtient par des mani­pu­la­tions un vote en sa faveur par 1 191 voix contre 961, sur 4 500 mem­bres du syn­di­cat dans l’usine. Le même syn­di­cat IG Metall accepte dans le conseil d’entre­prise de ThyssenKrupp une restruc­tu­ra­tion qui impli­que une dimi­nu­tion de l’emploi et des salai­res.

Chine * - 6/5/2009 - Pour pou­voir s’implan­ter en Chine, la mul­ti­na­tio­nale amé­ric­aine de la dis­tri­bu­tion Wal-Mart a accepté (ce qu’elle refuse par­tout ailleurs dans le monde) de lais­ser se cons­ti­tuer des sec­tions syn­di­ca­les du syn­di­cat offi­ciel All China Federation of Trade Unions, ACFTU, (le seul admis), dans chacun de ses super­mar­chés. Un pari sur la fonc­tion offi­cielle du syn­di­cat pour le main­tien de la dis­ci­pline dans le tra­vail, et même plus. Un ancien membre du conseil syn­di­cal de l’hyper­mar­ché Wal-Mart a révélé que ce conseil était formé de 2 élus du per­son­nel, de 5 autres mem­bres désignés par la direc­tion, et que son pré­sident était un haut res­pon­sa­ble du ser­vice du per­son­nel ; sans doute en raison des posi­tions trop ouver­te­ment patro­na­les de ce der­nier, l’intéressé a initié une pétition qui a recueilli 40 signa­tu­res d’employés pour deman­der son rem­pla­ce­ment. Il s’est retrouvé à la porte pour une « erreur de caisse ». Il révèle com­ment, pour éch­apper à la lég­is­lation qui sup­pose l’appro­ba­tion du syn­di­cat offi­ciel pour tout licen­cie­ment de plus de 20 tra­vailleurs, celle-ci est régul­ièrement bafouée par l’uti­li­sa­tion de toute une pano­plie de manœuvres contrai­gnant le tra­vailleur au mieux à être muté, déclassé, au pire à partir sans indem­ni­sa­tion (chan­tage entre trans­fert, décl­as­sement ou dém­ission, impo­si­tion de char­ges de tra­vail impos­si­bles à réa­liser, règ­lement si strict qu’on finit imman­qua­ble­ment par être en faute, etc.).

France * - mai 2009 - La menace de grève suffit à faire reconnaître des droits, seu­le­ment si l’on dis­pose d’une posi­tion dans l’appa­reil capi­ta­liste où un arrêt de tra­vail au moment choisi entraîne de séri­euses per­tur­ba­tions. La nou­velle loi sur la représ­en­ta­tivité syn­di­cale visant à éli­miner les petits syn­di­cats (néc­essité d’obte­nir 10 % de voix aux élections pour avoir le droit de dis­cu­ter avec le patron des condi­tions de tra­vail), les syn­di­cats de caté­gories limitées se trou­vent de ce fait systé­ma­tiq­uement évincés, même s’ils représ­entent la quasi-una­ni­mité d’une pro­fes­sion spé­ci­fique. C’est le cas des pilo­tes d’Air France qui ont béné­ficié d’une déro­gation à la loi et qui ont été auto­risés à avoir une représ­en­ta­tivité dans l’entre­prise après avoir menacé de faire grève les week-ends de l’été pro­chain. En revan­che, les hôtesses et ste­wards se trou­vant dans une situa­tion iden­ti­que se sont vus oppo­ser un refus de la même déro­gation et mena­cent de recou­rir à des grèves ciblées pour l’obte­nir.

Grande-Bretagne * - British Airways enre­gis­trant de lour­des pertes, fait payer ses tra­vailleurs avec l’aide éventu­elle des syn­di­cats. Ce n’est pas tant l’appel lancé à ses 40 000 tra­vailleurs à se porter volon­tai­res au choix pour tra­vailler gra­tui­te­ment d’une semaine à un mois ou pour pren­dre un congé sans solde per­dant la même pér­iode. C’est sur­tout le fait que le syn­di­cat BALPA regrou­pant 95% des 3 200 pilo­tes de la com­pa­gnie qui se fait fort de leur faire accep­ter une réd­uction de salai­res annuel de 4 000 £ ( envi­ron 4 500 euros) ( sur 80 000£ en moyenne , envi­ron 90 000 euros), 178 licen­cie­ments « volon­tai­res » et d’autre petits sacri­fi­ces finan­ciers divers contre une pro­messe d’attri­bu­tion d’actions… en 2011 ...si la situa­tion de la com­pa­gnie s’est améliorée d’ici là.

Hollande * - Flexibilité -Le prin­ci­pal syn­di­cat des pilo­tes de KLM a donné son accord à une ini­tia­tive d’Air France-KLM d’uti­li­ser les pilote « inoc­cupés » comme « volon­tai­res » pour s’occu­per des baga­ges ceci pour éviter le recru­te­ment de tra­vailleurs baga­gis­tes tem­po­rai­res.

Soucre : échanges et mouvement BP 241 Paris 75866 CEDEX 18 FRANCE

http:/www.mondialisme.org

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13 juillet 2011 3 13 /07 /juillet /2011 21:16

 

RESTRUCTURATION, TECHNIQUE, DECADENCE     

" On peut distinguer les hommes des animaux par la conscience, par la religion ou par tout ce que l'on voudra. Eux-mêmes commencent à se distinguer des animaux dès qu'ils se mettent à produire leurs moyens d'existence ; ils font là un pas qui leur est dicté par leur organisation physique. En produisant leurs moyens d'existences, les hommes produisent indirectement leur vie matérielle elle-même. “

(Marx, Engels : "Idéologie allemande 1845-46")

 

"On ne peut pas s'opposer au progrès. Il faut vivre avec son temps etc... N’arrête-t-on pas de nous répéter. Mais qui bénéficie de ces pures merveilles émanant de l'intelligence de l'homo sapiens capable de produire indirectement sa vie matérielle elle-même ? Sûrement pas les millions d'hommes confrontés à la sécheresse, à la faim et aux maladies moyenâgeuses, mourant comme des mouches aux quatre coins du monde.

Aujourd'hui, l'homme, non seulement produit ses moyens d'existence, mais dispose en plus des moyens, qu'il a également créé, d'anéantir sa propre vie et celle de l'humanité dans son ensemble. C'est avec cette épée de Damoclès suspendue au-dessus de sa tête, que le genre humain permet aux uns de vivre, à d'autres de survivre, et aux autres de crever lamentablement, à l'heure où "la civilisation" exhibe ses progrès et ses prouesses techniques ; du micro-ordinateur au super robot, de la division des molécules à la navette spatiales

 Encore moins, ceux qui se font étriper, charcuter, vitrioler, dépecer, fusiller, décapiter, torturer... dans des conflits qui servent directement les super-puis­sances qui se partagent la croûte terrestre.

Pas plus que ceux qui ont " la chance " de survivre dans les pays dits avancés où le monstre sacré de la progressivité technique leur passe dessus comme un rouleau compresseur qui écrasent les bêtes de somme qu'ils ont été durant leur misérable vie d'esclaves salariés, et dont il n'a momentanément ou définitivement plus besoin.

Les trois quarts de l'humanité subit en fait le poids désastreux de la domination du capital sur le travail. C'est cela la réalité sociale, et non point l'émotion de ceux qui ont le temps de s'extasier devant les milles et une nouveautés scientifico-techniques que leur monde abjecte arrive à faire vomir aux esclaves modernes à coups de talons dans le ventre. La " révolution industrielle avec laquelle tous les apôtres de l'ordre social se gargarisent, nous enfonce chaque jour un peu plus dans la barbarie sociale : de l'air non pollué du sahel asséché où on meurt par déshydratation, à l'air super-vicié des grandes métropoles érigeant la statue de la sacro-sainte technicité "humaine" ; des quartiers lumpen-prolétarisés de New-York à l'homme robotisé et informatisé des industries de pointes.

" vivre avec son temps " osent-ils cyniquement encore nous dire ! Mais on en finit pas de crever de leur temps, où ils disposent du nôtre à leur guise. Leur temps c'est celui de la décadence, où croissance et développement s'opposent presque aussi nettement que l'eau et le feu. C'est le capitalisme, malgré la croissance qu'il peut effectivement réalisé, qui entrave le progrès social à tous les niveaux, et par conséquent le développement de l'humanité. C'est dans ce sens que l'on peut dire que les capacités productives sont entrées en contradiction avec les rapports de production ; rapports qui nous circonscrivent dans l'aberration mercantile alors même que les conditions matérielles universelles permettent amplement d'en finir définitivement avec l'exploitation de l'homme par l'anéantissement du capitalisme qui la représente actuellement à l'échelle mondiale. Mais comme tout système d'exploitation dans l'histoire, le capitalisme plus que tout autre, veut justifier son existence et ses agissements. Non content de dominer ipso facto par son mode de production et donc, par la force que lui confère son existence matérielle, il produit toute une série d'élucubrations "idéologiques" dont il gave la plèbe qu'il domine et qu'il exploite. Cela peut aller de " l’apologisassions " des bienfaits de la révolution bourgeoise (qu'il ne représente même plus) liberté, égalité, fraternité, à l'appropriation du terme communisme pour assoir sa domination là où il n'existe que la propriété étatique du capital, et donc là, où le producteur est tout aussi dépossédé du produit de son travail et de lui-même, que dans les pays communément reconnus comme capitalistes. Toutes ces élucubrations ne sont que mensonge diffusé quotidiennement par tous les moyens fantastiques dont dispose ce système sinistre à l'échelle planétaire, et dont n'a disposé aucune autre société d'exploitation dans le passé. La barbarie du système que nous alimentons et qui nous opprime, est proportionnelle aux moyens dont il dispose et que nous avons contribué à édifier par le rôle que nous avons " dans la production des moyens d'existence".

