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Affirmez vos positions !

Camarade,

 

Utilise les tracts et les articles de ce blog, ils ne sont la propriété de personne, ils ne font que refléter  les positions  d'une classe qui vit, qui lutte pour supprimer sa propre condition de salariée. Diffuse ces textes, discute-les, reproduis-les. 

Soyons le ferment ouvrier révolutionnaire et  lançons  nous  à l'assaut  du capitalisme qui  nous  exploite et nous opprime du nord au sud  de  l'est  à l'ouest !

PROLETAIRES DE TOUS LES PAYS, UNISSEZ VOUS,

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LES ARMEES, LES POLICES, LA PRODUCTION DE GUERRE, LES FRONTIERES, LE TRAVAIL SALARIE !

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Ses camarades qui ne sont plus, mais qui par leur travail de militants révolutionnaires sont et seront, enrichissant par-delà de nous la mémoire accumulée de toute leur expérience de lutte, cuirassant le futur afin de nous armer dans nos combats jusqu'au triomphe de la révolution sociale pour qu’enfin se réalise la véritable communauté humaine. Vive la  révolution sociale !

 

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11 avril 2017 2 11 /04 /avril /2017 18:55

LE CAPITALISME SE NOURRIT DE NOTRE SANG, LA BOURGEOISIE DE NOTRE SUEUR, LES POLITICIENS DE NOTRE CONNERIE,

ÇA A TOUJOURS ÉTÉ COMME ÇA ET ÇA LE RESTERA TANT QUE NOUS NE PRENDRONS PAS EN MAIN NOTRE DESTIN DE CLASSE INTERNATIONALE

 

 

Ce ne sont pas seulement les libéraux bourgeois classiques qui essaient de nous convaincre que la démocratie est supérieure a tout autres régimes, mais c'est la totalité des partis pseudo-ouvriers, (Socialistes, staliniens, trotskistes,…) qui basent leur politique contre-révolutionnaire sur l'affirmation que la classe ouvrière se rapprocherait du socialisme par la conquête et la défense de la totalité des droits et libertés. L'exemple du NPA, ou de Lutte Ouvrière qui se présent en nous disant qu'ils ne comptent nullement être élus, mais qu'ils sont là  pour nous dire "qu'il nous faudra lutter quel que soit l'élu pour obtenir des "réformes"…  

 

"Lutte Ouvrière" est un cas de figure qui appartient a celle de l’électoralisme des tribuns rédempteurs, ceux qui veulent faire entendre la voix des travailleurs à l’intérieur de l’hémicycle de la classe bourgeoise, pour eux les travailleurs doivent faire entendre leurs ressentiments d’injustice, d’iniquité et de souffrance. C’est la vision des Trotsko- évangélistes qui s’adresse à l’âme profonde de la bourgeoisie, ils ne s’adressent pas à une classe antagonique qui impose sa dictature, mais a des brebis égarées, une classe inhumaine, égoïste, etc… Au pire, ils se substituent à la lutte de classe pour faire entendre la voix aphone des travailleurs, en réalité, il ne s’agit là que de faire entendre la voix de son maître. Votez "pour" ou votez "contre" qui vous voulez… L'important étant de participer à cette liesse populaire. 


Pire encore la démagogie électoraliste de l'extrême gauche trotskiste qui entretiennent l’illusion qu’une phase de transition à l’intérieur même du capitalisme est possible comme le fait le "NPA" et "Lutte ouvrière", qui surf sur le mythe stalino-fasciste de Doriot et ses deux cents familles les plus riches de France " dans les années ou le P'C'F avait le vent poupe. Lutte Ouvrière... Réactualise le mythe par les "huit" milliardaires possédants autant de richesses que la moitié de l’humanité en évitant d'expliquer ce qui justement permet qu'une bande de pilleurs d'accumuler ces richesses : c'est-à-dire l'État des bourgeois, l'État instrument du capitalisme et de ses larbins d'élus. 

 

Le capitalisme, ça ne se réforme pas ça se détruit : par l'abolition de la valeur, par l'abolition de l'exploitation de l'homme par l'homme, par l'appropriation des nouveaux moyens de production, qui entre les mains de la bourgeoisie ce retourne contre nous et, ne peuvent que nous entraîner vers la pire catastrophe que l'humanité n'a connue ! Oui, ces nouveaux moyens de production nous appartiennent pour satisfaire nos besoins et ceux de l'humanité tout entière !


Nous combattons et nous devons combattre tous ceux qui émettre l’idée de pousser l'État, cette institution bourgeoise dans une pseudo-direction prolétarienne « de l’intérieur » ou « de l'extérieur », en nous leurrant sur sa nature, en nous présentant l'État bourgeois et sa putain de démocratie comme une entité neutre, alors qu’en fait, c’est une structure dont la bourgeoisie s'est dotée pour imposer sa domination de classe. 


La participation "citoyenne", "électoraliste" est le résultat d'un renoncement définitif de la perspective révolutionnaire et signifie l’acceptation de notre esclavage et de la paix sociale avec notre ennemie. 

 

Nous n'avons pas besoin de porte-parole, notre voix, nous la ferons entendre dans nos luttes, dans la rue par-delà les frontières de l'Europe, solidaire de nos frères et de nos sœurs de classe. À bas le citoyennisme, Vive la communauté humaine mondiale, a bas la production marchande, produisons pour la satisfaction de nos besoins et réciproquement de l'humanité tout entière. 

 

vive la révolution sociale, vive la fraternité, vive l'internationalisme. 

 

 NI DROITE  NI GAUCHE

   LUTTE RÉSOLUE EN DEHORS ET CONTRE LES SYNDICATS ET SES PARTIS QUI, AU GOUVERNEMENT COMME DANS L'OPPOSITION  TRAVAILLENT A DÉFENDRE LE CAPITAL, A  DIVISER ET A RÉPRIMER LES LUTTES DES PROLÉTAIRES

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17 novembre 2016 4 17 /11 /novembre /2016 23:10

 

Publié le 25 Novembre 2015 par Agustin Guillamon in théorie

Le défaitisme révolutionnaire

Hier:

Le défaitisme est une tactique politique ayant pour objectif de propager le découragement dans son propre pays par des communiqués ou des idées pessimistes quant à l’issue d’une guerre ou de toute autre entreprise. Le défaitisme révolutionnaire est impulsé par quelques minorités dans un pays en guerre contre leur propre gouvernement, avec le but de favoriser le mouvement révolutionnaire. Il s’oppose résolument à l’union sacrée, c’est-à-dire, à l’unité nationale de toutes les classes avec le seul but d’obtenir la victoire de la "Nation" sur l’ennemi.

 

Le défaitisme révolutionnaire rompt avec cette union sacrée entre classes et lutte contre sa propre bourgeoisie afin de parvenir à la défaite de sa propre nation. Il n’y a pas d’autre horizon que l’internationalisme, la paix et la révolution sociale.

Bien qu’il ait déjà été utilisé de façon sporadique pendant la guerre franco-prussienne de 1870, le terme a été popularisé pendant la première Guerre mondiale, en tant que proposition des révolutionnaires de lutter contre son propre gouvernement au nom de l’internationalisme prolétarien, afin de parvenir à une issue révolutionnaire en mesure de mettre fin à la guerre. Il a obtenu un certain succès en Russie, Allemagne, Italie, Hongrie, Roumanie ... et à l’été de 1917, a sérieusement menacé l’armée française, avec des émeutes de régiments entiers et des désertions en masse. Clemenceau, Pétain et le haut-commandement militaire firent de petites réformes en recourant, en même temps, à l’exécution sélective, décimant les régiments insurgés contre leurs propres commandants.

 

A l’automne 1917, les soldats sont revenus à l’obéissance, pleins de haine et de ressentiment contre leurs officiers et les hommes politiques, bien qu’ils aient obtenu que la stratégie de l’État-Major abandonne les grandes offensives et leurs conséquences sanglantes pour une guerre de tranchées simplement défensive.

 

Mais la tactique du défaitisme révolutionnaire a démontré en France son incapacité à mettre fin à la guerre ou à déboucher sur des insurrections révolutionnaires.

 

Pendant la guerre civile espagnole, il y a eu quelques tentatives d’application du défaitisme révolutionnaire. La plus importante était celle promue par Bilan et Les Amis de Durruti. Bilan a appliqué un défaitisme abstrait et idéaliste, entre autres parce qu’ils n’avaient pas la capacité d’intervenir ou d’influencer un minimum la classe ouvrière espagnole.

 

Il ne faut pas mépriser ou ridiculiser les thèses ou les positions théoriques de la Fraction, mais on devrait se poser la question de la nature marxiste de celles-ci, car un marxisme critique sans la capacité opérationnelle d’intervenir dans la réalité sociale et historique n’est pas du marxisme : c’est de la philosophie.

 

Ceux qui sont obsédés par la défense opiniâtre de Bilan tombent dans l’idéalisme, déjà fustigé par Marx dans la thèse 11 sur Feuerbach.

 

La Fraction italienne de la Gauche communiste, publiait Bilan en français et Prometeo en italien, considérait que la guerre civile espagnole était une guerre impérialiste entre la bourgeoisie démocratique et la bourgeoisie fasciste.

Les mots d’ordre de Bilan sur le sabotage de l’industrie de guerre, la fraternisation sur le front avec les fascistes, de ne prendre parti pour aucune des bandes impérialistes en lutte, etc., étaient des mots d’ordre abstraits, idéologiques et dans la pratique réactionnaires, dont le principal défaut était son inefficacité, son incapacité à les transformer en action concrète : ils étaient sans valeur. Mais, oui, c’étaient des thèses théoriques très brillantes, qui avait l’air très bien dans les pages de Bilan.

 

Son application pratique, absolument impossible pour le petit groupe d’étrangers de la Fraction, sans aucune influence sur la classe ouvrière barcelonaise ou catalane, était réactionnaire parce qu’elle impliquait la collaboration avec les fascistes et les aidait à rompre le front républicain, ouvrant les portes à l’armée de Franco.

 

Bilan a fait la seule chose qu’il pouvait faire: défendre ses positions sur le papier. Ceux qui ont mis en pratique un défaitisme révolutionnaire dévastateur et actif ont été Les Amis de Durruti. Le fondement même de l’Association des Amis de Durruti a pris naissance comme point final d’un processus de défaitisme révolutionnaire : Le 20 octobre, 1936, a été décrétée la militarisation des milices, qui devait prendre effet le 1er novembre.

Les miliciens de la Fraction décidèrent de quitter le front parce qu’ils considéraient que la guerre civile espagnole s’était transformée définitivement en une guerre impérialiste. Les différentes colonnes anarchistes, comme dans tant d’autres domaines, ont résisté plusieurs mois à l’application de ce décret.

 

Le rejet de la militarisation des Milices populaires a créé un sérieux malaise dans différentes unités de miliciens libertaires, qui se concrétisa lors de la réunion plénière des colonnes confédérales et anarchistes réunie à Valence du 5 au 8 février 1937. Pablo Ruiz y a participé en tant que délégué des miliciens de la Colonne Durruti de Gelsa secteur réticent à la militarisation, et les frères Pellicer comme représentants des miliciens de la Colonne de Fer. Dans le quatrième groupe de la Colonne Durruti, dans le secteur Gelsa, se développa une désobéissance ouverte aux ordres reçus des Comités régionaux de la CNT et de la FAI pour qu’ils acceptent la militarisation.

 

L’hostilité entre les miliciens de la Colonne Durruti qui acceptaient la militarisation, et ceux qui la rejetaient, a créé de graves problèmes, qui étaient sur le point de provoquer un affrontement armé, et qui a été canalisée à travers la création d’une commission de la Colonne, dirigée par Manzana, qui a soulevé la question au Comité régional. À la suite de ces discussions, il a été décidé de donner à tous les miliciens la possibilité de choisir, dans un délai de quinze jours, entre deux alternatives : l’acceptation de la militarisation imposée par le gouvernement républicain, ou l’abandon du front.

 

Pablo Ruiz, délégué du quatrième groupe de la Colonne Durruti à Gelsa dirigeait environ 800 miliciens qui ont décidé, en dépit de toutes les pressions, d’abandonner le front, en emportant les armes, pour descendre à Barcelone et fonder une organisation révolutionnaire pour s’opposer à l’abandon constant des principes anarchistes et à la contre-révolution en cours. Ces miliciens ont été à l’origine de la fondation du Regroupement des Amis de Durruti. En mai 1937, le Regroupement avait imprimé cinq mille cartes de militants ; quatre cents d’entre eux ont lutté sur les barricades contre les républicains et la gauche socialiste et stalinienne.

 

Le Regroupement des Amis de Durruti a été officiellement créé le l7 mars 1937, bien que ses origines remontent à octobre 1936. L’"Agrupacion" se situe au confluent de deux courants majeurs : l’opposition des miliciens anarchistes de la Colonne Durruti à la militarisation des Milices populaires, et l’opposition au gouvernementalisme, qui a trouvé sa meilleure expression dans les articles de Jaime Balius (mais pas seulement de Balius) dans Solidaridad Obrera, de juillet à novembre 1936, dans Ideas, à partir de décembre 1936 jusqu’à avril 1937, et dans La Noche, de mars à mai 1937.

 

Les deux courants, le "milicien" rejetant la militarisation des Milices Populaires, représenté par Pablo Ruiz, et le «journalistique» critique du collaborationnisme gouvernemental de la CNT-FAI, dirigée par Jaime Balius, s’opposaient à l’idéologie opportuniste et collaboratrice de la Confédération (qui a servi d’excuse à l’abandon des principes caractéristiques et fondamentaux de l’anarchisme), incarnée avec des nuances différentes, par Federica Montseny, Juan Garcia Oliver, "Diego Abad de Santillán" ou Joan Peiró, entre autres.

 

Le défaitisme révolutionnaire des Amis de Durruti était quelque chose de très concret et réel, et donc révolutionnaire; en comparaison, le défaitisme abstrait et idéaliste de Bilan était inutile ou verbeux, et donc réactionnaire.

 

L’indigence de Bilan était telle qu’il a toujours ignoré qui étaient et que faisaient Les Amis de Durruti: de Paris tout était théoriquement parfait et il était très facile de pontifier dans de beaux articles sur des événements et des choses qui étaient très lointaines et étrangères.

 

Il n’y a là aucun doute, aucune nuance: Les Amis de Durruti mirent en pratique l’un des épisodes de défaitisme révolutionnaire les plus remarquables de l’histoire du mouvement ouvrier et révolutionnaire: 800 miliciens ont quitté le front d’Aragon, les armes à la main, pour aller à Barcelone avec l’objectif de lutter pour la révolution fondant un groupement des Amis de Durruti qui, en mai 1937, a tenté de donner une orientation révolutionnaire au soulèvement des travailleurs contre le stalinisme et le gouvernement bourgeois de la Generalitat. Ce fut ainsi, cela s’est passé ainsi. Les militants de la Fraction, à Paris, se sont contentés de pontifier dans des articles publiés dans Bilan et Prometeo, avec un succès variable, sur cette insurrection lointaine et étrangère.

 

Pendant la Seconde Guerre mondiale, il y eut très peu de cas de défaitisme révolutionnaire, parce les masses ont été aveuglées par le choix entre la démocratie et le fascisme face à l’alternative révolutionnaire entre le capitalisme (fasciste ou démocratique) et le communisme. Alternative communiste qui, de plus, apparaissait déformée de manière grotesque par le despotisme stalinien.

 

Seules de petites minorités, presque sans influence sociale réelle, lancèrent des mots d’ordre de transformation de la guerre impérialiste en guerre civile révolutionnaire.

 

Parmi ces minorités, se détachait le Groupe espagnol de la Quatrième Internationale au Mexique, qui dans le magazine Revolución, édité au Mexique, publiait les articles de Munis et de Benjamin Péret sur la guerre impérialiste, dénonçant les massacres des bombardements allemands sur Londres, les bombardements américains sur villes allemandes, ou le nationalisme réactionnaire étroite de la Résistance française.

 

Un autre exemple notable furent le Juif autrichien Georg Scheuer et le groupe RK (Communiste-Révolutionnaire), qui a pratiqué le défaitisme révolutionnaire parmi les soldats allemands de l’armée hitlérienne, avec des tracts et de la propagande appelant à la désertion de l’armée allemande d’occupation, en France.

 

Leurs actions dépassent l’imagination débordante d’un roman d’aventures. Comme Juifs germanophones dans la France occupée ils avaient besoin de papiers d’identité falsifiés, et pour cela, ils falsifiaient les documents de mutilés de guerre, car de cette manière ils obtenaient des billets de train moins chers. Une militante du groupe étant séquestrée par la Gestapo dans un hôpital français, le groupe se déguisa en commando de la Gestapo, effraya les gardes fascistes de Vichy et la libéra sans tirer un coup de feu. À la Libération de Paris, en août 1944, Scheuer a participé à la grève avec occupation et autogestion de l’usine Renault, possédée par un collaborateur de premier plan, mais la tentative révolutionnaire a lamentablement échoué face au poids écrasant de la restauration capitaliste.

 

 

Le défaitisme révolutionnaire

Aujourd’hui:

 

Dans le cadre de la guerre de classe en cours, le défaitisme révolutionnaire se déroule sur cinq fronts :

 

1. Celui des armées nationales opérant dans d’autres pays pour de soi-disant missions de paix. Quels intérêts défendent-elles si ce n’est ceux du capital financier international ? Quelle paix peuvent apporter des légionnaires, des policiers, des mercenaires et autres?

 

2. Derrière l’invention ou l’exagération de la menace terroriste antisystème ou islamique se cache le développement d’une offensive politique et militaire contre toutes les libertés et les droits démocratiques dans les pays occidentaux. A moyen terme, les coupes sociales et les libertés sont incompatibles.

 

Les différentes lois liberticides et anti-terroristes sont le début d’un chemin qui mène vers un autoritarisme politique sans limites, ce qui conduit à des dictatures plus ou moins camouflées sous d’innocentes fioritures démocratiques et des élections pour un choix entre le mauvais et le pire.

 

3. Les interdictions étatiques des migrations sont des massacres de masse et une parodie pour les réfugiés politiques.

4. La guerre sociale contre les marginalisés, les chômeurs et les précaires prend aujourd’hui la forme d’une guerre de l’État contre les secteurs les plus défavorisés de leurs populations, qui a ses champs de bataille dans les quartiers et les ghettos.

 

5. La tactique défaitiste signifie aujourd’hui la dissolution de toutes les armées, de toutes les polices, de toutes les frontières, de tous les États, comme seule solution de survie pour tous ceux qui n’ont aucun pouvoir de décision sur leur propre vie et qui subissent la farce de quelques élections dans lesquelles on élit quelques représentants qui ne peuvent rien faire d’autre, quelle que soit leur volonté, que renforcer le système et appliquer sa logique destructive et antipopulaire au profit des multinationales et du capital financier.

 

Agustín Guillamón, 20 nov. 2015

[traduction de l'espagnol]

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17 novembre 2016 4 17 /11 /novembre /2016 15:11

 

Contrairement au commentaire que fait Pantopolis sur l'analyse de le GIGC, non seulement le GIGC surestime la capacité actuelle de la classe ouvrière en France, mais elle reste, comme la plupart des organisations de la gauche communiste, étrangère à une action de classe et là où Pantopolis trouve des points positifs, nous, nous ne trouvons que des faiblesses. Pour nous, il n'est pas question de lutter contre telle ou telle mesure en reprenant les mots d'ordre lancé par les forces les plus réactionnaires que sont les syndicats. Aujourd'hui, les "luttes" syndicales sont des non-luttes, elles ne sont pas sur le terrain revendicatif du prolétariat. Nous devons combattre tout organisme qui par l'énoncé de ses revendications n'attaque pas et ne vise pas à attaquer l'accumulation du capital et donc par là même, le capital et l'exploitation. Or, les revendications syndicales sont toutes réactionnaires, aucune n'attaque la plus-value sauf dans certains cas lorsqu'il faut prendre le train en marche pour mieux pouvoir l'arrêter plus tard.