" Une société où type de civilisation est en développement tant que les facteurs structurels et super structurels contenus dans son impulsion d'origine s'amplifient et se propagent ; facteurs qui ont constitué sa raison d'être, sa nécessité historique, sa justification humaine. Car un type de civilisation - ou une classe peut-on dire - ne s'est jamais formé et élevé au rang dominant que comme représentation positive, même incomplète, de toutes les classes, y compris des plus défavorisées. Son système doit consentir à tous un meilleur bien-être matériel, culturel, moral, y compris un brin de liberté relativement à la situation antérieure. Ce contenu est le seul que l'on puisse appeler développement social"-. (Alarme n°2, impossibilité de développement capitaliste).

Or globalement, c'est tout le contraire qui advient aujourd'hui, malgré la récession, la stagnation ou la reprise, selon qu'on analyse la situation spécifique de l'économie d'une façon ou d'une autre. La constante, elle, reste la même : la civilisation capitaliste a créé plus que les moyens matériels universels suffisants à son propre dépassement révolutionnaire. Sa survivance, malgré ce qui nous est imposé comme progrès, tend à aliéner, à abrutir, à bêtifier, à "caserniser" davantage les rapports entre les hommes, parceque seul le profit capitaliste, son besoin d'accumulation constante, par l'extorsion et la réalisation de plus-value, ou travail non payé, compte réellement pour ceux qui administrent l'exploitation de notre force de travail et notre vie elle-même. Le capitalisme représenté politiquement à ses débuts par la classe bourgeoise et son Etat, a toujours été un système d'exploitation et de domination. Mais relativement aux sociétés antérieures il a été porteur de progrès pour l'histoire de l'humanité, façonnant à travers la mondialisation de son mode de production les conditions objectives permettant à l'homme de balayer à jamais le règne de la nécessité, et son histoire débordants de faits plus barbares les uns que les autres. Des luttes de la sans-culotterie qu'écraseront les thermidoriens de la révolutions bourgeoise en France, en passant par le combat des compagnons de Babeuf et de Buonarroti (la conjuration des égaux) jusqu'au non moins célèbre révolutionnaire Blanqui, naitra le mouvement ouvrier moderne qui s'affirmera chaque jour davantage dans sa praxis contre l'existence de l'exploitation elle-même. Tous ces mouvements avec les limitations qui sont propres à leur époque, puisent leurs sources dans l'immense bouleversement qu'a Suscité la révolution française. A ce moment là, croissance des forces productives, et développement social allaient de pair, bien que la bourgeoisies répondissent par la force à la classe sociale qu'elle dominait et qu'elle développait en même temps ; classe qui représentait toujours plus un danger mortel pour sa domination : le prolétariat.

Depuis, son système s'est mondialisé. Depuis, le prolétariat s'est manifesté en tant que force internationale indépendant et porteuse du communisme. Depuis il y a eu deux guerres mondiales anéantissant des millions d'hommes. Depuis la fin de la seconde guerre mondiale, avec les accords de Yalta, deux superpuissances capitalistes se le partagent. Depuis ce deuxième conflit mondial, la guerre a perduré aux quatre coins du monde empêtré dans ses contradictions. Depuis, malgré la mondialisation de son mode de production et l'étalage de ses fantastiques découverts techniques et scientifiques, les hommes meurent au nom d'Allah, du christ ou de bouddha. Pour une société en développement, vous avouerez qu'elle dépasse les limites de 1'imaginable !

Mais continuons. Dans les pays dits socialistes, donc supposés avoir dépassé le cadre mesquin du capitalisme, on en est à réclamer les droits de la sacro-sainte "démocratie-bourgeoise". Dans les pays où cette sacro-sainte démocratie bourgeoise est censée exister, le prolétariat subit la dictature du triumvirat Patron- Etat- Syndicat, préoccupé de maintenir îa nation au plus haut rang mondial, et tant pis pour ceux qui ne se contentent pas d'avoir un ventre plus ou moins replet. Ils n'ont qu'à aller voir ailleurs ! Les travailleurs qui portent le nom d'immigrés, en savent quelques choses, puisqu’après avoir travaillé d'arraché pied pour survivre loin de l'endroit géographique où ils sont nés, grâce à l'élégante attitude des nouveaux moyens techniques qu'ils ont contribué à édifier, sont contraints de retourner à leur case de départ.

Nous arrêtons là la liste des "bienfaits" de la civilisation qui présentement nous berce dans ses bras. Elle n'a aucune raison de nous y bercer plus longtemps. C'est cela l'important.

Pressurée par les limites étroites d'un mode de production caduque, l'humanité ne peut profiter des moyens énormes dont elle dispose. Ce ne sont pas les réalisations technologiques en soi que nous critiquons. C'est la manière dont elles sont employées, le but qui leur est assigné, ainsi que l'existence de certaines d'entre elles.  En effet, nous vivons une situation où les seules dépenses en armements des USA et de la Russie (produits néfastes s'il en est), suffiraient à résoudre le problème de la malnutrition à l'échelle planétaire. Nous vivons une époque où la pleine utilisation des moyens technologiques utiles, libéreraient l'homme des heures fastidieuses que les classes exploitées de l'histoire ont passé à la production des moyens d'existence de la société, et dont elles n'ont récolté jusqu'à présent que les miettes

Dans les pays dits avancés, dont dépendent tous les autres militairement et économiquement, l'emploi obligé (concurrence capitaliste oblige !) des nouveaux moyens techniques, soumet l'homme encore davantage aux vicissitudes de la société inhumaine d'exploitation. A côté des grands buildings new-yorkais étalant la richesse de leur atrocité, se développent des centres distribuant la soupe populaire. A côté des immenses défilés militaires arborant leurs engins de guerre cruellement sophistiqués à Moscou, s'alignent des centaines de milliers de prolétaires essayant de se procurer les articles de premières nécessités. Quant à ceux qui peuvent se les procurer dans certains secteurs du monde, qu'ils le sachent : s'ils ont la "chance" de travailler et de recevoir en échange un salaire leur permettant plus ou moins aisément de reproduire leur force de travail, ils sont chaque fois plus exploités relativement à la richesse sociale qu'ils ont réalisée, sans être en plus certains de conserver ce poste de travail auquel ils tiennent tant, en comparaison de l'existence menée par les innombrables chômeurs qu'ils pourraient devenir demain.  

 

Il ne peut y avoir, nous le répétons, une opposition plus manifeste qu'aujourd’hui entre les capacités productives  et  les  rapports  de  production ; entre  croissance des  forces  productives  et  développement social ; entre les possibilités émancipatrices et le joug que nous subissons.

                                                                      

Aristote, célèbre philosophe grec né en 385 avant Jésus-Christ (il en a coulé du sang et de l'eau  et de la sueur, sous les ponts depuis !) écrivit :                                                                                                                     " Si chaque outil pouvait exécuter sans sommation ou bien de lui-même, sa fonction propre, comme les chefs-d’œuvre de Dédale se mouvaient d'eux-mêmes, ou comme les trépieds de Vulcain se mettaient spontanément à leur travail sacré ; si par exemple, les navettes des tisserands tissaient d'elles-mêmes, le chef d'atelier n'aurait plus besoin d'aides, ni le maître d'esclaves."

Le rêve d'Aristote peut être une réalité. Réalité que plus de 90 ans de contre-révolution dans le mouvement ouvrier,(ajoutés aux dizaines d'autres dévoyés par le réformisme au sein de ce même mouvement ouvrier), a relégué aux oubliettes parmi les esclaves modernes qui n'entrevoient plus de salut en dehors du travail salarié qu'ils quémandent à n'importe quel prix en période de concurrence accrue sur le marché capitaliste mondial.

Nous n'avons rien à attendre de ce système broyeur d'hommes. Chacune de nos luttes, forcément limitées tant que le capital dominera notre force productive, doit tendre à l'unification de notre classe à l'échelle planétaire. Nous devons contribuer à la création du rapport de force favorable à l'insurrection prolétarienne sans laquelle il n'y a point de salut, et sans laquelle nous continuerons une existence de classe exploitée, de classe divisée, de classe soumise aux lois du capitalisme et de sa morale anti-humaine.

QUE CHACUNE DE NOS LUTTES SOIT UN JALON SUPPLEMENTAIRE DANS LA SUBVERSION DE L'ORDRE SOCIAL ACTUEL, SANS TREVE JUSQU'A LA VICTOIRE.

(Article publié dans Alarme en 1984)

 
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Published by For Continuité - dans Internationalisme
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19 avril 2011 2 19 /04 /avril /2011 23:40

 

 LES CHAINES QUI NOUS LIENT A NOTRE ESCLAVAGE SERAIENT-ELLES EN OR, QU’IL NOUS FAUDRAIT LES BRISER AVEC TOUT AUTANT DE HAINE QUE DE VIOLENCE !