 

L’attaque de la bourgeoisie sur le code du travail a simplement conduit les syndicats à renforcer l’idée d’une exploitation acceptée !

 

La loi travaille dite Loi El Khomri aurait dû être l'occasion pour les révolutionnaires, de s'attaquer à cette belliqueuse classe bourgeoise, d'avancer une attaque en règle par une revendication qui vaut pour la classe ouvrière toute entière ; celle de la répartition du travail entre tous les travailleurs (actifs/chômeurs) par une réduction massive du temps de travail sans diminution de salaire ! Cette revendication ne signifie pas qu'on se complaît dans l'esclavage, mais parce qu'on est solidaire de nos frères de classes, tant que les classes ne seront pas abolies par notre force. Avancer des mots d'ordre qui s'attaquent au capital ce n'est pas trahir le " but final", mais au contraire, c'est en prendre le chemin.

Qu'on nous explique comment espérer une solidarité de classe si la moitié de celle-ci ne peut se reconnaître dans une revendication d’où elle en est exclue : le travail !

 

Rien en dehors du rejet de la “ loi travail ” (dite loi El Khomri), Rien, aucun mot d'ordre mobilisateur sur nos conditions de notre vie de merde n'a émergé qui aurait pu mobiliser la classe ouvrière, les chômeurs, les précaires, les retraités, les laissés-pour-compte de cette ignominieuse et mortifère société…. Seule "la loi travail" à monopolisé la "colère" ouvrière par l'initiative des syndicats qui ont muselé les grèves et les manifestations par des slogans des plus dégueulasses "On ne touche pas au code du travail", " la loi travail, on n'en veut pas", "la loi El Khomri, loi connerie". Pendant qu'en Allemagne 110.000 grévistes de l'industrie réclament des hausses de salaire, nos vaillants défenseurs du code du travail se gardent bien de l'ébruiter et oui, cela aurait pu donner des idées.

Notre problème n'est pas dans la conservation de nos conditions d’esclaves salariés, mais dans la transformation des rapports de production, c'est-à-dire avant tout dans la destruction du capitalisme mondial. La question est donc la même pour le prolétariat du monde entier.

 

Dans la réalité, cette manifestation de "colère" n'a telle pas été artificiellement provoquée pour "crever l'abcès avant qu'il n'explose à la gueule de cette société". La réforme du code du travail, la bonne blague ! Ce n'est pas à un code que nous voulons mettre fin, c'est à notre esclavage ! Pour nous, c'est quotidiennement que nous subissons des conditions de travail de plus en plus dégueulasses, des cadences infernales, des heures supplémentaires non payées, des menaces de licenciement, des récupérations de congés aménagés au bon vouloir des patrons, alors autant dire que le code du travail et sa législation, il y a belle lurette que le patronat s'en fout. Cerise sur le gâteau la réforme des prud'hommes pour éviter à nos exploiteurs de perdre de l'argent ? Allez donc voir les infirmières dans les hôpitaux, les ouvriers de chez Michelin, de chez Goss, de chez Smart, chez Daimler, etc. Et dans le commerce, là ou le chantage et les menaces des patrons font rage, les patrons qui peuvent rendre le travail du dimanche obligatoire, menaçant les récalcitrants d'êtres de la prochaine charrette, la liste est longue, combien d'entre nous doivent travailler 39 ou 40 heures par semaine payées 37, il s'agit bien là de baisse des salaires qui se généralise, et de la mise aux pas pour ceux qui ont un job. La loi El Khomri ne fait qu'entériner une pratique existante, qui jusqu'alors ne dérangeait guère les syndicats.

 

Non, en réalité la classe ouvrière n'a manifesté que pour défendre la boutique syndicale pour la sauvegarde de leurs privilèges d'une collaboration séculaires, autrement dit leur gagne-pain. La crainte de certains syndicats plus particulièrement la CGT courroie de transmission du moribond Parti stalinien PCF, c'est d'être évincé des consultations sur les futur réformes sur les conventions collectives et les accords de branches réclamées à cor et à cri ... par les PME PMI. Quant au patronat, profitant d'un appui gouvernemental sans pareille, n'a fait qu'affirmer qu'il était plus que jamais aux commandes de ce gouvernement, laissant les tâches répressives aux mains de l’État de la "gauche", celle à qui il incombe d'ouvrir la voie royale vers un futur de plus en plus dégueulasse, d’où l'État d'urgence, lire l'urgence de l'État.

 

La classe ouvrière n'a pas été au-delà des directives syndicales, à aucun moment il n'y a eu de débordement, aucun affrontement, parce que le but de cette lutte n'a jamais dépassé le but fixé par les syndicats !

Alors que le GIGC dénonce avec juste raison que le retrait de la loi travail n'en finirait pas avec le capitalisme et l'exploitation… Mais il finit néanmoins par conclure "qu'un arrêt temporaire, c'est toujours ça de pris" qui redonnerait confiance à l'ensemble de la classe ouvrière dans ses forces et son combat contre le capitaliste !" Pour une prise de guerre, on ne fait pas mieux ! Autrement dit lutter pour conserver notre condition d'esclave nous redonnerait confiance à combattre le capitalisme ! Ce n'est plus une analyse, c'est un délire, un amalgame d'idées qui discrédit les bonnes intentions.

 

"Loi travail" ou pas, notre émancipation ne se trouve pas dans la conservation de notre aliénation.

Autre exemple, le GIGC parlant de la loi travail ; " son adoption légale accélérerait encore la détérioration toujours plus dramatique des conditions de travail et de vie des prolétaires quelle que soit leur condition, salariée, précaire, chômeur, étudiant travailleur, retraité, etc." Si cela n'est pas un encouragement du GIGC à coller au cul des syndicats, c'est quoi ? Le GIGC se lance dans une tirade complètement délirante, qu'elle aurait pu intituler « À deux doigts de la révolution » malheureusement l'envolée lyrique est foireuse non dans son style, mais dans son contenu.

 

Nous le gueulerons jamais assez "il n'y aura jamais de victoire ouvrière sans la destruction des syndicats".

Et bien évidemment, le GIGC n'échappe pas au triptyque quasi-maçonnique du C.C.I, "Crise – Guerre - Reconstruction". Nous citons le GIGC : "la crise du capitalisme est inexorable. Elle ne peut déboucher que sur une 3ème guerre impérialiste mondiale, seule “ solution ” à la crise de surproduction chronique en détruisant massivement l’excédent de forces productives, prolétaire et matériel". Rappelons encore et encore, que le capitalisme est un système de crises, quant à la guerre, il nous suffit de regarder les charniers du monde pour comprendre que la 2ème guerre n'a jamais cessé et ne cessera jamais, la guerre est un marché relatif à un produit, l'armement : qui ne fait que croître, mais a force de la prophétisé … quant à la reconstruction (mise à part la reconstitution des forces productives) celle de la finance s'en est très bien tiré, vu que le capital n'a jamais cessé d'être… Nous passons sur l'invitation du GIGC à prendre contact avec des groupes révolutionnaires communistes qui portent le combat (sans citer de nom, le GIGC disposerait-il de cellules dormantes ?) ou encore - (étendons et unifions la grève et la lutte en tenant des assemblées ouvertes à tous) porte ouverte aux beaux parleurs des syndicats... (Ne les laissons pas saboter notre combat !) : Lequel ?

 

La véritable crise, camarades du GIGC c'est celle de notre classe, et surtout celle des révolutionnaires de leurs implications dans le combat de classe, de leurs déterminations et dans la rigueur de leur analyse des événements que nous traversons. Les révolutionnaires du Groupe International de la Gauche Communiste est bien incapable d'avancer une perspective d'émancipation à la classe dont il se prétend être une avant-garde, il reste sur des bases théoriques, (voire historique Bilan&Co), extérieures à la classe incapable de lui apporter quoi que ce soit qui puisse nous conduire à la lutte finale !

 

"Notre rôle en tant qu'organisation révolutionnaire, en tant que fraction spécifique du prolétariat mondial, exige que nous ne nous limitions pas à rester béats d'admiration devant ces événements, à les décrire journalistiquement et à glorifier un prolétariat qui mérite de nombreuses critiques : la contemplation n’a jamais conduit à rien n'en déplaise à l’imbécillité de tous les ouvriéristes de la terre".

 

La classe ouvrière ne pourra développer sa lutte qu'en affrontant toutes les entraves qui la maintiennent dans son esclavage en premier lieu les syndicats, forces organisées de l'état capitaliste. Aux révolutionnaires de mettre en avant les perspectives communistes internationalistes dans leur combat, et non de flatter les faiblesses d'un mouvement.

 

"La nécessité de libérer toute l'humanité du joug du capital se trouve dans l'objectif final seul capable de nous assurer un monde sans exploitation, sans classes et sans État. Cet objectif doit toujours être mis en avant en créant et en alimentant les multiples formes d'organisation et de lutte capables de forger un vaste mouvement révolutionnaire".

 

"C'est par des mots d'ordre unificateurs qui dépassent la revendication que les prolétaires visent les rapports sociaux dans leur ensemble. C’est en attaquant de plein fouet à l'accumulation du capital dans la perspective de son abolition par la prise du pouvoir politique du prolétariat. Et c'est justement ces mesures qui restent étouffées par les entraves syndicales, en les dévoyant constamment sur la hiérarchisation, les corporations, la division salariale. Au-delà de ce champ d’action, le prolétariat ne peut proposer de positif que le communisme". 


Les syndicats contre la classe ouvrière.

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17 novembre 2016 4 17 /11 /novembre /2016 13:52

Groupe International de la Gauche Communiste (Révolution ou guerre), 21 mai 2016.

Contre le gouvernement et l'État capitaliste,

Vers la grève étendue et généralisée à tous les secteurs de la production ? C'est maintenant !

(21 mai 2016)

Pour la première fois depuis l'annonce de la " loi travail " (dite loi El Khomri), des grèves commencent à toucher des secteurs de la production française, principalement dans les transports: routiers, trains, aéroports, dockers, marins... Qui dit grève sur les lieux de production, dit décision et action collective de classe. C'est précisément la nouveauté qui peut changer la situation et la nature de l'affrontement avec le gouvernement PS de Hollande et l'État capitaliste. Voilà pourquoi, le moment actuel - mi-mai - est certainement la dernière occasion d'enclencher une riposte ouvrière généralisée et d'imposer ainsi un rapport de force politique de classe obligeant la classe dominante française et son État, le gouvernement, ses forces politiques de gauche comme de droite et ses syndicats, à reculer. Même si la " loi travail " ne fait que " codifier " dans la loi bourgeoise, de classe, l'aggravation déjà en cours depuis des années de l'exploitation capitaliste, il n'en reste pas moins que son adoption légale accélérerait encore la détérioration toujours plus dramatique des conditions de travail et de vie des prolétaires quelle que soit leur condition, salarié, précaire, chômeur, étudiant travailleur, retraité, etc.

Les syndicats et autres " nuit debout " sabotent la lutte ouvrière généralisée et unie

Une des particularités - pas la seule - des multiples Journées d'action syndicales depuis début mars a été précisément d'éviter toute décision collective de lutte à partir des entreprises et d'assemblées générales ouvrières. Ainsi, en l'absence d'AG ou comités de lutte ou de grève, des millions de travailleurs se sont retrouvés contraints de prendre une décision individuelle, à partir de leur seule conviction personnelle, quant à leur participation aux grèves des journées d'action et aux manifestations de rue. Alors même que 75% de la " population française " était contre la " loi travail " selon les sondages organisés par la classe dominante, la plupart se sont retrouvés isolés les uns des autres et dans l'impossibilité de ressentir la force collective de leur classe. C'est en grande partie ce qui explique le faible nombre de grévistes lors des journées d'action.

À cela, est venu s'additionner la méfiance face à la division du travail organisée entre le gouvernement, les syndicats " modérés " (CFDT) et les syndicats (CGT, FO, SUD supposés plus " radicaux "), face aux différentes journées d'action planifiées à l'avance, début mars, afin de saboter toute grève générale unie à tous les secteurs - le souvenir des échecs passés des mobilisations ouvrières massives de 2003, 2007 et 2010 étant encore dans toutes les mémoires.

Malgré cela, et malgré l'état d'urgence suite aux attentats parisiens de 2015 qui permet l'interdiction des manifestations et une répression accrue, la combativité et la colère générale ont continué à s'exprimer particulièrement dans les manifestations de rue. " Jeunes, moins jeunes, adultes, âgés ", salariés de toutes conditions et statuts, chômeurs, retraités, étudiants, lycéens se sont retrouvés au coude à coude face à une répression policière massive et provocatrice (et à laquelle les services d'ordre syndicaux sont venus prêter main forte à coup de battes de base-ball !). Dès les premières manifestations, 9 mars et ensuite, le sabotage syndical de la grève généralisée à tous les secteurs est devenu évident pour le plus grand nombre.
C'est face à ce vide ainsi créé - du point de vue de la classe dominante - que furent organisées à partir du 31 mars les " Nuit debout ". Dans les jours et les semaines qui ont suivi, les médias et chaînes télé d'information n'ont eu de cesse d'en faire la plus grande publicité. Et pour cause : l'idéologie " citoyenne et démocratique " de " Nuit debout " est venue renforcer le sabotage syndical en enlevant tout caractère de classe à l'opposition au gouvernement PS et au combat contre le capitalisme. Jugeons-en:

« Depuis le 31 mars, des assemblées se forment où les gens [et pas les travailleurs, ouvriers ou prolétaires] discutent et échangent. (...) L'humain [sic!] devrait être au cœur de nos dirigeants. (...) Chaque jour, nous sommes des milliers à occuper l'espace public pour reprendre notre place dans la République » (!) (En-tête du Bulletin quotidien Nuit debout, 22 avril, nous soulignons).

Comme si les intérêts de classe, de la classe exploitée et révolutionnaire, pouvaient s'accorder avec la " République ", c'est-à-dire avec l'État de la classe capitaliste. Comme si " nos " dirigeants, au service du capitalisme, pouvaient se soucier plus de " l'humain " - sans doute les plus naïfs et ignorants veulent-ils dire la classe exploitée - que du maintien à flot de " leur " capital national face aux concurrents ; et plus généralement de la survie du capitalisme.

Or, la crise du capitalisme est inexorable. Elle ne peut déboucher que sur une 3 e guerre impérialiste mondiale, seule " solution " à la crise de surproduction chronique en détruisant massivement l'excédent de forces productives, prolétaires et matériel. Se ranger derrière l'État démocratique bourgeois, c'est non seulement l'assurance que nos luttes de résistance contre la détérioration de nos conditions de vie et de travail courent à l'échec, que nous ne réussirons même pas à limiter les attaques du capital ne serait-ce que temporairement, mais aussi qu'aux sacrifices économiques croissants succéderont les sacrifices massifs de nos vies dans un massacre impérialiste généralisé.

C'est comme classe exploitée et révolutionnaire qu'il faut généraliser et unifier le combat

Membres de la classe ouvrière, de la classe exploitée, du prolétariat international, notre place n'est pas dans la République démocratique bourgeoise qui nous envoie ses CRS aujourd'hui, et demain l'armée. Notre place est dans la lutte ouvrière, prolétarienne, contre le capitalisme, son gouvernement, ses forces politiques de gauche (PS et PC au premier chef) comme de droite, ses syndicats, sa police et sa justice. L'État bourgeois n'est pas notre État. La France, comme tous les autres nations, n'est pas notre " pays ". Les prolétaires n'ont pas de patrie, ni de nation, et encore moins de République démocratique bourgeoise, à défendre.

​​​​​​​Après deux mois et demi d'hésitation générale, le fait que, depuis le 17 mai, certains secteurs de la production aient collectivement décidé la grève et l'extension du combat fournit l'occasion que beaucoup attendait pour se lancer à leur tour dans la bagarre. Attendre encore risque fort de faire rater l'occasion d'un combat généralisé et uni qui puisse faire reculer le gouvernement et son attaque. Nulle illusion : le retrait de cette loi n'en finirait pas avec le capitalisme et l'exploitation. Mais il porterait un coup d'arrêt temporaire et relatif - toujours cela de pris - à l'aggravation de l'exploitation que la bourgeoisie ne manquera pas de relancer. Et redonnerait confiance à l'ensemble de la classe ouvrière dans ses propres forces et son combat contre le capitalisme.

Alors, partout où c'est possible - en particulier dans les plus grandes entreprises et usines :
tenons des assemblées générales pour décider de la grève ;
nommons des comités de grève élus et révocables ;
organisons des délégations massives vers les entreprises et usines proches ;
étendons et unifions la grève et la lutte en tenant des assemblées ouvertes à tous ;
disputons aux syndicats et partis de gauche la direction et le contrôle de la lutte, des assemblées, des décisions, des actions et des mots d'ordre. Ne les laissons pas saboter notre combat.

La lutte ouvrière est autant économique que politique; c'est-à-dire contre l'État bourgeois, l'organisation centralisée de la classe capitaliste, son gouvernement (qu'il soit de droite ou de gauche) et ses organes politiques, syndicaux, et répressifs. Aux travailleurs les plus combatifs et conscients des enjeux historiques :

n'hésitez pas à vous porter à la tête de ce combat politique de classe ;
regroupez-vous en comité de lutte et de mobilisation " inter-entreprise " et " interpro ";
rapprochez-vous, prenez contact, venez discuter et lutter aux côtés des groupes révolutionnaires communistes qui portent et assument à la fois ce combat politique quotidien et la perspective révolutionnaire et internationaliste d'une véritable société communiste.
Il en va de la défense de nos intérêts de classe immédiats, économiques et politiques. Il en va aussi de la destruction de ce monde de misère et de guerres croissantes.

Le Groupe International de la Gauche Communiste (Révolution ou guerre), 21 mai 2016.

Nous écrire à : intleftcom@gmail.com - adresse de notre site web : www.igcl.org

(Ne pas jeter sur la voie publique)

 

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5 juillet 2016 2 05 /07 /juillet /2016 23:02

LOI TRAVAIL : ON NE LUTTE PAS CONTRE DES LOIS REACTIONNAIRES, ON LES DETRUIT

PAR LA REVOLUTION SOCIALE

Toutes les crapules du gouvernement autant que celle des syndicats CGT FO SUD CFDT, chacun dans leur rôle respectif peuvent se féliciter d’avoir réussi à mobiliser le plus important mouvement social depuis les dix dernières années, mais les intérêts des syndicats sont bien différents des nôtres.

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Sans minimiser le projet de cette loi crapuleuse, pour nous, le code du travail qu’il soit modifié ou non par la (loi travail) dit loi El Khomri,, restera toujours la loi des bourgeois qui s’autorise le droit de nous exploiter comme bon leur semble. Certes, les patrons pourront fixer les horaires, les salaires et les licenciements à leurs convenances, mais rien n’empêchera la classe ouvrière de se faire justice !

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Devons-nous pour autant « lutter pour garder l’ancien code du travail ou lutter pour nous émanciper à tout jamais de “l’esclavage salarié“ ?

Avons-nous donc autant de mépris de nous-mêmes au point d’être aveuglé devant la perspective qui s’offre à nous, celle de nous émanciper d’un système qui ne peut être que de plus en plus réactionnaire !