Les contradictions du capital mondial s'aggravent de plus en plus et touchent en premier lieu les pays les plus faibles ; c'est pourquoi à peine l'incendie semble-t-il calmé d'un côté, qu'il repart de l'autre. Si la faim, l’injustice et le désespoir ont agité les foules les plus déshéritées de toute la péninsule arabique du proche et moyenne Orient, ainsi que l’Afrique du Nord, encore une fois ce sont les forces bourgeoises qui ont su canaliser, détourner tout cela sur les voies de la “démocratie“, du “confessionnalisme“, voir parfois sur des conflits “interethniques“, en fait, transformer ces révoltes en des conflits de fractions  bourgeoises aux bénéfices d’une des puissances impérialistes.

 L'AVÈNEMENT DU SOCIALISME SE FERA PAR LES ARMES, PAS PAR DES PRIÈRES !

La prière sur la place Tahrir, est loin de représenter l’ébauche d’une conscience nécessaire à l’abolition de  l’exploitation de l’homme par l’homme, mais plutôt celle d’une continuité de soumission à l'autorité. Il aurait été bon d’entendre les révolutionnaires dénoncer tous ces fourbes que sont les religieux, fidèles serviteurs de la bourgeoisie, félons, opportunistes aux ambitions barbares et moyenâgeuses, comme en Afghanistan, en Irak, en Iran, en Égypte, au Yémen, en Algérie ou “les frères musulmans“ improvisaient des tribunaux Islamiques à Alger pour condamner des grévistes, et tabassaient les étudiants de Tizi Ouzou qui manifestaient. Ces “frères“ là n’ont de spirituel que le masque  de leurs ambitions, de parasite, en réalité ils ne vénèrent et ne servent que le veau d’or, aujourd’hui en se victimisant de discriminations confessionnelles dont ils auraient été l’objet, ils sympathisent du bout des lèvres, parce que les rapports de force ont momentanément changés, mais il est clair que leurs intentions sont loin d’être dépourvues d’intérêt !

LES RÉVOLUTIONNAIRES COMBATTENT TOUTES LES RELIGIONS Y COMPRIS CELLE DE LA LAÏCITÉ !

 Les révolutionnaires non pas pour tâche à trouver où d’approuver des consensus pour dépasser les divisions religieuses quelles qu'elles soient, ils les combattent comme toutes les autres cliques bourgeoises ! Si les religieux et leurs fidèles veulent contester ces vérités qu’ils se défroquent et rejoignent les rangs de la classe prolétarienne et non comme ils l’ont toujours fait celui des bourgeois et des puissants, en prêchant la soumission à ce monde pourri. Voilà entre autre les propos qui devraient être ceux des révolutionnaires à l’adresse du prolétariat du Proche comme au Moyen Orient et du monde entier ! Cela aurait une toute autre portée à laquelle le prolétariat international ne pourrait que souscrire.

ETATS LAÏCS OU THÉOCRATIQUE !  A BAS TOUS LES ÉTATS, A BAS TOUTES LES RELIGIONS !

 Les conflits interethniques, ethno-religieux tout au long de ces siècles, des millions d’êtres des plus déshérités ont été mystifiés, mobilisés et massacrés au nom d’une suprématie ethnique sur une autre, ou d’une nation, ils n’ont en réalité servi que leurs maitre pour engraisser qu’une seule et même classe celle d’une bourgeoisie tribale ou nationale! La classe ouvrière en tant que classe sociale est une et indivisible, sans aucune appartenance identitaire, sans patrie, sans frontière, elle n’a qu’un seul but la révolution sociale mondiale, un seul projet le communisme !

 L’accélération de la goinfrerie par phases successives du capitalisme mondiale touche ces pays avec encore plus de voracité, car elle accroit la misère existante dans de grandes proportions, ce qui pousse les populations à des révoltes. Ce sont souvent d'anciennes colonies et le capitalisme, s'il est le mode de production prépondérant, n'y est pas à l'origine le fruit d'un développement historique propre, mais y a été "importé" par les puissances coloniales qui, pour assurer leur domination se sont appuyées sur des ethnies et /ou castes, classes corrompues et malléables à souhait (hommes de paille). D’ou un développement figé sur les secteurs intéressants essentiellement les enjeux des puissances impérialistes. (Pétrole, gaz, mines, uranium, zones portuaires, et  positions stratégiques).

 Si les mouvements de révolte se développent avec une telle virulence, cela tient à la forme politique que connaissent ces pays : dictatures militaires, clans, castes, tribus, mises en place la plupart du temps par les puissances impérialistes et donc une absence des d’instruments tampon qui servent d'amortisseurs sociaux dans leurs fonctions d’illusion oppositionnelle, comme ils en existent dans les grandes métropoles industrialisées (partis, parlements, syndicats etc..) toute cette mécanique qui permet de canaliser le mécontentement et de l'empêcher de “dégénérer“. Bien que la religion suffit en elle même à remplir cette fonction de camisole sociale.

 La situation des révoltes dans ces pays ont éveillé des convoitises revanchardes dans une partie de la bourgeoisie qui avaient été jusqu'à lors écartée du pouvoir, profitant de l’opportunité pour foncer bille en tête, en y allant de son crédo  “démocratique, nationaliste“ pour occuper l’avant scène, à côté d’un prolétariat restant à la remorque d’objectifs hors de son champ d’action, la “démocratie“, le “nationalisme“  ("dégager les régimes dictatoriaux et corrompus et instaurer une “démocratie“ respectueuse des droits fondamentaux de l'homme", comme le clamaient divers “groupes de solidarités“ ou de “soutien au peuple“ pour “la dignité nationale“ etc ..; ou encore "ce n'est pas une émeute mais une révolution pour la “démocratie" témoignait un porte-parole d’étudiants libyens, tandis que les manifestations se faisaient derrière le drapeau libyen d’avant Kadhafi).

Dans ce contexte, il est clair que les révolutionnaires ne peuvent que combattre et dénoncer une quelconque alliance avec des fripouilles bourgeoises et /ou religieuses, qui ne sont apparues  sur le terrain de la lutte qu’une fois  le chemin dégagé par les plus déshérités ! La classe ouvrière ne doit pas servir de marchepied à une clique de bourgeois “démocrate“ le temps d’assoir leurs pouvoir, qui une fois élus au sommet de l’ÉTAT, seront comme de toujours les pires ennemis du prolétariat !

PAS UNE SEULE GOUTTE DE SANG NE DOIT COULER POUR ASSOIR LE POUVOIR DES FUTURS EXPLOITEURS !

Ce qu’il faut voir et comprendre aujourd’hui, c'est d'où proviennent les freins et les limites de ces mouvements de révolte ? Si ce n'est pas dû au poison idéologique anti-prolétarien, dont a été victime le prolétariat des anciennes colonies, le NATIONALISME et la DEMOCRATIE.                 

Un prolétariat enrôlé par les charognards staliniens maoîstes, aidé des intellectuels bourgeois  et par la suite du P“C“F d’abord suppôt du colonialisme franchouillard en Algérie jusqu’en 1957 pour rejoindre les cohortes gauchistes, dans ces abjectes luttes de “libération nationale mystifiant la classe ouvrière  au point de là convaincre de s’identifier à ses (futurs) / exploiteurs. D'où un renforcement du “sentiment national“ et un asservissement du prolétariat à la “nation“ et de l’autre un asservissement à “une classe /caste bourgeoise des plus réactionnaire, appelant un jeune prolétariat à se sacrifier sur l’autel de “sa Nation pour sa Bourgeoisie“!  

Les grands vainqueurs de cette politique criminelle, hors la bourgeoisie classique,  ce fut les religieux et les militaires instaurant au ¾ un capitalisme d’Etat dans le cas de l’Algérie, ainsi que l’impérialisme qui a continué sa domination économique avec l’appui sans conteste d’une nouvelle clique bourgeoise à sa botte. Ce sont les mêmes mythes qui aujourd’hui apparaissent dans ces gigantesques mouvements de révoltes pour enrôler le prolétariat au service de fractions rivales de la bourgeoisie (constitution d’état démocratique, renforcement de la nation)

 LA CHASSE AUX TYRANS IMPLIQUE LA GUERRE SOCIALE !

Les conséquences aujourd’hui en sont désastreusement flagrantes, un frein phénoménal à une réelle conscience de classe, une jeunesse prolétarienne privée d’entreprendre un combat d’émancipation et en extrême minorité  parmi des foules en liesse, agitant et embrassant des drapeaux et  chantant des hymnes nationaux. Il est évident que le prolétariat n’a aucun intérêt à s’associer à un quelconque front de reconstruction d’une tâche démocratique bourgeoise. Au contraire, l’intérêt du prolétariat est de combattre cette dite tache démocratique bourgeoise les armes à la main. Il est donc indispensable aujourd'hui de dénoncer toute mystification issue du mot d'ordre de “guerre aux tyrans“ pour la conquête et la constitution "d’état démocratique" qui abrite derrière une soi-disant "unité nationale" une fraction rivale de la bourgeoisie combiné à une lutte anti-prolétarienne. Aujourd'hui, le seul programme du   prolétariat mondial est celui de la révolution sociale, en dehors de cette affirmation, on est en dehors du terrain de  son émancipation.