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Nous sommes des prolétaires et c'est nous qui produisons les moyens de reproduire notre existence, nous sommes la force énorme capable de balayer ce système qui nous condamne à travailler, à produire non pour satisfaire nos besoins, mais ceux d'une classe qui se nourrit de nos vies et nous fout aux ordures après usage.

Les syndicats ont tous fait pour diviser la classe ouvrière, en se gardant bien de reprendre le mot d’ordre d’une “ grève générale ». Pour la simple raison qu’une grève générale aurait été beaucoup plus risquée, tant pour les syndicats que pour la bourgeoisie dont ils restent les principaux garants.

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Dans une grève générale, la loi El Khomri, l’idiote utile de ce gouvernement, n’aurait suscité qu’un ricanement de mépris pour s’étendre à une cause beaucoup plus sérieuse.

En regardant de plus près la loi travail, nous comprenons mieux ce qui a fait réagir les syndicats, c’est principalement la trouille de perdre leur représentativité dans les branches professionnelles. Une partie de la loi travail visant à court-circuiter les syndicats en supprimant leur représentativité dans les accords de branches professionnelles. La manœuvre de Valls et Gattaz du MEDEF, étant de donner aux petites et moyennes entreprises de ne plus être sous la tutelle des conventions collectives régissant les branches professionnelles. Autrement dit ; la trouille de la CGT FO étant de sauvegarder une partie de leur gagne-pain.

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De manifestations en manifestations, calqué sur les débats parlementaires pour bien montrer au gouvernement qu’ils détenaient une force incontournable. Pendant que dans le dos des manifestants les syndicats CGT des différentes corporations (branches) magouillaient pour obtenir quelques garanties principalement celle des secteurs clefs tel les transports, négociation à la SNCF, les enseignants, etc… Du jour au lendemain, la volte-face de Martinez et Mailly, sont passés du retrait total de la loi El Khomri à quelques articles qui devaient être revisités.

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Après avoir fait passer la CGT pour un syndicat jusqu'au-boutiste, rien de tel pour revivifier un syndicalisme moribond, le Premier ministre Valls n’ayant plus (parait-il) de majorité a l’assemblé nationale, dégaine le 49-3 pour faire passer sa loi et remet le couvert en interdisant les manifs “processions“ syndicales. Ce qui a donné un tollé général « de tous nos démocrates de gauche, Trotskistes bille en tète, réaffirmant par là leur attachement à la démocratie bourgeoise, C’est-à-dire le droit des bourgeois de continuer à nous exploiter et celui des syndicats à négocier le prix de notre exploitation… Démocratiquement bien sûr !

Les luttes sociales, se moquent bien de savoir si elles sont légales ou illégales ! Et ce n’est certainement pas des avortons vaniteux qui arrêterons le cours de l’histoire lorsque sonnera l’heure de leur défaite !

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Encore une fois dans l’épicerie syndicale, il n’y a pas de syndicats rouges ou de syndicats jaunes, il n’y a que des syndicats dont la fonction est de nous maintenir dans nos conditions d’esclavage salarié, celle de toutes les précarités suivant l’offre et la demande, suivant la conjoncture économique du capitalisme, c’est ce qu’ils appellent la flexisécurité et pour nous la flexiprécarité. « Je prends quand j'ai besoin, je jette quand je n'ai plus besoin », mais il n’y a là rien de nouveau, qui nous ferait regretter un bagne pour un autre.

Les syndicats n’ont cherché qu’à contribuer à l’élaboration du code de notre exploitation, à sauvegarder leur privilège de parasites, car c’est bien en maintenant nos conditions d’esclave que tous les syndicats et les faux partis « communistes » , « socialistes », vivent grassement et confortablement !

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REFUSONS TOUTE CAUTION OU APPUI AUX MANIFESTATIONS SYNDICALES

AVEC L'ENNEMI ON NE S'ALLIE PAS... ON LE DETRUIT.

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Ce qui importe, c'est de savoir si nous continuerons à nous soumettre à l'exploitation de la seule vie que nous ayons ou si nous allons enfin réagir contre notre condition d'hommes écrasés et humiliés ; notre seul mot d'ordre face à ces attaques ne peut qu'être que mort au capitalisme, abolition de l'esclavage salarié est pour le réaliser, détruire ce monde absurde par la révolution sociale.

Cessons de nous faire manipuler par ces bonimenteurs « de la politique et du consensus social » prenons confiance en nous, prenons notre destin en main, organisons-nous nous-mêmes. Crachons sur tous les cortèges organisés par les syndicats, car si nous ne le faisons pas cela signifie que nous sommes incapables de nous insurger contre notre putain de vie d'esclave, traité comme du bétail prêt à marcher vers l'abattoir.

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Quant aux "Nuit debout !" À Paris comme en province n’ont été que les laboratoires du Front de Gauche de Mélenchon, au mieux comme au pire des bidules pour aménager la précarité ! Rien d’autre à dire d'un phénomène répétitif qui sent le rance d’un citoyennisme encrotté.

Nous "devons tous contribuer à l'union grandissante du prolétariat. Nous devons créer le rapport de force nous permettant d'en finir internationalement avec le travail salarié, les classes sociales et les frontières !

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PROLÉTAIRES DE TOUS LES PAYS, UNISSONS-NOUS, SUPPRIMONS LES POLICES, LES ARMÉES. LA PRODUCTION DE GUERRE, LES FRONTIÈRES, LE TRAVAIL SALARIÉ...

ARMES, POUVOIR, ÉCONOMIE AU PROLÉTARIAT !

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2 mars 2016 3 02 /03 /mars /2016 23:09

VIVE LA GRÉVE GÉNÉRALE

Le capitalisme français, administré politiquement par la social-démocratie, a décidé de manière formelle d’autoriser les licenciements sans aucun motif, d’augmenter les heures de travail, de baisser les charges patronales, de précariser les emplois, de nous faire bosser le dimanche, de diminuer les indemnités de chômage, d’augmenter l’âge du départ a la retraite pour ne percevoir qu’une aumône, de diminuer en catimini les diverses prestations sociales…

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Cette clique de bourgeois qui veulent nous présenter leur politique “sociale “comme “des avancées qui vont dans le bon sens“ et elle consiste en quoi ces avancées à verser des centaines de millions d’euros, sous des formes diverses, aux patrons de l’industrie et leurs actionnaires. Non-rien n’a changé dans la gestion du capitalisme qu’elle soit gérée par la Social-démocratie ou par les Républicains-démocrates, le discours et les faits sont les mêmes, tous s’accordent (gouvernement, opposition, patronat, État, syndicats) approuvent sinon sur les modalités, et la quantité, tout au moins sur la nécessité d’ouvrir la vanne aux licenciements pour permettre à l'appareil industriel de la France de s’automatiser, de se robotiser ,de se moderniser, pour qu'elle soit compétitive sur le marché capitaliste mondial et de fait créer encore plus de chômage en nous jetant à la rue comme des marchandises excédentaires...

...NE LAISSONS PLUS PERSONNE NÉGOCIER A NOTRE PLACE

Alors, pour stopper l’hémorragie, une solution s’impose : mais ce n’est certainement pas faire appel à la légitimité du droit bourgeois pour régenter “un capitalisme a visage humain“ ni le “contrôle des comptes des entreprises par les ouvriers“ cheval de bataille de tous les opportunistes qui voudrais faire des ouvriers des garants du bon fonctionnement du capital allant peut-être même jusqu'à planifié les licenciements de leur frère de classe ...

...LES PETITS BOULOTS = LES GRANDES MISÈRES

Non la solution qui s’impose est celle d’en finir de ce système nauséabond, de la nécessité d’une révolution sociale, de la prise du pouvoir par la classe ouvrière pour qu’elle prenne enfin son destin en main pour instaurer une économie basée sur les besoins réels de l’humanité et non sur l’accumulation des richesses !

Le devoir des révolutionnaires n’est pas de chialer leurs jérémiades sur le sort qui s’abat sur le dos de la classe ouvrière mais bien d'en appeler en a ce que celle-ci est historiquement contrainte de faire. Pour cela, il n'y a qu’une seule solution, une lutte unifiée de l’ensemble de la classe ouvrière, pour une lutte unifiée au-delà des corporatismes qui devra embraser tous les pays d’Europe par-delà en rejetant tous les chauvinismes. À l’heure ou le capitalisme se déplace à vitesse de la lumière, ou la nation n’est plus qu’une unité de marchandise – d’esclaves à exploiter ou à mettre au rebut, il est criminel de continuer.

...VOTRE ÉTAT D’URGENCE N’EMPÊCHERA PAS NOTRE VIOLENCE

Une chose doit être claire pour nous : sans notre soumission, ils ne sont rien. Lorsque nous agissons, ils tremblent. Lorsque nous nous organisons par nous-mêmes en dehors et contre les syndicats (collabos, apôtres du consensus, de la négociation, bref de la paix sociale), malgré leur "respectabilité démocratique", ils emploient la force de leur État, preuve s'il en est, de la crainte et de la haine qu'ils ont pour ceux d'en bas. . Il faut renouer avec la lutte de classe, qui n'admet pas de camisole de force.

* Il faut refuser les sempiternels bavardages sur les impossibilités "momentanées" qu'aurait l'économie à satisfaire nos revendications. Nous avons que trop donner !

* Il faut refuser tout licenciement, non parce qu'on se complaît dans l'esclavage, mais parce qu'on est solidaire de nos frères de classe, tant que les classes ne seront pas abolies par notre force.

* Indépendamment de la conjoncture économique, nous devons réclamer moins de travail et plus de salaires réels, par la répartition du travail entre tous, sans diminution de salaire...

* Il faut, lorsqu'une grève éclate, refuser de s'enfermer sur le lieu de travail. La solidarité de nos frères de classe se gagne par la lutte et dans la rue. .