La solution aux problèmes posés par ces pays ne se trouve pas ailleurs que dans la révolution socialiste mondiale. C’est en effet que si le prolétariat de ces pays entre en lutte, épuré de tous les éléments bourgeois, c'est-à-dire en tant que classe indépendante et sur ses propres objectifs de classe à savoir la dictature du prolétariat et cela en alliance avec les autres prolétaires du monde, que la révolution a des chances de succès. En s'attaquant aux rapports de production capitalistes, les ouvriers pourront organiser l'économie des biens et des besoins et donner satisfaction dans une certaine mesure aux masses paysannes, ainsi qu’à celle spolié, tout en luttant pour le développement de la révolution sociale dans le monde entier. Son développement en alliance avec les bastions du prolétariat le plus avancé, pourra permettre de renforcer la lutte contre le capital international et aider par tous les moyens le prolétariat de ces pays dans leur lutte contre les forces bourgeoises. A l'image de ces luttes, les événements qui viennent d'avoir lieu en Tunisie, en Egypte, en Libye, et au Yémen  impliquent le prolétariat mondial et lui indiquent la voie à suivre ; affronter l'Etat bourgeois à travers le dépassement pratique de ses structures d'encadrement tant politique et social que culturel et économique. Mais pour que ce dépassement ne soit pas vain, il doit déboucher sur de claires perspectives d'organisation autonome du prolétariat en dehors et contre toute structure de l'État bourgeois laïc où  théocratique.

 La peur et la violence de la lutte fait momentanément reculer les bourgeoisies, au Maroc en Algérie, en Syrie. "Qui a du fer a du pain" disait déjà A. Blanqui, c'est là toute la force du mouvement. Mais cette force est immédiatement perdue si le prolétariat ne voit pas que tôt ou tard, d'une façon ou d'une autre, la bourgeoisie devra appliquer les mesures d'austérité nécessaires et que donc, les prolétaires se retrouveront à nouveau face à la même classe, celle d’une bourgeoisie avec ses partis, ses flics et autres gardiens de l'ordre capitaliste qu'ils viennent d'affronter. La force du mouvement n'est pas tant le résultat immédiat que l'union grandissante, l'organisation, la solidarité qui s'est forgée au cours du mouvement. Aux prolétaires de préserver ces acquis pour ne pas se retrouver aussi démunis face aux mêmes ennemis de demain.

En Europe, le capitalisme a bien compris que s’il a pu jusqu'à lors exporter la spirale de ses “crises“ (crise qui n’est rien d’autre que son vampirisme désespéré, effréné  à extorquer de la plus-value dans sa phase décadente)   à la périphérie du monde, elles reviennent en son centre de plus en plus criante ! Les mesures d’austérité  avancées par les gouvernements Portugais, Grec, Irlandais, Espagnol ont été violemment remises en question. C’est l'Etat bourgeois mondial qui montre son sinistre profil et dicte ses intérêts. Les mesures devront passer, mais la bourgeoisie prendra plus de précautions. C'est la tâche du prolétariat que de percevoir cette réalité et de s'organiser en fonction dans tirer les leçons des luttes et s'armer de tous les points de vue afin de diriger le mouvement dans le sens de l'intérêt international de la classe, d'œuvrer à la constitution du parti communiste mondial. Les cailloux et les slogans pour le pain ainsi que la chasse et la fuite des tyrans ne suffiront pas à arrêter le capital dans l'application des mesures nécessaires, à sa survie. Préparons les mouvements de demain ! Organisons-nous en dehors et contre, toute structure bourgeoise ! Achevons, la bête capitaliste !

Chaque explosion de lutte fait trembler les bourgeois, la hantise de voir se généraliser l'incendie n'a d'égal que l'énergie et l'adresse avec laquelle la bourgeoisie parvient à taire ou à transformer la réalité subversive de la lutte dans le sens de ses propres intérêts, réduisant le plus souvent la portée universelle d'une action prolétarienne au particularisme le plus étriqué. Diviser pour régner, telle est sa pratique.

RECRÉER L’INDISPENSABLE UNITÉ DE LA CLASSE OUVRIÈRE INTERNATIONALE, TELLE EST NOTRE TACHE, TELLE EST LA RIPOSTE DES COMMUNISTES.

CHACUNE DE NOS LUTTES IMPOSENT LA NECESSITÉ DE SE SOLIDARISER A CELLE DE NOS FRÈRES EN  LUTTE DE PAR LE MONDE

PROLÉTAIRES DE TOUS LES PAYS, UNISSONS-NOUS

SUPPRIMONS LES ARMÉES, LES POLICES, LA PRODUCTION DE GUERRE,

         LES FRONTIÈRES,LE TRAVAIL SALARIÉ              

ARMES,  POUVOIR, ÉCONOMIE AU PROLÉTARIAT.

 

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13 avril 2011 3 13 /04 /avril /2011 16:38

InternetRevo.jpgINTERNET LA DEMOCRATIE ET LES REVOLUTIONNAIRES

 

Stupeur et étonnement les révolutionnaires ne communiqueraient plus avec des ronds de fumée ! Une des caractéristiques des mouvements en Tunisie et en Égypte etc …c’est l’importance du recours aux nouvelles technologies de communication, en particulier Internet et les téléphones portables. Les médias parlaient pour la Tunisie de la première “cyber-révolution“. Normal le boulot des médias est bien de faire des scoops, principalement sur des aspects secondaires.  Résumer les révoltes à  des “Apéros géants de type Facebook“, c’est avant toutes choses, vouloir minimiser l’impact des révoltes sur le plan international, pour mieux cantonner à une partie de la population les “jeun’s“, en classant ainsi cette lutte hors de toutes conditions sociales, cela permet de les marginaliser sur des aspects ne dérangeant pas l’ordre établi d’un système d’exploitation pourri et nauséabond. L’autre aspect du mensonge, c’est de faire passer une révolte pour une “révolution“. On a déjà vu ça quelque part, tantôt Œillets, tantôt Jasmin, tantôt Orange,  on se croirait dans une parfumerie. Le jour où elle sera “Communiste“ nous  vous garantissons, “GENS DE LA PRESSE“, que vous aurez droit à une bonne odeur de poudre vous pouvez en être sûr!

Le mensonge des médias ne peut être que de courte durée, car la plupart des protagonistes, issus de la classe ouvrière savent bien qu’être “jeun’s“ sous le capitalisme, c’est  d’abord être des esclaves, exploités dans des emplois précaires et pour la grande majorité d’entre eux des prolétaires sans emploi mais incontestablement dans une grande misère, qui font que leur destin est nécessairement et internationalement lié à celui de tous les prolétaires de la planète du nord au sud de l’est à l’ouest ! La bourgeoisie et ses médias, en ridiculisant les moyens cherche  principalement à en cacher la fin. Si la solution vers quoi tendent ces mouvements de révolte ne trouve pas de résultat immédiat, ils s’inscrivent dans ce qu’ils seront globalement et historiquement contraints de faire la révolution sociale !

Aujourd’hui l’Internet permet de communiquer des informations en direct de par le monde en faisant de la planète un lieu de proximité. Sans se déplacer, les liens sont devenus très étroits entre les divers foyers de lutte de par le monde, ainsi les manifestants  peuvent confronter, échanger des idées, analyser des évènements avec le recul nécessaire, que n’ont pas forcément les combattants dans le feu de l’action. Alors cyber-révolution ?

Nous attendons avec impatience l’annonce d’une  “révolution virtuelle“, mais gardons raison, même si le capital parle d’une virtualisation des monnaies, “nos gouvernants“ eux sont beaucoup plus réalistes, au moment de prendre la clé des champs, ils n’envisagent  pas de prendre des retraites virtuelle, Mr Ben Ali, n’a pas oublié de mettre 1,500 tonne d’or dans sa besace, à chacun son parachute doré et sa retraite-chapeau ! 

Non le prolétariat ne fera pas l’économie d’une révolution par une révolution virtuelle et c’est tant mieux cela permettra de remettre en service cette bonne vieille guillotine, juste avant de la mettre définitivement au musée des horreurs !

Les révolutionnaires comme l’ensemble de la population ont de tout temps utilisé les moyens de leurs époques, la nôtre comprend les télécommunications satellaires, cellulaires, avec la vidéo et ceux de l’internet et les réseaux cryptés. Le capitalisme en ce développant, développe les produits (de sa propre destruction) dont les finalités parfois lui échappe ou se retourne contre lui, le plus dangereux pour lui étant en première instance, le prolétariat international dans sa lutte final. 

 PROLETAIRES DE TOUS LES PAYS, UNISSONS-NOUS  

               SUPPRIMONS LES ARMEES, LES POLICES, LA PRODUCTION DE GUERRE, LES FRONTIERES, LE TRAVAIL SALARIE                                       

 ARMES,  POUVOIR, ECONOMIE AU PROLETARIAT !  ( Et Internet )

 


AJOUT DE DERNIERE MINUTE : Un nouveau décret no 2011-219 du 25 février 2011  a été publié au Journal Officiel : (Il aura suffi d’un simple décret, décidé en catimini, dans les cabinets feutrés d’un pouvoir de plus en plus aux abois, pour démontrer que, décidément, ce qui s’est passé en Tunisie, puis en Egypte, à savoir le rassemblement “populaire“ facilité par le net, fout une sacrée trouille aux gouvernants, immédiatement en œuvre de “neutraliser” un éventuel effet boule de neige, dans un pays comme la France, ex-championne des libertés, et, notamment, de la liberté d’expression…)

 

Le "Décret no 2011-219 du 25 février 2011 relatif à la conservation et à la communication des données permettant d’identifier toute personne ayant contribué à la création d’un contenu mis en ligne" a été publié au Journal Officiel du 1er mars 2011. Il fixe de nouvelles obligations pour les fournisseurs d'accès et les hébergeurs, notamment celles de devoir conserver toutes les données personnelles des internautes pendant un an, à toutes fins d'identification.

 

MAIS DE QUOI ONT-ILS DONC SI PEUR ? :Ce décret intervient sous la présidence française du G8, censé (sic) “s’occuper de la protection de la vie privée” ; comme annoncé par Sarkozy, le 17 décembre 2010, le Président de la République a annoncé son intention de réunir les principaux acteurs mondiaux de l’Internet en marge du sommet du G8 de Deauville, en mai prochain. L’inscription du sujet de la protection de la vie privée à l’ordre du jour du G8, qui se tiendra sous la présidence française, permettrait de franchir une étape décisive dans la protection de la vie privée face au développement des technologies du numérique et éclairerait le rôle déterminant que la France joue en la matière…

                                                                                                                                               C.R

 

 

 


 


 

 

 

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14 février 2011 1 14 /02 /février /2011 23:17

                                 Du Pain et un Avenir-copie-2 DU MAGHREB  AU  MOYEN- ORIENT, LA LUTTE DES PROLETAIRES ,  PASSE PAR LA LUTTE CONTRE NOTRE PROPRE CAPITAL NATIONAL.


 Bien sur que nous saluons la lutte de nos frères de classe, mais le devoir des  militants révolutionnaires  internationalistes n’est pas de flatter de manière démagogique les faiblesses voire l’absence d’une véritable  perspective émancipatrice de la classe prolétarienne du Maghreb au Machrek  en passant par le Moyen-Orient. Faiblesse principalement due à la nocivité  réactionnaire de la petite  bourgeoisie devenue “démocrate“  jusqu’aux singeries  des  “confessionnalistes“ qui viennent chanter leurs litanies de victimes opprimées.

Camarades, vous vous  êtes soulevés  pour  mettre fin  à  la tyrannie de  la misère, pour réclamer  votre  , pour  UN AVENIR ET DU PAIN "  pas pour élire un gouvernement qui ne sera rien d’autre qu’une nouvelle clique d’exploiteurs, au verbiage démocratique, le temps d’une élection! Ne vous prêtez pas à cette mascarade  “d’Unité nationale“ qui ne durera que le temps  nécessaire à toutes ces fractions  de fripouilles pour se disputer équitablement le pouvoir de vous exploiter.

Si demain votre mécontentement persiste, ils feront tout ce qui est nécessaire pour  remettre le sort de vos luttes entre les mains de leurs polices, de leurs armées nationales respectives à la grande satisfaction des deux blocs Américain-Européens et Sino-Russe.  Et bien sûr tout cela au nom de l’intégrité nationale pour le retour à une situation “Normale“ c'est-à-dire une situation où  vous prolétaire  n’aurez le droit qu’a vous taire et à suer de la plus-value pour sauver l’économie capitaliste basée sur votre exploitation.

D’autre part toutes les manifestations que les derniers événements ont suscités, mêmes celles empreintes de sensibleries, jusqu'à encourager “Le bon Peuple à lutter pour la démocratie“ sont elles-mêmes réactionnaires et heurtent de plein fouet toute solidarité effective de classe. Dans la période ascendante du capital «le peuple en tant que concept  n’a plus sa raison d’être, il désigne  aujourd’hui aussi bien la moyenne bourgeoisie que la haute bourgeoisie aux intérêts aussi divergents de ceux du prolétariat qui a pour tâche de mettre en œuvre la réalisation de son programme historique le communisme !

Il faut répéter ici les principes inébranlables du mouvement ouvrier !

1)    Le prolétariat n’a pas de patrie

2)  Il n’y a pas plus de solution Française, Allemande, Russe, Américaine, Chinoise, Tunisienne, Iranienne,­ Égyptienne au problème de l’exploitation de l’homme par l’homme.

3)   La lutte pour l’émancipation est une lutte internationale de classe qui n’a que faire d’une solidarité qui ne vise pas directement à la déstabilisation et à la destruction de son “propre pouvoir capitaliste nationale, de sa propre patrie“.

4)  Le principe de non-ingérence est un principe bourgeois, en plus d’une grande hypocrisie, car  l’ingérence capitaliste à lieu à tout moment.

5)  Les prolétaires révolutionnaires considèrent les affaires du prolétariat Tunisiens, Égyptiens,  Yéménite etc. comme siennes car ce sont les problèmes quotidiennement vécus par une classe INTERNATIONALE exploitée, spoliée, écrasée sur la totalité du globe.  


La solidarité avec le prolétariat en lutte où qu’il soit exige que nous nous affrontions à notre propre capital national montrant ainsi aux travailleurs du monde entier dans la pratique que tous les régimes sur terre reposent sur l’exploitation de l’homme par l’homme qu’ils se disent démocratiques, “socialistes“, dictatoriaux ou religieux. Par notre solidarité dans la lutte nous devons dénoncer sans relâche  les religieux, les organisations d’union nationale, ainsi que les appareils syndicaux etc… y compris ceux qui peuvent sembler les plus virulents mais qui en réalité lient les mains des prolétaires par des propagandes conciliatrices, nationalistes, religieuses et pacifistes, en insistant sur le fait que malgré toutes les faiblesses du mouvement ouvrier ce qui se manifeste là-bas c’est la lutte de classe tout simplement parcequ’il n’y a pas d’autre solution à l’abolition de l’esclavage dans le monde, que la  lutte qui ne peut être victorieuse qu’avec la destruction complète de toutes les frontières et de toute exploitation.   

IL N’Y A PAS UN PROBLEME SPECIFIQUE QUI PARTIRAIT DU MAGHREB JUSQU’AU  MOYEN- ORIENT, MAIS UN PROBLEME INTERNATIONAL DU PROLETARIAT MONDIAL CONTRE LE CAPITALISME MONDIAL.

UN SEUL MOT D’ORDRE : GUERRE AU CAPITALISME INTERNATIONAL, MORT A L’ECONOMIE NATIONALE.

PROLETAIRES  DE  TOUS  LES  PAYS UNISSONS-NOUS, SUPPRIMONS LES ARMEES, LES POLICES,     LES FRONTIERES, LE TRAVAIL SALARIE.

                        ARMES,   POUVOIR,    ECONOMIE  AU PROLETARIAT.

  ALORS  OUI,  GAME  OVER  AUX TYRANS  MAIS  SURTOUT  GAME  OVER  AUX  CAPITALISMES DU MONDE ENTIER !

 Tract à lire, à diffuser, à mailer, à copier et à débattre sur le site :   http://syndicats.contre.classe.ouvriere.over-blog.com

 


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22 janvier 2011 6 22 /01 /janvier /2011 12:20

La-colere-ne-suffit-pas---manif-tunis-bis-copie-2.jpg   

            . ..............Du.Mashreq au Maghreb

      ...... ........Armes, Pouvoir, Economie au Prolétariat.

 

Ne vous laissez pas confisquer votre lutte, on cherche à dévoyer votre combat du but final.  Le but des  prolétaires qu’il soit  “Tunisiens“ ou “ Biduliens “ n’est pas  la constitution  d’un Etat  qu’il soit dictatorial ou démocratique, ce sera toujours celui de la dictature capitaliste.

Certes aujourd’hui en Tunisie, on descend dans la rue, on discute entre travailleurs, il y a quelques mois auparavant, cela aurait été considéré comme une conspiration subversive et matraqué par les sbires d’un pouvoir mafieux et du népotiste de Ben Ali. (Qui en matière de népotisme n’a rien à envier au pouvoir d’un bon nombre d’états de cette vieille Europe)

 

Même la télévision, média asservi aux exigences du pouvoir et à la glorification du président, adopte une autre attitude dans ses programmes. Elle donne régulièrement la parole aux personnalités de la nouvelle clique de“ démocrates“  qui préparent désormais les future élections.

 

C'est là un processus de passage d'une dictature haïe et usée à un régime dit démocratique. On l'a vue maintes fois. Lorsqu'une dictature bestiale tombe, la classe ouvrière et tout ce qui n'est pas carrément réactionnaire se réjouit et crie victoire, mais en réalité la victoire est pour les forces capitalistes, dont les partis et les syndicats dits démocratiques sont facteurs intégrants. De fait, la meilleure des démocraties constitutionnelles est aussi une dictature du capital. Les travailleurs Tunisiens apprendront très vite, s’ils ne reprennent pas en mains la seule voie qui s’offre à eux, comme au reste du prolétariat mondiale, celle de la révolution sociale internationale !

Car ces nouveaux démocrates qui parlent au nom “du peuple Tunisiens“, et qui  ne veulent recevoir de leçon de personne, et pour cause, seront demain vos nouveaux dictateurs, démocratiquement élus par le “ bon Peuple Tunisiens“ Alors des élections démocratique par des démocrates  mon cul ! car tout cela se fera contre la classe ouvrière, par les leaders d’une opposition prétendument démocrate, “socialiste“, voir “communiste“ et les syndicats a la botte d’un capitalisme mondial.

Prolétaires Tunisiens, pour que votre lutte ne s'avère pas une défaite qui vous démoraliserait et vous laisserait à la merci des exploiteurs par le biais des partis et des syndicats "démocratiques", il faut vous attaquer aux bases de l'exploitation, prendre en main la totalité de l'économie et du pouvoir politique, organiser la production de manière à en finir avec les classes ; en un mot il faut détruire la société capitaliste. Le prolétariat est la seule force capable de le faire, parce qu'en contradiction absolue avec le capital, et sa victime constante.