La" conscience révolutionnaire de classe ne tombe pas du ciel, elle s'acquiert par le combat sans trêve contre l'ennemi qui ne nous considère que comme une masse malléable. Y en a marre des grèves spontanées que ces mêmes appareils, qui par la magouille arrivent à stopper et à vider de leur contenu.

Revendiquer, oui, mais pour ne plus avoir à le faire. Nous devons tous contribuer à l'union grandissante du prolétariat. Nous devons créer le rapport de force nous permettant d'en finir internationalement avec le travail salarié, les classes sociales et les frontières !

Tract libre

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Published by Tract le 9 mars 2016 - dans Internationalisme
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11 décembre 2015 5 11 /12 /décembre /2015 00:37

VOTER C’EST RASSURER LA CLASSE BOURGEOISE DE NOTRE TOTALE SOUMISSION

"NE VOTONS PLUS, UNISSONS-NOUS ET LUTTONS !"

Si la région, ça compte pour eux ! Pour nous les illettré-e-s, les fraudeurs de pôle emploi, les sans dents, les retraité-e-s qui n’en finissent pas de crever, c’est exploitation, chômage, et toujours plus de misère !

Travailleurs, les valets des capitalistes, les marchands d'illusions, vous appellent à voter pour choisir aujourd'hui les conseillers régionaux, demain un président, des sénateurs, des députés, des maires, des conseillers municipaux, des délégués syndicaux.

Tous ces hommes, ces femmes représentent les différentes façades dont se pare le capitalisme pour cacher sa triste réalité, c'est-à-dire sa dictature. Il se sert tantôt des uns, tantôt des autres selon la conjoncture et les besoins du moment. En effet ils représentent TOUS LES INTERETS DES CAPITALISTES, les uns les gros capitalistes, les autres les moyens et petits capitalistes d'autres encore le capitalisme d'Etat.

Les capitalistes exercent dans ce monde une DICTATURE prenant des formes politiques différentes correspondant au développement du capitalisme dans un pays.

Tous ces élus, ces prétendants et ces prestidigitateurs essayent de cacher, habillent et masquent la réalité sociale. Ils trompent sans vergogne des millions de travailleurs et tout est bon pour cela. C'est à celui qui arrivera le mieux à mentir, qui aura le plus d'imagination dans l'art de tromper et de créer des mirages afin que quoi qu'il arrive, l'exploitation des travailleurs, s'amplifie et que l'extorsion de la plus-value se réalise, pourquoi font-ils tout cela ? Pour avoir eux aussi, une partie de cette plus-value prise sur le sang, la sueur, la santé et la vie des travailleurs.

Aucun d'entre eux ne remet en cause la propriété privative des moyens de production donc la possibilité de prendre toutes les décisions concernant ces mêmes moyens de production dans une perspective de transformation complète de la société .divisée en classes. Tout au plus, certains voudraient les mettre dans les mains de l'Etat (nationalisations) c'est-à-dire entre leur propre mains, transformant ainsi leur rôle de simple valet du capitalisme en propriétaire total du Capital. Aucun ne veut abolir le système du salariat clé de voûte du système capitaliste. L'abolition du salariat implique en effet l'unité des travailleurs sur leur lieu de travail, dans leur commune, dans leur département, dans leur pays, et donc dans le monde. Cette unité des travailleurs, ils n’en veulent pas car cela signifie la fin d'un système' esclavagiste : le capitalisme.

Travailleurs boycottons toutes les élections capitalistes. Prolétaires prenons le contrôle des moyens de production en nous les appropriant complètement et en détruisant l'Etat capitaliste. Ainsi nous changerons notre vie car nous remettrons en cause la division du travail et ses conséquences. Enfin nous déciderons collectivement. Ainsi l'émancipation des travailleurs sera l'œuvre des travailleurs eux- mêmes.

ALORS NE VOTONS PLUS, UNISSONS-NOUS ET LUTTONS !

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17 novembre 2015 2 17 /11 /novembre /2015 22:56


Arrêtez de nous prendre pour des cons ! Il n’y a ni guerre de civilisation ni guerre de religion dans le carnage que vient de subir la population parisienne ! Ce massacre est commandité par des charognards de bourgeois capitalistes, ce ne sont que des règlements de comptes entre des fractions capitalistes, financé par des pourritures qui prennent pour cible, d’abord et toujours “les populations“ civiles.

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L'Alliance occidentale se moque bien de la morale comme des religions, peu leur importe que les états musulmans s’affrontent entrent Sunnite ou Chiites ! L’important est de fourguer leur arsenal de guerre ! 24 rafales et une frégate multi-missions en Égypte, 24 autres pour le Qatar, et les pourparlers avec l’Arabie Saoudite, la Malaisie, l’Inde, la Turquie, et là, il ne s’agit que d’une partie de l'iceberg, comme ils dissent… Le contexte commercial est très positif !

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Derrière ces conflits, le camp des Occidentaux, c’est de gagner de nouvelles zones d’influence, de nouveaux marchés et si possible de faire un Yalta du Moyen-Orient pour prendre les positions géostratégiques, géopolitiques, géoéconomiques détenu par la Russie de Poutine. L’occasion pour Hollande se bourgeois aux dents saignantes, de prendre une revanche, lui qui n’a toujours pas digéré son échec en Ukraine, dont l’objectif était de déloger Poutine de la Crimée. Les attentats et toutes les horreurs commises par cette bande de nazillons, tombent à pic pour la bourgeoisie et le capitalisme pour satisfaire leurs appétits de brigandages.

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Rien de plus abject que ces attentats et toutes les horreurs commises par une bande d’abrutis, aussi lâches que les bourgeois qui les recrutent pour effectuer leurs ignobles besognes, et qui se donnent la mort parce qu'incapable d’assumer leurs crimes. Lâche parce que le terrorisme est l’arme d’une bourgeoisie qui cherche à semer la peur et la soumission ! Lâche sera aussi la riposte de cette alliance bourgeoise qui aura accompli avec le même cynisme, la même lâcheté un bombardement sur une population prise en otage, dans une zone supposée abriter le ou les responsables.

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……………………….L’ETAT URGENCE !

Ces horribles événements sont l’occasion pour la bourgeoisie de l’égaliser une autre terreur celle de l’État, qui autorise tous les droits à son armée, à ses flics, à sa justice, de tuer, d’arrêter et de condamner tout ce qui sera suspect et ou susceptible de troubler le nouvel “ordre d’État“. C’est la pratique d’un terrorisme tous azimuts qui permettront à l’état d’utiliser tous les amalgames les plus crapuleux pour perquisitionner, interdire, et de censurer. La bourgeoisie se donne tous les moyens et avec des objectifs les plus variés, sans rapport avec la cause initiale. Ces méthodes permettront à l'état d’espionner, de fichier, les opposants à la classe dominante. Hollande décrète “l’état d’urgence“, ça signifie des restrictions des libertés publiques ou individuelles pour des personnes considérées comme dangereuses , de contrôler la presse (bien que cette dernière soit à la botte de l'état), cette décision bourgeoise n'a qu'un seul but disculper la responsabilité de la classe dominante à reconnaître son implication et celle de ses rejetons dans ce massacre !

……………………….LE COURS A LA GUERRE ?

Certains groupes nous parlent de “ menace d’une 3e guerre mondiale “. D’autres encore que les guerres locales à répétition au Moyen-Orient peuvent déboucher vers un conflit généralisé. ? De telle supputation ne sont pas des données objectives, puisque sous le règne du capitalisme, la guerre est omniprésente, sa production d’armements démontre cette réalité, les armes ne sont pas fabriquées pour en faire de la dentelle bretonne !

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Il s’agit là d’une pure diversion par rapport aux luttes que nous devons mener ! Notre préoccupation majeure de révolutionnaire, c’est le renversement de cette société de merde, qui nous tue chaque jour à petit feu ! Et c’est ce pour quoi nous luttons, contre nos conditions d’esclaves, ou de misère totale, contre notre exploitation en échange d’une aumône, contre nos conditions d’une vie de merde. Notre préoccupation n’est pas de savoir si notre esclavage est plus heureux en temps de paix qu'en temps de guerre. Savoir si le capitalisme court a la guerre ou s’il arrive à maintenir une paix sociale lui permettant de poursuivre notre esclavage, nous préoccupe davantage !

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« Nous ne devons pas succomber au matraquage des médias sur la possibilité d'un prochain conflit mondial. Cette propagande veut nous attirer, nous, prolétaires de tous les pays, condamnés à l'exploitation par le travail salarié et à la misère sociale, sur le terrain pourri d'une future "unité nationale «face à l’ ennemi ;c'est -à-dire à oublier que nous appartenons à une classe en lutte contre le capitalisme et ses défenseurs, bourgeois et bureaucrates, qui ont engendré et engendreront si nous ne réagissons pas révolutionnairement, une autre boucherie qui massacrera à nouveau des millions de prolétaires et que la venue d’une guerre signifierait que le prolétariat international n'aurait pas su l'empêcher par la révolution ! » G.Munis

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La menace d’une guerre ne doit pas occulter nos luttes quotidiennes, puisqu’elle est dans les fondements mêmes de cette société mortifère. Pour nous prolétaires, ces menaces d’intimidations, ne doivent pas nous décourager à mener notre lutte de classe. Bien au contraire, il est même urgent de réapparaître sur le devant de la scène sociale non seulement pour faire obstacle à toutes les mesures que nous prépare la bourgeoisie, tant sur le plan social que sur le devenir de l’humanité !

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Le capitalisme, c'est la guerre, aucune paix n’est possible tant que cette société de merde ne sera pas anéantie par le prolétariat mondial. C’est en luttant que nous empêcherons que les conflits bourgeois ne se généralisent, c’est en luttant que nous émanciperons l’humanité de cette société de misères et de morts. Le prolétariat lui seul est à même de débarrasser de cette bourgeoisie quel que soit le visage dont elle se drape « démocrate ou fasciste », elles sont les ennemies de la révolution.

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Le prolétariat est la seule classe internationale à pouvoir changer le cours de cette histoire inhumaine, en s’imposant par ses luttes, en déclarant la guerre sociale sur tous les fronts de guerre ou au travail notre objectif sera le même contre le capital, contre sa bourgeoisie et ses valets !

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A BAS L’UNION SACRÉE - À BAS LE PATRIOTISME COCARDIER - À BAS L’UNION NATIONALE.

PROLÉTAIRES DE TOUS LES PAYS, UNISSEZ VOUS,

SUPPRIMEZ

LES ARMÉES, LES POLICES, LA PRODUCTION DE GUERRE, LES FRONTIÈRES, LE TRAVAIL SALARIÉ !

ARMES, POUVOIR, ÉCONOMIE AU PROLÉTARIAT !

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11 novembre 2015 3 11 /11 /novembre /2015 21:03

Article paru dans Alarme No 7 Jan.fev.Mars 80

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[Les noms des personnes cités dans cet article ne sont que des détails superfétatoires et n'altèrent en rien la justesse de l'analyse, bien au contraire, elle en garde aujourd'hui et encore pour longtemps toute sa validité]

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"Guerre...Guerre. .-.Guerre..." Nous entendons de plus en plus souvent prononcer ce mot terrible comme une épée de Damoclès suspendue au dessus de l'humanité entière. .

La guerre est une contradiction inhérente au capitalisme. Donc, en considérant le niveau atteint par les forces de destruction développées par le capitalisme et également sa domination planétaire, les menaces de guerre mondiale ne sauraient nous étonner. Plus d'une fois déjà depuis la fin de la seconde guerre mondiale, des crises dans les relations internationales avaient été à deux doigts de déboucher sur une troisième boucherie impérialiste mondiale. La Corée, Cuba, le Vietnam, rappellent à nos mémoires autant de crises graves qui avaient menacé de déclencher la mobilisation et l'utilisation des dispositifs guerriers des deux blocs impérialistes qui divisent le monde à ce jour. Mais, ces dernières années, la concurrence entre les deux impérialismes, et donc leur agressivité, se sont vu accroître" et les points de frottements entre les puissances capitalistes dominantes ou même secondaires se multiplier, jusqu'à ce que les menacés de guerre se fassent simultanées ou "tout au moins d'une fréquence plus rapide. La guerre dans La guerre dans le capitalisme est naturelle.

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Pourtant rien ne nous assure, malgré ces multiples accrochements internationaux, que la guerre éclatera bientôt, d'autant que la menace de guerre n'est pas récente comme nous venons de le rappeler. Or cette menace de guerre mondiale nous est soulignée de plus en plus souvent dans les moyens d'information et on a pu entendre jusqu'à V.Giscard d'Estainq et le Pape en parler à l'occasion du changement d'année. Une question peut alors se poser à nos esprits: pourquoi V.G.E. et le Pape nous parlent-ils de guerre? Ils savent très bien que parler de guerre en souhaitant l'année nouvelle n'est pas comme d'en parler dans leurs soirées mondaines entre gens du "beau" monde. Ce n'est pas simplement comme ça, histoire d'en parler, qu'ils ont parlé de guerre devant des millions de lecteurs et d'auditeurs. Il y a une raison à la contribution de ces deux défenseurs patentés du capitalisme au développement de l'état de psychose populaire qui commence à poindre au sujet d'une guerre mondiale nucléaire imminente.

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Ils y trouvent sans doute leurs intérêts, sinon ils n'en auraient pas parlé. On peut dire, plus exactement, qu'il y a deux raisons au fait qu'ils ont lâché le mot "guerre" à l'occa­sion du premier de l'an 1980. La première de ces raisons est sans conteste de préparer la population à l'éventualité de guerre, que les gens se fassent à l'idée de la guerre, sinon le choc moral provoqué par l'explosion des premières bombes risquerait de laisser cours à des actions incontrôlées et "irresponsables". La seconde de ces raisons, c'est qu'ils savent pertinemment que la guerre mondiale est dans l'esprit de la plupart des individus un point final à tout espoir. L'imminence clamée d'une guerre mondiale a pour effet un total découragement car bien peu nombreux aujourd'hui sont ceux qui perçoivent la seule issue à l'impasse du capitalisme: sa liquidation par la révolution socialiste; ne voyant pas l'issue unique, les gens se découragent parce qu'ils ne voient pas de moyen d'éviter la concrétisation de la menace de guerre et en cela ils ont raison, car si l'on reste enfermé dans la "logique" de ce système pourri et moribond, la guerre ne peut que toujours menacer jusqu'à son éclatement. Le total découragement, provoqué donc par la peur de la guerre et le manque d'espoir à la fois d'éviter la guerre et d'établir un monde meilleur, ne peut manquer de rendre les gens, et tout particulièrement le prolétariat, encore plus apathique, encore plus mouton, encore plus prêt à accepter n'importe quelles conditions.

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D'un autre côté, des révolutionnaires quelque peu inconscients (et inconsistants) annoncent avec frénésie la menace de guerre, soit pour mobiliser le prolétariat contre cette échéance terrible, soit parce qu'ils considèrent dans leur aveuglement qu'une vague révolutionnaire submergera le monde dès que le capitalisme aura assassiné quelques dizaines de millions d'individus et alors...le communisme régnera sur la Terre.

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D'une part, il faut dire que la lutte contre la guerre n'est pas obligatoirement la lutte contre le capitalisme, comme la peur de la guerre n'est pas obligatoirement entrevoir le communisme. La lutte contre la guerre doit se faire par la révolution; voila la phrase-clef, le seul mot d'ordre révolutionnaire concernant la lutte contre la guerre. Des substitutions au mot d'ordre "contre la guerre par la révolution" du type "lutter contre la guerre, c’est déjà lutter pour la révolution", même si ce ne sont pas des substitutions explicitement formulées, ne sont que des détournements grossiers de la lutte, que doit mener le prolétariat. La lutte contre la guerre peut très bien se faire - précisément sans lutte pour la révolution. Que dans ce cas là l'objectif visé -éviter la guerre ou l'arrêter- ne puisse pas être atteint, c'est une évidence mais cette évidence est évidence pour les communistes et non pour ceux qui risquent naïvement de se laisser entrainer dans une pareille lutte, fausse lutte par excellence donc et qui ravira les divers défenseurs du capitalisme.

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Le simple sentiment d'horreur que provoque à juste titre l'idée de la guerre peut être le seul sentiment qui fasse réagir le peuple. Nous avons bien dit le "peuple" car justement dans cette éventualité les bornes sociales sont éclipsées et le prolétariat ne lutte pas comme classe indépendante et donc n'est pas révolutionnaire. A l'opposé, le sentiment qui doit dominer la lutte révolutionnaire est le sentiment d'horreur provoqué non uniquement par un état particulier dans lequel se trouve être le capitalisme (guerre, crise économique, etc ...) mais par le capitalisme lui-même, par sa fonction aujourd'hui réactionnaire, par l'absurdité de sa survivance parasitaire sur un monde où toutes les conditions objectives sont totalement mûres pour l'établissement du communisme. En éclipsant l'horreur que doit provoquer le capitalisme lui-même —conscience de classe développée-;-, par l'horreur de la guerre ( même en reliant celle-ci au capitalisme), ces "révolutionnaires" laissent le champ ouvert au pacifisme, car ils auraient beau dire que le pacifisme n'évitera pas la guerre, cette affirmation ne leur sera d'aucune utilité pour 1'empêcher de proliférer parce qu’elle viendra comme un cheveu sur la soupe dans leur attitude générale - opportuniste dans le "meilleur" des cas.

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Quant aux autres, ceux qui voient dans le massacre de dizaines de millions d'individus la chance de la révolution communiste, pour les combattre dans leur absurde raisonnement il est nécessaire de considérer la guerre à venir (si elle a lieu) et ses conséquences sur la lutte de classe. La guerre à venir, si elle éclate, en premier lieu sera un échec pour le prolétariat international qui n'aura pas su 1'empêcher par la révolution, et en second lieu surtout, si ce n'est pas le prolétariat mondial insurgé qui y met un terme au plus têt, elle marquera la fin de toute civilisation humaine de quelque manière qu'on imagine son déroulement .Alors, les possibilités de révolution se trouveraient compromises pour longtemps, peut-être pour toujours et en ce cas cela signifierait que ce qui resterait du genre humaines s‘il en reste quelque chose— serait sur la voie de son total dépérissement. Nous affirmons donc que jusqu'aux premières heures de la guerre, là révolution aurait encore toutes ses chances, quoique, une fois la guerre déclenchée, le prolétariat aurait d'abord à laver la honte de sa défection en tant que force capable d'empêcher la déflagration impérialiste et à gravir le dur chemin de sa constitution en classe internationalement solidaire.

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Mais avec l'approfondissement de la guerre, les chances de la révolution prolétarienne se trouveraient largement compromises et totalement compromises une fois la guerre terminée. La base de notre lutte révolutionnaire doit être une dénonciation du capitalisme et des lois qui le régissent sans oublier ses conséquences phénoménales du type de la guerre impérialiste. Mais la dénonciation des conséquences du capitalisme ne doit pas primer sur celle des rouages de base de ce système sur la dénonciation de 1’ esclavage salarial, sur la dénonciation de l'exploitation, sur la nécessité de souligner et de rendre évidente la contradiction capital/salariat.

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Il s'agit donc de rendre le "paix" capitaliste aussi insupportable à l'esprit que la guerre capitaliste, la "bonne" marche du capitalisme aussi insupportable à 1'esprit que la crise économique capitaliste, et ainsi de suite pour la totalité des facettes du capitalisme: rendre insupportables à l'esprit autant les rouages fondamentaux du système social, économique et politique qui règne actuellement sur la planète entière, que les épiphénomènes catastrophiques qui découlent conjoncturellement des lois qui leur permettent à tout moment d'éclater.