Tout existe aujourd'hui pour permettre l'épanouissement de chacun, mais pour ce  faire, il faut une lutte à mort contre le capitalisme et ses vaches à lait et non un aménagement des conditions d'exploitation, ce que représente à l'heure actuelle la démocratie bourgeoise.

 

La seule solution pour l'humanité est internationale. Et dans ce but, une première tâche des prolétaires “Tunisiens“ consiste à dénoncer la dictature du capitalisme de Ben Ali, autant que celle qui ce présentera hypocritement comme démocratique dans quelques temps. Il faut proposer un combat simultané aux prolétaires du Mashreq au Maghreb et une solidarité active du prolétariat mondiale.A bas cette division imposée par les rivalités capitalistes. Balayons par les armes tout ce qui s'oppose à l'émancipation prolétarienne, à la disparition des nations, des classes sociales, de l'Etat !

         

                                                     Vive la révolution sociale!

                             A Bas l’État capitaliste démocratique ou dictatorial ! 

                    " Les prolétaires n'ont rien à perdre que leurs chaînes. Ils ont le monde à gagner"  

                             Prolétaire de tous les pays, unissez-vous !


 

        http://syndicats.contre.classe.ouvriere.over-blog.com                                                                                                                                                                                     A LIRE ET A FAIRE CIRCULER A LIRE ET A FAIRE CIRCULER

   Supports militants : Tract  à lire, à copier et à diffuser                


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12 janvier 2011 3 12 /01 /janvier /2011 22:36

IVe-Internationale--A-.jpg

  • La rupture de Natalia Trotsky avec la IV° Internationale, par les groupes d’O. Damen et G. Munis + Annexes

 

***

1

Extrait d’une brochure en hommage à Natalia Sédova-Trotsky (1962)

Raya Dunayevskaya

Avec l’autorisation de l’auteur, nous publions ci-dessous l’extrait d’un article de Raya Dunayevskaya, paru dans le journal américain « News and Letters » de février 1962. Raya Dunayevskaya, auteur de diverses études sur le marxisme, sur l’U.R.S.S., a été en 1937-1938 la secrétaire de Trotsky.

                                                                                              IN MEMORIAM

NATALIA SEDOVA-TROTSKY entra pour la première fois en contact avec le mouvement révolutionnaire dans la Russie tsariste, alors qu’elle avait seulement quinze ans. Elle était encore adolescente quand elle émigra en Europe pour y faire des études; c’est là qu’elle rejoignit le petit groupe d’émigrés russes qui se rassemblait autour du journal l’Iskra. Cette jeune fille modeste, volontairement effacée, reçut la tâche de trouver une chambre pour un jeune théoricien plein de promesses qui venait de s’évader de Sibérie et dont on ne lui avait pas dit le nom. Il se trouva que c’était Lev Davidovitch Trotsky ; on lui demanda de s’assurer qu’il ne perdait pas son temps mais préparait bien sa première conférence à Paris.
C’est là le seul incident de sa vie personnelle dont Natalia ne m’ait jamais parlé durant les années (1937-1938) où je vécus à Mexico comme secrétaire de Trotsky. Elle ajoutait qu’elle ne pouvait se décider à entrer dans la chambre de Trotsky et à lui transmettre le message : la nécessité de se concentrer sur sa conférence. Aussi rapporta-t-elle aux camarades plus âgés qu’à son avis il se préparait puisqu’elle l’avait entendu siffler. Cependant, sa façon d’interpréter le sifflotement ne fut pas acceptée et on l’envoya à nouveau frapper à la porte et parler au jeune camarade. Elle se dirigeait lentement vers la chambre, toute rougissante, quand Lev Davidovitch s’élança dehors, la renversant presque. Au premier regard, ce fut l’amour. Elle avait alors presque vingt et un ans. Toute sa vie elle resta sa compagne, à travers l’exil sous le tsarisme, les prisons tsaristes, la marée montante de la révolution, le pouvoir, l’exil imposé par Staline, jusqu’à ce que le tragique assassinat vînt les séparer.
Je n’oublierai jamais la seule fois où j’ai vu Natalia pleurer. On avait annoncé la mort, à Paris, de son fils Léon Sedov. Je fus la première à apprendre la tragique nouvelle en répondant au téléphone pendant que nous étions tous à table, prenant le déjeuner. Je n’osais regarder personne en face après cette nouvelle. Staline avait persécuté son autre fils; nous ne savions pas ce qu’il était devenu. Il avait persécuté les filles que Trotsky avait eues de sa première femme ainsi que cette femme elle-même : la mort, le suicide, la déportation furent leur lot.
Et maintenant, cela ! Je ne pus que m’asseoir à table en disant que c’était un faux numéro et, à la fin du repas, le secrétariat se rassembla pour décider qui porterait la nouvelle à Léon Trotsky, qui la porterait à Natalia. D’un commun accord, nous décidâmes que seul Léon Trotsky pouvait apprendre un tel malheur à Natalia.
Ils se retirèrent dans leur chambre et, un moment après, on entendit son cri. Nous ne les vîmes pas pendant huit jours. Ce coup était le plus dur, non seulement parce que Léon Sedov était leur seul enfant vivant, mais aussi parce qu’il avait été le plus proche collaborateur de Trotsky, sur le plan littéraire comme sur le plan politique. Quand Trotsky avait été interné en Norvège, réduit au silence, mis dans l’impossibilité de répondre aux monstrueuses charges accumulées contre lui dans le premier des procès de Moscou (août 1936), Sedov avait rédigé Le Livre Rouge1 qui, en dénonçant de façon éclatante les falsifications de Moscou, porta un coup irréparable au prestige du Guépéou.
Durant les sombres jours qui suivirent la nouvelle tragique, ces jours où Trotsky et Natalia demeurèrent enfermés dans leur chambre, Trotsky écrivit l’histoire de la brève existence de leur fils. C’était la première fois depuis l’époque prérévolutionnaire que Trotsky écrivait de sa propre main. Le huitième jour, Léon Trotsky sortit de la chambre. Je restai pétrifiée en le voyant. Le net, méticuleux Léon Trotsky ne s’était pas rasé de toute la semaine. Ses traits étaient profondément creusés, ses yeux gonflés tant il avait pleuré. Sans ajouter un mot, il me tendit le manuscrit : Léon Sedov, fils, ami, combattant, qui renferme quelques-unes de ses pages les plus poignantes. Mes yeux tombèrent d’abord sur ce passage : « J’ai appris à Natalia la mort de notre fils — en ce même mois de février où, il y a trente-deux ans, elle m’avait apporté en prison la nouvelle de sa naissance. Ainsi s’est achevé pour nous ce 16 février, le jour le plus noir de notre vie privée… Avec notre fils est mort tout ce qui restait encore de jeune en nous. » La brochure était dédiée « à la jeunesse prolétarienne ».
Le matin suivant, les journaux apportèrent la nouvelle du troisième procès de Moscou (mars 1938), qui devait s’ouvrir à peine deux semaines après la mort de Léon Sedov.
Quelques jours plus tard, Natalia vint se promener avec moi dans les bois et là, elle se mit à pleurer douce¬ment et me demanda de n’en rien dire à Léon Trotsky car, plus que personne, il avait besoin de toute sa force et de toute notre aide pour répondre aux démentielles et calomnieuses accusations de l’homme du Kremlin, bien décidé à assassiner le seul être (Trotsky) qui pouvait encore diriger une révolution contre la bureaucratie et ramener le mouvement russe, et par là le mouvement international, sur le chemin marxiste de la libération.
Avec le commencement du troisième procès de Moscou, nous dûmes oublier tout le reste et nous consacrer à la lutte contre ces démentielles accusations. Staline, épaulé par la puissance de l’Etat russe et du pouvoir militaire, avait pendant une décade entière préparé la scène pour ces monstrueuses machinations. Léon Trotsky n’eut que deux heures pour répondre — et ceci seulement parce que la presse mexicaine voulut bien lui communiquer les accusations qui arrivaient par télétype et garder ses imprimeries ouvertes pour qu’il pût répondre.
Deux ans après que les procès eurent été dénoncés, non seulement par Trotsky lui-même mais par la Commission d’Enquête présidée par John Dewey, comme la plus grande machination de l’histoire, un agent du Guépéou enfonça son piolet dans la tête de Léon Trotsky.

Note

1. Publié pour la première fois en russe, comme numéro spécial, du Bulletin de l’Opposition (organe des bolcheviks-léninistes russes), édité par Sedov à Paris.

***

2

LA RUPTURE DE NATALIA TROTSKY

AVEC LA IVe INTERNATIONALE

AUJOURD’HUI COMME HIER

La IVe Internationale s’étant emparée des funérailles de Natalia Sedova Trotzky, sans même se donner la peine d’éclairer qui que ce soit sur la véritable pensée politique de celle-ci, nous nous faisons un devoir de porter à la connaissance de tous les trois documents ci-après.

On notera que, dans sa lettre de rupture, Natalia accuse la IVe internationale non seulement de conservatisme à l’égard d’une notion dépassée (la Russie état ouvrier), mais aussi d’abandon de l’internationalisme prolétarien. Dans sa réponse la IVe internationale laisse de côté les accusations politiques ou tergiverse sur la question de la Russie. Son argument le plus fort est l’insulte. Elle accuse Natalia Sedova Trozky d’être sous l’emprise de l’impérialisme américain, tandis que pendant la dernière guerre mondiale, lorsque les actuels leaders de la IVe faisaient de la résistance nationale, elle les traitait d’opportunisme.