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Quant à la menace de guerre qui pèse aujourd’hui très fortement sur 1'humanité, il ne faut pas se laisser entraîner dans la panique mais au contraire garder la tête froide. La panique ne peut apporter dans son sillage que soit un total découragement, soit un engagement hâtif dans des actions qui ont toutes les chances non seulement de ne rien empêcher du tout mais encore de gêner ou de s'opposer à la lutte des révolutionnaires, seule lutte qui puisse éviter la guerre eau? visant à la destruction du capitalisme jusqu'à ses racines et à l'instauration du communisme mondial, sans frontières et sans classes. Et cette destruction du capitalisme il faut le souligner, est loin d'être une aberration utopique, un espoir sans possibilités de réalisation. Bien au contraire, malgré sa puissance apparente, 1e capitalisme n'a jamais été si faible car la puissance potentielle du prolétariat c’est-à-dire la puissance qui serait la sienne s'il se décidait enfin à prendre pour le compte de l'entière société humaine les machines qu'il fait tourner et les richesses qu'il produit ou a produit, ceci jusqu'à présent pour le seul intérêt des capitalistes et pour le seul renforcement de son ennemi le capital-la puissance potentielle du prolétariat, donc, n'a jamais été si grande.

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Jamais le prolétariat n'a eu autant de chances de triompher mondialement. Hélas! Les mystifications, illusions et déceptions démobilisatrices que le capitalisme a produit et continue à produire pour assurer sa survivance contre la révolution prolétarienne si elles donnent à elles seules la mesure de la puissance potentielle énorme du prolétariat, ont naturellement pour conséquences l'abrutissement et l'apathie de cette unique force capable de régénérer la société et de lui donner le puissant souffle de vie et d'espoir dont elle a besoin. Pour développer la conscience de classe du prolétariat, premier pas pour la lutte consciente qu'il doit mener contre l'ennemi capitalisme, ceux qui en ont assez de vivoter, de survivre dans un monde barbare où ils ne sont que des pions manipulés et maltraités, ceux là doivent dès aujourd'hui agir et se rassembler sous la bannière du socialisme.

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L'œuvre à réaliser est immense et pour cette raison même elle nécessite l'engagement dans la lutte, la réflexion et l'agitation de tous les rebelles. Et comme le temps nous est compté par les dangers que fait planer le capitalisme au dessus de l'humanité(et la guerre mondiale est loin d'être le seul de ces dangers), cet engagement doit se faire sans plus attendre bien que, surtout, sans précipitation, c'est-à- dire en choisissant en toute connaissance de cause les armes théoriques les plus conséquentes, reflétant le mieux la réalité présente, et donc plus à même de répondre aux besoins exprimés par l'engagement effectué, armes théoriques qui loin d'être figées doivent être constamment perfectionnées par l'apport théorique éventuel si la nécessité s'en fait sentir et dont une toujours meilleure maîtrise et compréhension doit être recherchée par l'étude et la réflexion de tous ceux qui luttent.

Article paru dans Alarme No 7 Jan.fev.Mars 80

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16 octobre 2015 5 16 /10 /octobre /2015 21:45

PROLÉTARIAT ET CONSCIENCE DE CLASSE, AUJOURD 'HUI

[Paru dans Alarme N°3 Jan.Fev.Mars 79]

"Le prolétariat est révolutionnaire ou il n'est rien". Oui, s'il est vrai que le prolétariat est la classe révolutionnaire qui en s'émancipant émancipera l'humanité entière détruisant à jamais la société divisée en classe, il ne I‘est qu’*historiquement. Tant qu'il n'agit pas subversivement il n'est rien, c'est à dire qu'il nie sa potentialité révolutionnaire soumis au trio Etat-Capital-syndicat qui poursuit sa route effrénée vers une barbarie chaque fois plus grande.

La bourgeoisie occupait en tant que classe à la veille de la révolution bourgeoise le premier rang dans la société de par sa richesse et sa culture face à une aristocratie en pleine décadence dont la domination ne correspondait plus au niveau atteint par les forces productives en plein essor et constituait autant d'entraves pour le progrès social. La bourgeoisie s'appuyant sur les classes pauvres balaya à tout jamais l'Ancien Régime.

Or qu'en est-iI aujourd'hui pour le prolétariat vivant dans un monde capitaliste en pleine décadence (voir impossibilité de développement capitaliste, Alarme n°2). Contrairement à la bourgeoisie du 18ème s. il n'a ni richesse ni culture, et sa place n'est prépondérante dans nos sociétés que dans la mesure où il se vend et reproduit ainsi les conditions objectives de sa propre exploitation et donc de la continuité du monde qui l'exploite. Il est la dernière classe de l'histoire, la synthèse de l'exploitation de l'homme par l'homme, et travaille dans une société qui proportionnellement à sa croissance le rend de plus en plus misérable à tous les points de vue; misérabilisme culturelle qui en première instance rend la transformation communiste de la société beaucoup plus difficile aujourd'hui qu'hier.

Tous les concepts communisme, socialisme, internationalisme, révolution sociale etc..., qui à une certaine époque représentaient quelque chose de vivant au sein de la classe historiquement révolutionnaire ont été à tel point déformés qu'ils ne suscitent aucun enthousiasme. C'est l'œuvre meurtrière de 40 ans de contre-révolution à la tête de laquelle se trouvent les partis staliniens suivis par leur chien de plus en plus fidèle l'extrême gauche qui ne cesse de réclamer une place légitime au sein du mouvement anti-ouvrier. S'ajoute à cela l'action du syndicat qui soit provoque des grèves de 24h pour démontrer sa force d'encadrement au capital, soit détourne et interrompt brusquement les grèves qui pourraient s'avérer dangereuses pour le bon fonctionnement du système basé sur le travail salarié dont il est le fervent défenseur dans les usines. Le syndicalisme dépend de l'existence du travail salarié dont il se nourrit, et nous ne parlons pas ici seulement des pays dits socialistes ou il fait partie intégrante de l'Etat et où donc la bureaucratie syndicale profite directement de là plus-value soutirée de la force de travail !

Aujourd'hui, la majorité des grèves sont des grèves misérables qui loin de démontrer la combativité révolutionnaire du prolétariat marquent en fait sa profonde soumission. Certes le prolétariat applique la lutte de classe mais ceci de par sa propre nature puisqu'il est une des contradictions du système. Mais rares sont les fois où il s'oppose au capital de manière consciente. Les grèves d'aujourd'hui pour la grande majorité des cas sont en fait des NON-GRÈVES qui loin de faire trembler le système dans son ensemble, le renforcent. En effet quelle conscience révolutionnaire peut être réveillée dans des "grèves" de 24h ou limitées par les appareils syndicaux, quel enthousiasme, quelle combativité peuvent bien ressortir d'un prolétariat qui a le chemin tracé pour ses manifestations et dont les occupations d'usines feraient rougir le prolétariat du siècle dernier. En fait, à l'exception de quelques grèves sauvages (peu nombreuses dans le monde entier), le prolétariat ne combat pas sur le terrain de classe.

En schématisant nous obtenons la situation suivante: un prolétariat de plus en plus ignorant de son propre passé de classe révolutionnaire, de fortes organisations anti-ouvrières syndicats, P"C", P"S", L"C""R",, 0"C" "I" (1) etc… qui savent tenir les gens et leurs propres troupes dans les rangs, et des organisations révolutionnaires faibles, très faibles qui contrairement à ce que certaines croient ne pèsent vraiment pas lourd dans la balance.

Notre devoir et besoin de révolutionnaires n'est pas de nous gargariser à chaque fois que le prolétariat d'un endroit donné essaye de briser les chaînes que lui posent toutes les organisations dont nous avons déjà parlé, mais de lutter pour étendre ce type d'actions, de semer la subversion partout, et non pas d'être une organisation qui attende le jour “J“ pour diriger le prolétariat vers le paradis construit artificiellement dans son cerveau irréprochable.

La nécessité d'une ou de plusieurs organisations est incontestable et représente dans tous les cas une arme que nous n'avons absolument pas à rejeter bien au contraire. Mais la question qui se pose est la suivante: quel type d'organisation, quel doit être son rôle avant, pendant et après la révolution. Thème que nous n'exposons ici que très brièvement.

Sont à rejeter, l'expérience historique du mouvement ouvrier le prouve:

1°- La conception bolchévique de I ‘organisation: centralisme démocratique qui empêche les tendances minoritaires de s'exprimer en tant que telles à l'extérieur du Parti, celles-ci étant obligées de se soumettre à la majorité, et la conception du révolutionnaire professionnel.

2°- La conception bordiguiste du Parti qui se prétendant le Parti historique du prolétariat n'entrevoit la révolution que par lui. Son centralisme organique, où le droit de tendance est supprimé, est à bannir tout centralisme démocratique du bolchévisme. De même est à bannir l'identification qu'établit le bordiguisme entre dictature du prolétariat et dictature du Parti.

La classe ouvrière doit cesser de subir l'histoire pour la faire et cela en tant que sujet conscient. Elle n'admet donc aucune camisole de force.

Toute prise du pouvoir par une ou plusieurs fractions organisées de la classe, pour aussi révolutionnaires qu'elles soient, conduirait à l'échec de la transformation communiste de la société.

L'organisation révolutionnaire est basée sur un ensemble de positions politiques en relation avec l'analyse globale de la période ce qui implique qu'elle ne peut avoir de programme invariant et donc que ses positions sont profondément dynamiques. Elle a pour but de pousser le prolétariat à l'action révolutionnaire, de pousser au réveil de sa conscience de classe et à sa généralisation, d'aider le prolétariat et dans sa lutte quotidienne aujourd'hui et dans la révolution en tant que fraction plus consciente de la classe, liée à la classe.

Alarme N°3 Jan.Fev.Mars 79

  1. OCI, aujourd'hui Courant communiste internationaliste=Parti des travailleurs le "PT"

LCR dissous en 2009 dans le Nouveau Parti anticapitaliste (NPA).

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