La IVe internationale a-t-elle organisé les funérailles d’une femme tombée sous la coupe de l’impérialisme américain ou bien l’a-t-elle « réhabilitée » à la mode orientale? En tout cas, on ne saurait conclure que Natalia Sedova Trotzky a changé de position, comme le prouve sa dernière déclaration politique écrite, reproduite ci-dessous. Il est de plus en plus certain que la IVe Internationale se rapproche de Moscou dans la mesure même où Natalia s’en éloignait, ainsi que nous, qui restons fidèles à la pensée révolutionnaire.

Paris, le 17 février 1962.

Les Éditeurs :

GROUPE SPARTACUS (France) :

PARTITO COMUNISTA INTERNAZIONALISTA (Italie) : BATTAGLIA COMUNISTA

FOMENTO OBRERO REVOLUCIONARIO (Espagne) : F.O.R

***

LETTRE DE NATALIA SEDOVA TROTZKY AU COMITE EXÉCUTIF DE LA IVe INTERNATIONALE

Camarades,

Vous savez fort bien que je n’étais plus d’accord politiquement avec vous depuis 5 ou 6 ans, depuis la fin de la guerre et même plus tôt. La position que vous avez prise sur les importants événements des derniers temps me montre qu’au lieu de corriger vos erreurs antérieures, vous persistez en elles et les approfondissez. Sur la route que vous avez prise, vous êtes arrivés à un point où il ne m’est plus possible de rester silencieuse et de me limiter à des protestations privées. Je dois maintenant exprimer mes opinions publiquement.

Je me sens obligée de faire un pas grave et difficile pour moi, et je ne puis que le regretter sincèrement. Mais il n’y a pas d’autre voie. Après beaucoup de réflexions et d’hésitations sur un problème qui m’a profondément peinée, je trouve que je dois vous dire que je ne vois pas d’autre voie que de dire ouvertement que nos désaccords ne me permettent plus de rester plus longtemps dans vos rangs.

Les raisons de cette action définitive de ma part sont connues de la plupart d’entre vous. Je ne les répète ici brièvement que pour ceux auxquels elles ne sont pas familières, n’abordant que nos divergences fondamentales essentielles et non les divergences sur les questions de politique quotidienne qui leur sont reliées ou qui en découlent.

Obsédés par des formules vieilles et dépassées, vous continuez à considérer l’État stalinien comme un État ouvrier.

Je ne puis et ne veux vous suivre sur ce point. Depuis le début de la lutte contre la bureaucratie usurpatrice, L. D. Trotzky répéta pratiquement chaque année que le régime se déplaçait vers la droite, dans les conditions de retard de la révolution mondiale et de la saisie de toutes les positons politiques en Russie par la bureaucratie. A plusieurs reprises, il souligna que la consolidation du stalinisme en Russie menait à une détérioration des positions économiques, politiques et sociales de la classe ouvrière, et au triomphe d’une aristocratie tyrannique et privilégiée. Si cette tendance continue, dit-il, la révolution s’épuisera et le capitalisme sera restauré. Malheureusement c’est ce qui s’est produit, bien que sous des formes nouvelles et inattendues. Il n’y a guère de pays au monde où les idées et les défenseurs authentiques du socialisme soient pourchassés de façon aussi barbare. Il devrait être clair pour chacun que la révolution a été complètement détruite par le stalinisme, Cependant vous continuez à dire que, sous ce régime inouï, la Russie est encore un État ouvrier. Je considère ceci comme un coup porté au socialisme. Le stalinisme et l’État stalinien n’ont absolument rien de commun avec un État ouvrier et avec le socialisme. Ils sont les plus dangereux ennemis du socialisme et de la classe ouvrière.

Vous considérez maintenant que les États de l’Europe orientale sur lesquels le stalinisme a établi sa domination pendant et après la guerre sont également des États ouvriers. Cela équivaut à dire que le stalinisme a rempli un rôle socialiste révolutionnaire. Je ne puis et ne veux vous suivre sur ce point. Après la guerre et même avant qu’elle se termine, il y eut un mouvement révolutionnaire montant des masses dans ces pays. Mais ce ne furent pas les masses qui s’emparèrent du pouvoir et ce ne furent pas des États ouvriers qui furent établis par leurs luttes. C’est la contre-révolution stalinienne qui s’empara du pouvoir, réduisant ces pays à l’état de vassaux du Kremlin, étranglant les masses travailleuses, leurs luttes révolutionnaires et leurs aspirations révolutionnaires. En considérant que la bureaucratie stalinienne a établi des États ouvriers dans ces pays, vous assignez à celle-ci un rôle progressif et même révolutionnaire. En propageant cette contrevérité monstrueuse, vous déniez à la IVe Internationale toute raison fondamentale d’existence comme parti mondial de la révolution socialiste. Dans le passé nous avons toujours considéré le stalinisme comme une force contre-révolutionnaire dans tous les sens du terme, vous ne le faites plus, mais je continue à le faire.

En 1932 et 1933, pour justifier leur capitulation honteuse devant l’hitlérisme, les staliniens ont déclaré qu’il importait peu que les fascistes viennent au pouvoir, parce que le socialisme viendrait après et à travers le règne du fascisme. Seules des brutes dépourvues d’humanité et d’un atome de pensée ou d’esprit révolutionnaire pouvaient s’exprimer ainsi. Aujourd’hui, indépendamment des buts révolutionnaires qui vous animent, vous prétendez que la réaction despotique stalinienne qui a triomphé en Europe orientale est une des voies par lesquelles le socialisme viendra éventuellement. Ce point de vue constitue une rupture irrémédiable avec les convictions profondes que notre mouvement a toujours défendues et que je continue à partager.

Il m’est impossible de vous suivre dans la question du régime de Tito en Yougoslavie. Toute la sympathie et tout le soutien des révolutionnaires et même de tous les démocrates doivent aller au peuple yougoslave dans sa résistance déterminée aux efforts de Moscou pour le réduire et réduire son pays à la servitude, Il faut tirer profit des concessions que le régime yougoslave est à présent obligé de faire à son peuple. Mais toute votre presse est maintenant consacrée à une inexcusable idéalisation de la bureaucratie titiste, idéalisation pour laquelle il n’y a pas de base dans les traditions et les principes de notre mouvement. Cette bureaucratie stalinienne n’est qu’une réplique, sous une forme nouvelle, de la vieille bureaucratie stalinienne. Elle a été éduquée dans les idées, la politique et la morale du Guépéou. Son régime ne diffère en rien de fondamental de celui de Staline. Il est absurde de croire ou d’enseigner que la direction révolutionnaire du peuple yougoslave se développera de cette bureaucratie ou par d’autres voies que celle d’une lutte contre elle.

Ce qui est plus insupportable que tout, c’est la position sui la guerre à laquelle vous vous êtes engagés. La troisième guerre mondiale qui menace l’humanité place le mouvement révolutionnaire devant les problèmes les plus difficiles, les situations les plus complexes, les décisions les plus graves. Notre position ne peut être prise qu’après des discussions très sérieuses et très libres. Mais face aux événements des récentes années, vous continuez de préconiser la défense de l’État stalinien et d’engager tout le mouvement dans celle-ci. Vous soutenez même maintenant les armées du stalinisme clans la guerre à laquelle se trouve soumis le peuple coréen crucifié. Je ne puis et ne veux vous suivre sur ce point. C’est en 1927 que Trotzky, dans une réponse à une question déloyale qu’on lui posa au Bureau politique, exprima ses positions comme suit : Pour la patrie socialiste, oui! Pour le régime stalinien, non ! C’était en 1927! Aujourd’hui, vingt-trois ans après, Staline n’a rien laissé de la patrie socialiste. Elle a été remplacée par l’asservissement et la dégradation du peuple par l’autocratie stalinienne. C’est cet État que vous vous proposez de défendre dans la guerre, que vous défendez déjà en Corse. Je sais très bien que vous dites souvent que vous critiquez le stalinisme et que vous le combattez. Mais le fait est que votre critique et votre lutte perdent leur valeur et ne peuvent donner de résultats parce qu’elles sont déterminées par votre position de la défense de l’État stalinien et subordonnées à celle-ci. Quiconque défend ce régime d’oppression barbare, abandonne, indépendamment de ses motifs, les principes du socialisme et de l’internationalisme.

Dans le message qui m’a été envoyé par le dernier Congrès du S.W.P., il est écrit que les idées de Trotzky continuent à vous guider. Je dais vous dire que j’ai lu ces mots avec beaucoup d’amertume. Comme vous avez pu le constater de ce que je viens d’écrire, je ne vois pas ces idées dans votre politique. J’ai confiance dans ces idées. Je reste convaincue que la seule issue è la situation actuelle, c’est la révolution socialiste, c’est l’auto-émancipation du prolétariat mondial.

Natalia Sedova TROTZKY

Mexico, 9 mai 1951.

ANNEXES

Déclaration du Comité Exécutif International (IVe Internationale) sur la lettre de Natalia Sedova Trotzky

La rupture de Natalia Trotzky avec la IVe Internationale est un événement pénible dans son histoire, qui provoquera le regret des révolutionnaires dans le monde entier. Mais cette rupture ne pourra rien changer à leur détermination de continuer la lutte pour les idées du dirigeant martyr de la Révolution d’Octobre, lutte maintenant abandonnée par Natalia. Ils comprendront que son acte, en dépit des meilleures intentions, est objectivement une capitulation sous la pression de l’impérialisme mondial : mais celle-ci ne met pas plus en cause le programme de la IVe Internationale, tracé dans ses lignes essentielles par Léon Trotzky, que ne le fit la capitulation devant le stalinisme de ses collaborateurs les plus proches, Rakowsky, Radek, Preobrajenski et autres au cours de son existence. La réaction organisée a souvent, par sa puissance, dominé et écrasé la résistance de tel ou tel individu. Mais elle n’a jamais été capable et, nous en sommes certains, elle ne sera jamais capable d’écraser les grandes vérités du marxisme élaborées par les leaders géniaux de la révolution prolétarienne Marx, Engels, Lénine et Trotzky, et les mouvements qu’ils ont créés.

Il n’est guère besoin à présent de nous livrer à une longue polémique sur la déclaration de Natalia Trotzky. Les faits, l’histoire et la logique de l’analyse de classe sont clairs. Ils sont chair et sang des cadres ouvriers en qui s’identifie le trotzkisme dans chaque pays. Et ce n’est pas le fruit du hasard. C’est Trotzky lui-même qui insista que la stratégie de la défense inconditionnelle de l’Union soviétique contre l’impérialisme devait être la pierre de touche du mouvement qu’il dirigea afin de pouvoir supplanter et renverser le stalinisme dans l’avant-garde révolutionnaire du prolétariat. Ce ne fut pas pour lui une question académique. Du début de son exil en 1929 jusqu’à sa mort, onze années plus tard, jamais il ne fit la moindre concession à ceux qui demandaient de renoncer à cette tâche stratégique de la lutte de classe internationale. Au contraire, Trotzky rompit sans hésitation avec les personnes les plus distinguées, et même avec des collaborateurs personnels — de Souvarine à Shachtman — qui glissèrent sur cette question décisive. Cette question fut précisément la raison de la plupart des scissions dans les rangs du mouvement trotzkiste mondial, scissions qui s’avérèrent en outre entièrement justifiées par les reniements ultérieurs de la plupart de ceux qui commencèrent avec une position défaitiste envers l’Union soviétique.

Il est pénible d’entendre Natalia Trotzky répéter les arguments même que Trotzky avait si longtemps combattus et qu’il réfuta et dénonça dans tous ses écrits, notamment dans tous ceux de sa dernière bataille contre l’opposition petite-bourgeoise Shachtman-Burnham dans le Socialist Workers Party quelques mois avant d’être assassiné.

Trotzky connaissait parfaitement bien la bestialité et la barbarie du régime stalinien. Il en avait vécu l’horrible dégénérescence et conclu à la nécessité d’une révolution politique pour renverser le régime bureaucratique et rétablir la démocratie ouvrière. Mais ce fut lui, l’auteur du célèbre parallèle entre le totalitarisme des régimes de Staline et d’Hitler, qui rejeta sans aucune équivoque toute suggestion selon laquelle l’Union soviétique devait en raison de son régime être abandonnée à la merci de l’impérialiste. Il ne cessa de répéter que le marxisme dans son essence consistait à saisir la différence entre la base sociale de la société créée par la Révolution d’Octobre et la caste parasitaire qui avait usurpé le pouvoir dans le premier État ouvrier. Tout à fait clairvoyant quant au processus de dégénérescence qui se déroulait, Trotzky répéta à maintes reprises que la nature de classe de l’État était déterminée par ses formes de propriété et que l’élimination de la nationalisation et de l’économie planifiée seule modifierait sa nature de classe. Natalia Trotzky n’a apporté aucun élément nouveau pour prouver qu’une telle transformation avait eu lieu.

Au contraire, sa déclaration ne donne pas d’analyse sérieuse du stalinisme ou de la situation en Union soviétique, Elle constitue une de ces réactions émotionnelles à la brutalité du régime stalinien, réactions devenues si familières dans les années passées et qui n’étaient pas inconnues du temps de Trotzky. Une fois de plus nous avons la tentative ancienne d’identifier les opposants révolutionnaires les plus conséquents du Kremlin avec le stalinisme en raison de leur défense de l’Union soviétique. Il est pénible que cette accusation nous soit faite par la veuve de celui qui fut si souvent l’objet de la même accusation et pour les mêmes raisons. L’assassinat de Trotzky a montré que Staline était moins que quiconque convaincu qu’il y avait dans le défensisme de Trotzky le moindre indice ou signe d’une capitulation devant le régime autocratique en U.R.S.S.

Nous comprenons fort bien les raisons personnelles justifiées de l’amertume de Natalia, et nous savons les souffrances immenses qu’elle a subies de la part des assassins du Kremlin. Mais nous devons aussi répéter avec Trotzky que l’amertume ne peut remplacer une politique. Particulièrement en temps de guerre ou de l’approche de la guerre, lorsque les pressions de la société organisée atteignent leur intensité la plus grande un révolutionnaire qui perd la tête, c’est-à-dire ses critères de classe, est perdu.

Pour Trotzky dans la dernière guerre, tout comme pour nous aujourd’hui, l’ennemi principal du socialisme et du progrès est l’impérialisme mondial. C’est seulement dans la mesure où ceci est compris et devient la base de notre stratégie de classe — et pas autrement — que peuvent être combattus et vaincus le stalinisme et toutes les autres tendances étrangères dans le mouvement ouvrier.

L’âpre répudiation de la IVe Internationale par Natalia provoquera précisément le contraire de ce qu’elle recherchait, C’est un cadeau précieux qu’elle fournit à la fois au stalinisme et à l’impérialisme. Staline pourra plus commodément répandre ses mensonges et ses calomnies contre le trotzkisme aux ouvriers et paysans de Corée, de Chine, d’Europe orientale et d’U.R.S.S. que Natalia a décidé d’abandonner à l’impérialisme en raison de l’influence ou de la domination du stalinisme dans ces pays. D’autre part, les laquais de l’impérialisme, les sociaux-démocrates et les renégats de tout acabit chercheront à trouver dans sa déclaration une justification de leurs crimes et de leurs trahisons envers le prolétariat.

Mais ni les uns ni les autres ne réussiront en fin de compte. La puissance de la vérité résistera à ces déformations et à ces attaques. Et surtout, la détermination des cadres révolutionnaires de la IVe Internationale de prendre part aux luttes des masses contre le capitalisme et l’impérialisme, en dépit du caractère de leurs directions temporaires, conduira à la justification finale de notre chef martyr sur tous ses détracteurs d’aujourd’hui.

Il n’est pas commode de se séparer de Natalia qui, après tant d’années de combat, est devenue la victime de pressions plus fortes qu’elle. Les révolutionnaires, les continuateurs de Léon Trotzky n’ont pas le choix. Nous ne pouvons que répéter la célèbre maxime qu’il aimait à citer : « Ni rire ni pleurer, mais comprendre ».

Juin 1951 (Quatrième Internationale, vol. IX (9e année) no 5-7, mai - juillet 1951, p. 51 sq.)

DERNIERE DECLARATION (au quotidien français France Soir)

Monsieur le Directeur,

Dans l’interview faite par M. Michel Gordey et publiée clans France-Soir le lundi 7 novembre, il est dit au second paragraphe : « Elle (c’est-à-dire moi-même) espère, avant de mourir, assister à la réhabilitation par le communisme mondial de celui (Trotzky) qui fut, après Lénine, le plus grand révolutionnaire des temps modernes et le père spirituel de Mao Tsé-Toung, le chef communiste chinois. »

Ces paroles ne m’appartiennent nullement; elles ont été introduites par le rédacteur de l’interview. Je me vois donc obligée de préciser ce qui suit :

1. — Un grand révolutionnaire comme Léon Trotzky ne peut en aucune manière être le père de Mao Tsé-Toung, qui a conquis sa position en Chine en lutte directe avec l’Opposition de gauche (trotzkiste) et l’a consolidée par l’assassinat et la persécution des révolutionnaires, tout comme l’a fait Tchang Kai-Chek. Les pères spirituels de Mao Tsé-Toung et de son parti sont évidemment Staline (qu’il revendique d’ailleurs comme tel) et ses collaborateurs, M. Khrouchtchev inclus.

2. — Je considère l’actuel régime chinois, de même que le régime russe ou tout autre bâti sur le modèle de celui-ci, aussi éloigné du marxisme et de la révolution prolétarienne que celui de Franco en Espagne.

3. — La terreur policière et les calomnies de Staline n’étaient que l’aspect politique d’une lutte à mort contre la révolution, menée par l’ensemble de la bureaucratie. On ne peut donc attendre le rétablissement de toute la vérité que de l’anéantissement de cette bureaucratie par la classe ouvrière qu’elle a réduite à l’esclavage. Je n’espère rien du parti russe ni de ses imitateurs foncièrement anticommunistes; toute déstalinisation s’avérera un leurre, si elle ne va pas jusqu’à la prise du pouvoir par le prolétariat et la dissolution des institutions policières, politiques, militaires et économiques, bases de la contre-révolution qui a établi le capitalisme d’État stalinien.

Recevez, Monsieur le Directeur, mes salutations.

Paris, 9 novembre 1961.

Natalia Sedova Trotsky

 


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Published by Aliocha - dans Internationalisme
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